Aurélie Jean-Président : Trop de sondages tuent les sondages


N.-É. Quelques mois après le premier tour de l’élection présidentielle, nous sommes inondés de sondages parfois maladroitement présentés pour littéralement faire vibrer l’opinion publique. Cela peut surprendre, mais l’enquête est un recueil de données très simple matérialisé ici par une simple question posée sur un panel qui représente a priori la population française. Cela dit, nous comprenons qu’il n’y a pas de biais et que des précautions et de bonnes pratiques doivent être prises pour assurer la juste valeur de l’analyse qui en résulte. Le biais initial est dû à la fréquence élevée de collecte des données qui peut affaiblir la pertinence de la réponse. En d’autres termes, trop de sondages tuent les sondages.

Visitez la page Wikipédia. Liste des sondages sur l’élection présidentielle française de 2022 Comparer avec 2017 il Prendre conscience de l’ampleur du phénomène. En 2021, au moins cinq bureaux de vote se partageront la scène de la mesure. Rien qu’en octobre, plus de 15 enquêtes ont été menées sur une moyenne de près de 3 000 (médiane de 1 437) échantillons. C’est bien qu’il y ait plusieurs sources ou bureaux de vote. Parce que vous pouvez comparer les résultats et souligner leur pertinence. La régularité des votes est également intéressante pour une cartographie temporelle cohérente, prenant clairement en compte les événements du calendrier tels que les jours fériés et les vacances scolaires. Cependant, le recueil de ces avis est certainement trop fréquent ici et il existe un risque de biaiser les résultats pour plusieurs raisons.

Prophétie auto-réalisatrice

Tout d’abord, après tout, il existe un risque de mener des enquêtes inutiles lorsque le temps entre les deux questionnaires est trop court et qu’il n’y a pas de différence notable dans les réponses. Théoriquement, les citoyens n’évoluent pas très rapidement, sauf apparition d’événements spécifiques liés au sujet sur lequel travaille le candidat, comme des attentats, la reprise violente d’une pandémie, ou le déclenchement d’une grève générale. D’un autre côté, les réponses auto-réalisatrices des répondants comportent des risques très réels. En effet, l’incidence élevée des publications de réponses moyennes peut avoir un impact fort sur les citoyens de l’échantillon, et en retour, choisir en valorisant la première option de l’enquête précédente. Ensuite, nous obtenons une analyse instable de la réalité déformée par un ensemble d’opinions biaisées.

Il y a cinq mois d’intervalle entre le premier tour de l’élection présidentielle. Il est encore temps de ralentir le rythme de l’enquête. Evidemment, pour éviter les malentendus et les serpents qui se mordent la queue, demandez aux Français ici et évitez d’avoir leur avis sur les sondages fréquents !


L’équipe éditoriale vous conseillera