Avranches a-t-il un médecin pour sauver l’urgence ?

“Nous prévoyons quatre lits pour une hospitalisation d’urgence de courte durée. Il devrait y en avoir huit. Et il y a quelques jours, 30 patients en même temps en avaient besoin… du coup, nous avons mis des lits partout dans le couloir pour faire ce qu’ils peuvent, mais cela affecte inévitablement la qualité des soins pour ces patients et les autres patients en attente de traitement.

Arnaud Jolly, responsable des urgences à l’hôpital d’Avranches (Manche), décrit la situation vertigineuse du manque de matériel et de personnel, des délais d’intervention plus longs et des conditions d’attente qui s’aggravent. Quelle est la raison principale de cette embolie ? “Il y a quatre médecins et demi, pas 16 médecins. Les gens là-bas disent qu’ils sont “au bout du fil” et ceux qui pourraient les renforcer ne sont pas pressés.

« Nous faisons de notre mieux pour embaucher. »

“Nous faisons tout pour embaucher et nous sommes optimistes pour y parvenir, mais c’est un travail de longue haleine”, confirme le directeur de l’hôpital Johnny Alombert. C’est un cercle vertueux bien connu. Plus le nombre de médecins est petit, moins nous sommes attractifs. Évidemment, les candidats potentiels savent que les conditions de travail et de garde d’enfants seront encore plus difficiles. Nous devons réussir à inverser cette tendance. “Selon lui”, le système tient toujours, grâce à la mobilisation remarquable de l’équipe en place. Mais nous pensons que cela ne durera pas trop longtemps. “”

La solution peut venir d’un médecin temporaire qui doit être sûr qu’elle sera résolue. A moins qu’il y ait un peu d’espoir, l’idée de faire s’installer un médecin dans une zone qui en a besoin sera reprise lors de l’élection présidentielle.