Au Yémen, en plus de la guerre, les réfugiés sont désormais menacés par le froid

Les réfugiés sont dans une situation désespérée au camp d’Al Soumiya, à l’est de Malibu, le dernier fort des troupes gouvernementales dans le nord du pays.

M. Hiba partage une tente avec six autres familles qui ont fui la bataille intergouvernementale, soutenues par une coalition dirigée par les rebelles houthis qui se sont alliés à l’Arabie saoudite et à l’Iran.

Ces 35 hommes, femmes et enfants dorment.”A deux ballots de paille“, a-t-il déclaré à l’AFP.

Service limité. 2 mois pour 1 € sans engagement

“”Vous ne pouvez pas accrocher de rideaux pour protéger votre intimité ou installer des toilettes. Vous avez une couverture pour 3-4 enfants“, Déplore le Yémen, 39 ans.”Nous voici dans le désert. Il n’y a pas de service humanitaire, pas d’école, pas d’hôpital, rien d’autre.“.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le camp d’Al Soumiya a du mal à faire face à l’afflux de familles de réfugiés, qui est passé de 60 à près de 1 300 en un mois.

Parmi ces familles, la famille d’Ali Abdullah qui a déclaré à l’AFP qu’elles devaient s’enfuir.»Déjà quelques fois« A cause du conflit qui a déjà expulsé des millions de Yéménites depuis 2014. Selon les Nations unies, la guerre aurait causé la mort de 377 000 victimes directes et indirectes d’ici fin 2021.

L’un des pays les plus pauvres du monde, selon les Nations Unies, il s’agit de la pire crise humanitaire au monde.

Malgré ces déclarations alarmantes, “Nous n’avons pas reçu de matelas ni de couvertures, et le froid nous tuerait“M. Abdullah insiste auprès de l’AFP.

-“”Rien“-

Dimanche, l’UNICEF a annoncé qu’il apporterait de l’eau, des kits d’assainissement et des toilettes portables à 7 500 habitants du camp.

Cependant, Ali Al Habash, qui supervise les activités à Al Soumiya, affirme que de nouveaux réfugiés arrivent chaque jour.

“”Nous les accueillons car ils n’ont pas d’autre abri, mais ils n’ont rien de chargé : pas d’endroit pour dormir ni de couvertures“, Il admet.

Et Al Soumiya n’est qu’un exemple. Selon les autorités, Malibu compte au total 139 camps de déplacés internes d’une capacité de 2,2 millions de personnes.

Malibu, petite ville de 20 000 à 30 000 habitants avant la guerre, a longtemps été un refuge pour des centaines de milliers de Yéménites qui ont fui d’autres villes en raison de la bataille acharnée.

Mais les choses ont changé lorsque les Houthis ont repris une nouvelle attaque contre Malibu en septembre. Selon l’OIM, plus de 45 000 personnes ont été contraintes de déménager au cours des deux derniers mois.

Et alors qu’une nouvelle vague de réfugiés arrive, les Nations Unies mettent en garde et se rendent compte que de plus en plus de Yéménites sont sur le point de mourir.

Application L’Express

Analyse de suivi et décryptage où que vous soyez

Téléchargez l'application

Téléchargez l’application

Dans un récent rapport, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) estime que près de 60% des décès, soit environ 227 000, sont les conséquences indirectes de conflits tels que le manque d’eau potable, la faim et la maladie. ..


avis

Chronique

Robin Rivaton, essayiste, membre du Conseil d'évaluation scientifique de la Fondation pour l'innovation politique (Fondapole).Robin Rivaton

Future conférence

En trois jours, intellectuels, décideurs publics et privés et ambassadeurs exploreront l'avenir de la jeunesse, de l'écologie, de l'énergie, des systèmes de santé, de l'Europe, de notre économie…Nicolas Buzo

Chronique

Le gouvernement français veut "Combattez la bataille" Mettre en œuvre la taxation du kérosène au sein de l'Union européenneAurelian Sose, scientifique en économie de l’environnement à la London School of Economics

Chronique

"Le dilemme de la langue, ses changements dans la vie communautaire, ne permettent pas des solutions faciles"Jugez la philosophe Mary Lynn Rajsku.Marilyn Maeso