A Sele, la librairie a été sauvée grâce au soutien et à l’affection des lecteurs.

Horse in the Tree est un établissement situé à Sele, une ville de 8 000 habitants entourée par la frontière espagnole. Entourée de 24 mètres carrés, c’est la seule librairie indépendante de toute la Tech Valley, de Sauce à Argelès. Et cela dure depuis environ 30 ans. Par conséquent, il y a beaucoup de sentiment parmi les lecteurs de ce secteur lorsque le gestionnaire décide de réclamer des droits à pension en 2020. Surtout parce que les acheteurs ne se disputent pas.

Le salut est venu de l’initiative de Michelle Cardonne, qui a fondé la librairie il y a quelques années avant de passer la main. Elle a très vite eu l’idée de se réunir autour d’un groupe d’amis, de clients libraires, et de monter une coopérative pour reprendre l’affaire. Cela s’est fait sous la forme d’une coopérative d’intérêt collectif (SCIC), avec la particularité d’accepter comme membres des partenaires comme la communauté.

“Cette histoire a beaucoup d’influence autour de la librairie”, explique Mark Gourmet Ron, membre du Conseil coopératif, pour expliquer son enthousiasme pour le projet. Le prix d’une action fixé à 50 euros pourrait avoir 400 membres dans une coopérative une fois créée. « Les trois quarts sont des particuliers d’ici ou de loin de la région parisienne par exemple, 5 % de partenaires institutionnels et 15 % de bénévoles », ajoute-t-il.

Le capital levé a été utilisé pour racheter les affaires et les livres de stock sur les étagères. Deux libraires sont employés à temps partiel, accompagnés d’un apprenti libraire. Ainsi, après quelques mois de fermeture, The Horse in the Tree a rouvert ses portes peu avant l’été et est revenu là où il se tenait depuis 30 ans.

“Nous essayons maintenant de diversifier nos offres en développant une section de bandes dessinées, mangas, sciences humaines, livres pour enfants pour lesquels nos apprentis sont des experts…” et les habitants de Sele s’ils reprennent leurs habitudes, ce ne sont pas que des clients . “On a aussi des gens des environs, des vallées, des départements qui aiment le Sele, et des touristes. On accueille une trentaine de personnes par jour en moyenne”, précise Louise Boher, l’une des librairies d’augmentation. C’est la preuve que le village avait certainement un emplacement de librairie indépendante. Même s’il doit lutter contre le géant de la vente en ligne…