Ces textes de Bernanos que vous n’avez jamais lus


N.-É.Elber Nanos Vous appréciez le plus ?Auteur de Sous le soleil de Satan Lorsque Journal du prêtre national, Un arpenteur têtu du côté accidenté de l’âme humaine ? Militant passionné, catholique ardent, défenseur des bonnes et prestigieuses idées, il promet de libérer la France et, après le rivage, nie malgré cela son antisémitisme « génétique ».Il était un adorateur d’Edouard Drumon ? Un visionnaire souffrant de l’horreur des machines qui ont vu le début de l’apocalypse ? Ou un moine soldat fuyant la vie sociale, le père d’une famille nombreuse « Dostoïevski », un voyageur impénitent, à jamais déraciné et à jamais brisé, mais jamais au bord du monde où il veut toujours la lumière.

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Ces mille visages de Georges Bernanos (1888-1948) sont résumés dans une vaste biographie signée par le journaliste et producteur de la culture française François Angélie. Traiter au hasard ses manuscrits et ses écrits, les semer à l’avenant, plonger en lui-même chaque jour, et la littérature intime et sombre à partir de là, plutôt que de s’étendre aux journaux et à la correspondance et à l’archivage.Je m’inquiète de la bonne apparence de sa postérité littéraire et de ses lauriers couronnes qui préfèrent extraire.

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Si l’archive bernanosienne est mince, Georges Bernanos-Fâché et Grace Il se nourrit notamment de la propre littérature de l’auteur, dont le commentaire nous offre une plongée très fine dans l’esprit, l’intelligence, la lumière et l’ombre de Bernanos.Auteurs de plusieurs biographies, dont des essentiels Paul Claudel : La route éternelle (Pygmalion, 2001) et La colère de Broy ou des justes (Point, 2015) François Angelie analyse le travail pour attraper un homme.

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Visionnaire

Depuis Sous le soleil de Satan (1926) Lorsqu’il commença à écrire en 1920, il avoua après la publication du livre, “Les leçons de la guerre seront perdues dans le géant Gaudriol.” La France pour les robots (1944), exprimant l’angoisse dans un monde où « vivent des hommes habitués à ne vouloir que ce que les machines peuvent donner depuis l’enfance ». Grand cimetière sous la lune (1936), au nom de ses idéaux spirituels, le texte de Georges Bernanos, un texte qui brisait le droit de soutenir le franquisme, éclaire son parcours de vie chaotique, forcément déroutant. François Angelie, qui vit profondément dans le travail de son sujet, interprète la biographie de Georges Bernanos avec une sophistication incroyable à travers ses écrits.

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Son analyse, agrémentée d’une riche documentation, mélange de lettres et d’articles, d’interviews et de rappels historiques, fait revivre le corps et la chair que l’on lit comme un roman qui se déroule sous cette plume comme un film. nous donne le pouvoir et nous saisit dès la première page, nous émeut, et malgré son volume, ne nous laisse jamais aller plus que nous écraser-600 Plus d’une page. Dans la quête littéraire de Georges Bernanos, François Angélie a déniché un texte oublié et méconnu du grand public. Cela amplifie encore la lumière que cette biographie jette sur cette vie étonnante, faite d’ombres et d’espoirs, d’explosions et de travail.

François Angélie, Georges Bernanos- Colère et grâce (Seuil, 616 pages, 25 €)

Extrait inédit

dimanche à la maison, dimanche 11 juillet 1909

Année 1-n°36, p. 434-435

M. de Chateaubriand écrivit à la princesse de Rigne quelques mois avant une explication rigoureuse d’une vie de cœur : Cette secte libérale a dit la vérité. Nous vieillissons très vite, mais en ce siècle extravagant, beaucoup nous rattrapent et nous dépassent. Nos esprits sont encore trop longs pour ces hirondelles en fuite qui ne s’attachent même plus à notre ville natale avec espoir et regret pour leurs nids … commerçants qualifiés et politiciens sages dans cet universel Rejoignez l’empire et ravivez notre colère en voyant cette lutte barbare entre nous , un pauvre fou d’amour, un passé savoureux et un tas de sociétés brutes brevetées de Charatan. Allons-y.

Ah ! Dans de nombreux endroits, la lutte elle-même est terminée car il n’y a plus rien à détruire, mais il y a encore des rues privilégiées où les nouvelles sont paradoxales (et au centre de la ville : c’est un vieux temple. C’est un malais à feuilles caduques.

Allez-y par une froide nuit d’hiver. En quittant la bruyante rue Saint Antoine, vous mettez la main dans la poche de Pelisse et disparaissez dans l’ombre de la bonne rue Pave, peu connue des sergents de la ville… les bénédictions du passé parmi ces gris. l’agitation de la ville s’endort en vous attendant. Derrière vous se trouve l’église Saint-Paul-Saint-Louis, ancienne résidence officielle des Jésuites, construite sur le terrain de ce magnifique hôtel d’Anvil avec les armoiries de Montmorency et l’épée du gendarme debout. Un chef d’oeuvre du Père Marcel Anjou. La vieille cour absurde et fissurée s’ouvre comme un sous-sol entre des maisons hautes et bosselées où les chats s’évanouissent sur les gouttières. Un peu plus loin – et le long de la rue des Francs-Bourjois – ça fait plaisir ! A l’angle de la Via Sevinje, l’Hôtel de la Marquis collectionne les lignes pures et calmes, les panneaux géants comme les lettres qu’elle a écrites, et aux côtés de Louis XIV, lisez les publicités inspirantes de l’exposition blanche. cette étrange tourelle carrée qui semble s’être envolée du tableau de Gustave Doré… Quelle est la rare voiture perdue dans ce riche sanctuaire des morts ? A droite, une impasse s’ouvre entre deux murs en ruine – une vraie gorge tranchée à côté d’une hutte à l’espagnole avec une arche inattendue… – tire mon épée sous le manteau, mon monsieur. !! Lorsque Louis d’Orléans mourut une nuit semblable à la vôtre et qu’il quitta cette vieille maison de la via Vieille du Temple, son charme frêle et gothique demeure. ..

Et ne poussez pas plus loin votre balade nocturne pour ne pas gâcher vos rêves. N’allez pas voir cette délicieuse fontaine, rue des Archives, où dorment des nymphes bâclées… Pauvre immortelle ! Nous n’oublierons pas ton urne, ta grâce, ni ta couronne de laurier, mais devant ton corps harmonieux, l’omnibus de Ménilmontant, ces hommes barbares qui mènent 60 fois par jour.

Georges Bernanos