Accident nucléaire à l’EPR d’Oyama en Chine : les causes identifiées

L’arrêt en juillet du réacteur de la centrale nucléaire EPR de Taishan (Chine) serait dû à un défaut de conception de la cuve. C’est ce qu’a déclaré samedi la CRIIRAD (Comité indépendant de recherche et d’information sur la radioactivité). Mettre en garde contre le risque que le même problème se reproduise avec d’autres réacteurs EPR et à eau sous pression.

L’association, fondée au lendemain de l’accident de Tchernobyl en Ukraine en 1986, a écrit samedi à la direction de l’Agence de sûreté nucléaire (ASN) pour partager cette information, affirmant qu’elle provenait de l'”Alerte lanceur”. « Il s’agit d’un Français travaillant dans l’industrie nucléaire et qui a accès à des informations techniques très précises sur la situation du cœur d’Oyama 1 », précise Bruno Charleyron, directeur de l’Institut CRIIRAD.

L’opérateur chinois CGN, principal exploitant de la centrale (70 % du parc) avec EDF (30 %), a indiqué le 1er juillet que le réacteur 1 de la centrale nucléaire EPR d’Oyama près de Hong Kong était “pour maintenance”. . La seule installation EPR actuellement en service dans le monde. L’incident a été signalé le 14 juin comme suit : Un petit nombre de barres de combustible d’uranium endommagées (« barres ») ont provoqué l’accumulation de gaz radioactif rare dans le circuit primaire scellé de la centrale électrique. Les autorités ont qualifié ce phénomène de “présent” et éliminé le danger.

Questions de 2007 à 2008

Sur la base des informations transmises par ce lanceur d’alerte, la CRIIRAD a indiqué dans un courrier que l’AFP a obtenu une copie de ces “détériorations (…) Ces vibrations sont “liées à un défaut de conception du réservoir du système EPR”.

Pourtant, selon la CRIIRAD, les “résultats d’essais sur maquette 0,2” de la société nucléaire française Framatome au Creusot (Saône-et-Eroire) auraient révélé ces lacunes de l’hydraulique des navires de 2007 à 2008. ..

Ainsi, l’association demande, entre autres, si l’ASN a été informée d’une « détection de niveaux vibratoires anormaux dans l’ensemble bielle d’Oyama ». Il nécessite également un EPR pour le Flamanville (Manche) en construction. « Ne faudrait-il pas obliger EDF à remettre en place le couvercle du réservoir avant que le conflit ne survienne ? tu penses “”

L’ASN n’a pas voulu parler. « L’inspection du combustible et des navires de la centrale nucléaire de Taishan n° 1 a commencé au moment du déchargement et est toujours en cours. La cause des fuites de barres de combustible n’est déterminée qu’à la fin de ces évaluations.