Accord de Schengen, salaire minimum… Macron révèle l’axe présidentiel de l’UE

Le président est actif dans tous les domaines. Emmanuel Macron a annoncé jeudi les priorités de la présidence française du Conseil de l’Union européenne et s’est dirigé de front vers l’élection présidentielle du 1er janvier. Lors de la conférence de presse à l’Elysée (la deuxième depuis le début du quinquennat), le chef de l’Etat s’est naturellement concentré sur l’Europe. Tout d’abord, le président a annoncé que la devise de cette présidence était « Résurrection, Pouvoir, Attribution ».

Il a évoqué les crises sanitaires, le changement climatique, voire les tensions entre “voisins”, et l’a battu “face à toutes ces crises, l’intégration européenne est indispensable”. “Nous devons passer de l’Europe pour la coopération transfrontalière à l’Europe, qui est forte et pleinement souveraine dans le monde”, a-t-il ajouté. En effet, le président français de l’UE joue un rôle. élections françaises. Sécurité des frontières, défense commune, modèles de croissance… Le président, qui ne s’est pas encore déclaré candidat à l’élection présidentielle de 2022, a mis le cap sur le Vieux Monde.

  • L’Europe pour protéger la frontière

Au début d’un long discours, le président a déclaré : “L’Europe peut contrôler la frontière. Il évoque la crise migratoire qui s’est produite à la frontière lituanienne cet été et plus récemment à la porte polonaise”. Nouveau. “L’Europe redécouvre les organisations politiques pour protéger les frontières et protéger leurs valeurs”, a-t-il déclaré.

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Le président a montré qu’il devait lutter contre les passeurs et éviter “le drame dans lequel nous avons vécu (…) et le drame humain qui en est une conséquence directe”. En disant cela, il évoque le naufrage qui a eu lieu dans la Manche à la mi-novembre et a causé la mort de 27 demandeurs d’asile.

  • Réforme de l’espace Schengen

Au cœur du discours d’Emmanuel Macron se trouve la réforme de l’espace Schengen. Tout d’abord, la France envisage de mettre en place un système de gestion politique de l’accord de Schengen. Concrètement, une meilleure coordination entre les pays européens sur cette question sera établie. “Nous devons être capables d’organiser des réunions régulières, de renforcer le contrôle aux frontières et de mener des politiques cohérentes.” Selon lui, c’est une condition préalable à la libre circulation de l’accord de Schengen.

Un mécanisme d’aide d’urgence est également prévu. “Quand un pays membre fait face à une crise qui nécessite le renforcement de ses frontières, il doit pouvoir s’appuyer sur le renforcement des Etats membres, des policiers et de la gendarmerie… trafic, défense des frontières et amélioration des règles d’harmonisation de ce qu’il appelle le « flux secondaire ».

  • Promouvoir la politique de sécurité et de défense commune

Emmanuel Macron “a fait valoir l’importance de faire avancer la politique de défense. Nous devons entrer dans une phase plus opérationnelle”. Le président a passé en revue ce qui a été réalisé dans ce domaine depuis 2017. « Des fonds européens de défense, des coopérations structurées et plusieurs programmes communs franco-allemands ont été ouverts à d’autres États membres. Selon le président, la priorité de l’Union européenne est de définir « nos intérêts communs » dans le « monde des menaces et des risques ».

Il a également proposé l’idée d’une « boussole stratégique », qu’il définit comme un « livre blanc qui présente un état de menace » pour les pays européens. Objectif affiché : Défendre la « souveraineté stratégique de l’UE ». “Ce concept, impensable il y a quatre ans, permet de fixer que nous, Européens, avons une menace et un objectif communs, qu’ils soient ou non membres de l’OTAN”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

  • New Deal économique et financier avec l’Afrique

Le président a cité deux zones géographiques dans lesquelles l’Union européenne coopère davantage. Tout d’abord, l’Afrique. “La connexion entre les deux continents est un grand projet géopolitique à venir”, poursuit-il. La rencontre au sommet entre l’Union européenne et l’Union européenne aura lieu les 17 et 18 février à Bruxelles dans le cadre du président français de l’Union européenne, a annoncé par Emmanuel Macron « faire le point » sur la relation. Deux continents.

Le chef de la France a évoqué “quelques axes”, notamment “pour reconstruire les nouveaux accords économiques et financiers avec l’Afrique” et “l’Europe doit mettre en œuvre une stratégie commune avec l’Afrique dans les organisations internationales. Doit “ou développer” l’Education, la Santé et le Climat. Ordre du jour”.

Le président a également évoqué les Balkans occidentaux. En juin, une conférence sur ce sujet aura lieu. Il a déclaré que “l’histoire est de retour” et que “les puissances régionales tentent de déstabiliser les Balkans”. “Si vous laissez les Balkans dans cette situation, vous ne pourrez pas construire l’Union européenne”, a-t-il ajouté. En résumé, le chef de l’État a déclaré : « Sans notre propre agenda dans notre voisinage, il n’y a pas d’Europe souveraine.

  • Nouveau modèle de croissance européen

Le président Emmanuel Macron a annoncé la tenue d’un sommet sur ce “nouveau modèle de croissance européen” prévu les 10 et 11 mars. “Nous devons faire de l’Europe un merveilleux continent de production, d’innovation et de création d’emplois”, a-t-il déclaré, appelant à la construction de la souveraineté technologique européenne. Le chef de l’Etat a également déclaré qu’il fallait concilier les ambitions de développement économique et de changement climatique. « Il repose sur l’innovation, le changement de politique, l’économie d’énergie et l’électrification au maximum. Nous devons inventer une solution de décarbonation.

  • Négociations sur les « moyens européens pour lutter contre la déforestation importée »

Emmanuel Macron a proposé de « reconsidérer » le « cadre budgétaire » européen précédemment défini par les critères de Marstricht pour « répondre au besoin de nouveaux investissements » après Cobid. “Nous avons suspendu les règles budgétaires”, a-t-il déclaré, en raison de la crise sanitaire. “Il faut revenir aux règles qui permettent la convergence économique”, “il ne faut pas prétendre qu’il ne s’est rien passé”, et “il faut revenir au cadre budgétaire créé au début des années 90”. Par ailleurs, Emmanuel Macron a déclaré vouloir construire “la souveraineté technique en Europe”. Avec des plans pour créer un marché numérique.

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  • Salaire Minimum Eurostat

Le président français a placé le prochain semestre sous le signe de « l’humanisme ». Dans le cadre de ce projet se trouve la création d’emplois qualifiés et mieux rémunérés. « Le salaire minimum d’Eurostat sera au cœur de notre présidence, a-t-il poursuivi. Il a également évoqué sa volonté d’œuvrer pour la fin de l’égalité entre les hommes et les femmes. Il est journaliste français indépendant ou fonctionnaire européen. Enfin, Emmanuel Macron a également appelé. pour “construire notre histoire européenne” face au “correctionnisme”.


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