13 novembre : Détails de la bureaucratie de l’Unité des opérations extérieures de l’EIIS

L’Etat islamique s’est fortement appuyé sur son pouvoir promotionnel pour asseoir sa légitimité dans le paysage du groupe djihadiste. Comme l’a expliqué à la barre un enquêteur de la DGSI qui a témoigné de manière anonyme dans une vidéo jeudi dernier sous le numéro d’immatriculation 948SI, cette promotion meurtrière a aidé et encourage encore les attentats sanglants, notamment en occident.

Lors des attentats terroristes du 13 novembre, le tribunal a approfondi l’affaire cette semaine, expliquant le rôle du protagoniste qui a inventé l’attentat qui a fait 131 morts et plus de 400 blessés. L’attaque de novembre 2015 a été élaborée, validée, organisée depuis Raqqa, la capitale de la Syrie à l’époque de Daesh, et mise en œuvre grâce à une organisation très spécifique de cellules chargées des opérations extérieures, comme les « COPEX ».

Les cellules chargées des opérations dites “planifiées”, contrairement aux “inspirées”, étaient organisées directement depuis le califat avec des combattants entraînés et infiltrés dans le pays cible assignés à mener l’attaque.Je vais vous expliquer. ‘Enquêteur. Il a souligné que l’attentat qui a frappé Paris cette nuit-là était “l’exemple le plus réussi” à ce jour, notant que l’Europe n’était pas la seule cible des attentats terroristes entre 2014 et 2016. Je m’en souviens.

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Puis, en 2014, nous expliquerons la naissance du COPEX créé à partir de Riwa Arsadik, un bataillon des forces spéciales de l’EI, et les principaux points du système d’attaque prévu. On y voit souvent le même héros. En particulier, il y a des cadres de l’IE tels que Mohammed al-Adonani et Oussama Atar, qui sont le bras droit d’Abou Bakr al-Baghdadi en Irak, qui a déclaré le calife et a pour frère Yasin. Boîte de l’accusé. Le premier n’était pas seulement les cadres de l’organisation terroriste, mais aussi son porte-parole.

Combattant entraîné par Riwa Arsadik

L’opération prévue s’appuyait alors sur COPEX et Liwa al Saddiq. Ces deux éléments sont étroitement liés. Il y a le même organigramme là-bas. Mohammed al-Adonani était le chef de Liwa al-Sadik, dont « sa brigade privée » a identifié les enquêteurs, qui les ont confiés à Oussama Atar et Abou Bara al-Irak. Boubakeur el-Hakim est le second d’Oussama Atar et Obada Dibo est le second d’Abu Bara dans cette organisation.

Liwa al-Sadik, comme ses “forces spéciales”, était composée des meilleurs combattants de l’EI, et les enquêteurs de la DGSI ont affirmé qu’elle disposait d’équipements plus sophistiqués que les autres groupes de combattants. MTF convoqués dans des zones de conflit stratégiques telles que la bataille d’Alep, la bataille de Palmyre ou la bataille de Deir ez-Zor. Toutes les stratégies pour les influences territoriales et Daech. Ils ont également participé à des événements médiatiques comme l’exécution d’un otage occidental “souvenez-vous de James Foley ou d’un pilote jordanien” qui a été brûlé vif devant la caméra, détaillent les enquêteurs.

Après cela, les candidats se battant pour Liwa al-Sadik devaient être soigneusement sélectionnés pour leur forme physique, leurs motivations et leur engagement envers la cause. Une fois acceptés, les combattants ont été formés à l’utilisation des armes, à la production d’explosifs et au maniement des techniques de combat spécifiques aux forces spéciales, en particulier les armes lourdes. Ils ont également suivi “une formation idéologique intensive pour les convaincre d’être conditionnés à une violence extrême et de se battre à mort selon les besoins”, détaille l’enquêteur 948SI.

Cellule OPEX

Sous l’impulsion de Mohammed al-Adonani, une unité opérationnelle externe a été créée en 2014. Le porte-parole de l’Etat islamique s’appuiera une fois de plus sur son commandant, Oussama Atar. Par Boubakeur El Hakim et Abou Bara. “On retrouve rapidement une partie intégrante de Liwa al-Sadik aux côtés des composantes combattantes”, explique un enquêteur anonyme.

Le COPEX a été spécialement créé pour organiser des attentats planifiés et a été divisé en différents bureaux chargés de portefeuilles classés dans les zones géographiques ciblées par les attentats de 2013 à 2017 : Turquie. , Tunisie, Algérie, Egypte, Europe, Russie, Arabie Arabie Saoudite, Iran , Arabie Saoudite. Les enquêteurs ont alors révélé que la Turquie aurait été le portefeuille “le plus stratégique”.

Pour mener à bien ces attaques, les candidats ont été évalués en fonction de leur loyauté, leur expérience au combat et leur capacité à infiltrer leur pays cible. En général, ils ont choisi des candidats récemment arrivés dans la région pour une formation rapide et intensive pour partir le plus tôt possible, en espérant qu’aucun individu ne serait retrouvé par la police ou les agences de renseignement. .. Pensons ensuite à Redahame, qui a été arrêté avant son acte en août 2015, ou à Sidohamedgram, l’assassin d’Aurélie Chateland, qui a commis la tuerie dans l’église de Villejuif.

Cependant, lorsqu’il s’agit de l’attaque du 13 novembre, le recrutement a privilégié une stratégie différente en choisissant des combattants expérimentés, notamment au sein des forces spéciales. Après avoir été formé pour atteindre les objectifs, le COPEX soutiendra logistiquement la sortie des opérations, c’est-à-dire les ressources financières et le personnel d’exploitation, et les guidera vers le pays cible. « Il assure la coordination des personnels des opérations pour les aider dans leur mission, notamment pour trouver des points de débarquement, fournir le matériel nécessaire, trouver des armes, fabriquer des explosifs… », explique l’enquêteur.

De Lakka à Paris le 13 novembre 2015

Selon une déclaration faite par l’un des accusés, Osama Krayem, aux enquêteurs concernant les attentats du 13 novembre 2015, chaque attaque a été envisagée à l’avance et a suivi un processus précis. Au stade où chaque portefeuille propose des actions à présenter au chef du COPEX, “évaluer si attaquer ce pays va nous permettre de recruter de nouveaux membres, d’accroître notre influence, voire d’acquérir du territoire”. Enquêteur. Enfin, la dernière étape est la mise en œuvre confiée à un portefeuille compétent dans la région, responsable du recrutement, de la formation et de la coordination des opérations pour les combattants.

Au regard des faits actuellement déterminés à Paris, le projet a été développé entre Oussama Atar, les frères Ibrahim, Khalid El Bakraui (le kamikaze de l’attentat de Bruxelles de 2016), et Mohammed al Adnani. .. En revanche, le choix exact des objectifs et des dates relevait de la responsabilité des opérationnels et du mode opérationnel. “Il faut savoir qu’Oussama Atar n’était pas la personne qui détenait la cible, mais ce sont les personnes qui étaient déjà en Belgique qui ont donné la cible”, a expliqué Osama Clayem aux autorités. Une déclaration appuyée d’une partie de l’enquête judiciaire identifie un enquêteur de la DGSI.

Selon des témoins interrogés par le tribunal, « Usama Atar a certainement donné au projet sa vérification s’il manquait encore aux enquêteurs les éléments détaillant le processus de vérification des attentats de Paris et de Sandoni. S’il est respecté, il a dû être proposé à la commission déléguée, notamment Mohammed al Adnani, qui a dirigé le comité délégué. »

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Enfin, pour la réalisation, les recherches montrent qu’Oussama Atar, Obada Divo, et Mohammed Mwaji (également connu sous le nom de Jihadi John) auraient participé directement au recrutement du personnel opérationnel. Leur formation a été spécifiquement confiée à Sara Edine Grumat, Abdelhamid Abaoud (appartenant au Commando de Terrace), Nazim Raklaui (terroriste autodestructeur à Bruxelles), et Omar Darif. L’étude démontre enfin de manière concrète qu’Oussama Atar a joué un rôle central dans la création de liens entre les membres clés de la cellule européenne, du raffinement à la réalisation de massacres de masse. Elle sera adressée par Nazim Raklaui à Oussama Atar après les attentats en Belgique et en Ile-de-France. ?? Vous êtes Emile, à vous de décider.


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