“C’est un avertissement” : Face à une percée à Pécres, Macrony demande un défilé

Enveloppement soleil sombre ! Mardi soir, les sondages BFMTV et L’Express Elabe ont annoncé ce qu’au moins la majorité des gens avait imaginé. Si le second tour de l’élection présidentielle a lieu aujourd’hui, Valérie Pecres battra Emmanuel Macron avec 52% des 48 voix. % Du chef de l’Etat. Pour la première fois, le président de la République est donné perdant dans l’enquête. Bien sûr, la photo du Moment T. Sans doute, les conséquences mécaniques de la victoire du président de la région Ile-de-France au Parlement LR. Mais ils sont tous pareils. Macrony a un début d’incendie.

Dès la première fuite des résultats du sondage, vers 17 heures, un porte-parole de La République en marche reçoit les éléments linguistiques utilisés par les médias en boucle télégramme. Il n’y a pas d’attaque directe contre Valérie Pecres. En trois mots : pas de panique. Faites comme si de rien n’était. “On continue d’avancer dans le couloir, pas dans les relations avec les autres. On est dans l’action, les résultats, le concret, l’écoute”, peut-on lire au téléphone. Le troupeau d’Emmanuel Macron compte sur les élections présidentielles pour aider les chefs d’État de Sher et Arrie à se concentrer sur les “problèmes quotidiens” et à trouver des moyens d’augmenter les futurs candidats. Réélection. « On ne va pas participer au commentaire. Le président est sur place. Il parle de retraites, de pouvoir d’achat, de services publics et d’intérêt général. La bataille des chapelles d’autrui nous intéresse. Version mode LREM.

« Il faut accepter que les autres aient leur ordre politique, mais c’est un avertissement, surtout pour Emmanuel Macron lui-même, car cela lui enlève la forme de charme et met en garde la majorité des piliers. En revanche, cela injecte un peu humilité Certains d’entre nous ont vu le président réélu… ça refroidit le système, c’est pas mal.”

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Un proche du président de la République a avoué qu’Emmanuel Macron a suivi le Parlement républicain le week-end dernier et regarde en permanence la chaîne d’information. Mais le chef de l’Etat a hésité et s’est énervé sur la nature de la réaction qu’il a suscitée : attaquer la candidate à peine couronnée d’un bras court, ou au contraire, éviter de la sur-placer ? Enfin, souvent les deux lignes coexistaient en Macronie pendant plusieurs jours : la miséricorde… et un bulldozer.

Lundi, à la veille du scrutin Elabe, les responsables gouvernementaux étaient convaincus que « la rencontre de Merenchon et Zemmour, et Shiotti, qui dérange son perdant du week-end, et Pecres pour moi ». N’anticipant pas le bouleversement du lendemain, il ne semblait pas plus inquiet du talent du champion républicain. Visiblement plus sérieuse que Bertrand, elle ne dit rien. Elle est terrible. Au bout d’un moment, avoir une épaule, c’est savoir faire un discours et savoir le vendre. Une blague qui s’écroule…”

Le lendemain, changement complet de ton. La secrétaire d’État du MoDem Nathalie Elimas (la majorité des conseillers régionaux d’Ile de France de Valérie Pécrès), qui est en charge de l’éducation prioritaire à Sud Radio Mike, a déclaré que le champion LR était « fondamentalement compatible avec Macron ». . (…) Je ne veux pas la remplacer. Elle devrait nous rejoindre”, a-t-elle ajouté. C’est ce que nous appelons à sceller le candidat.

“C’est des conneries ! On ne devrait pas faire ça”, s’est moqué du leader de la République en mars, étant donné que la stratégie est à double tranchant. Le vice-membre influent de la majorité acquiesce à l’avis du leader et continue en termes d’idées. “Je ne sais pas si Macron et Pecres sont pareils. Son tract de campagne estIl existe un lien entre les immigrants et l’anxiété, et un lien entre les immigrants et l’inconduite.‘. Non, franchement ! Si Macron l’avait dans son programme, vous pouvez être sûr que je ne le mettrais pas sur le marché et ne le distribuerais pas. Hors ficheIl est également intéressant de noter que la majorité des contre-attaques ne saperont jamais publiquement le programme de Valérie Pécrès sur les questions d’immigration. Oui, je vais la discipliner. Il n’y a jamais de risque de perdre certains de ses électeurs à son profit.

Quartier Pécres

Depuis samedi, et depuis les pressions d’Eric Chiotti pour convoquer ses paroles et ses ex-concurrents pour participer à son émission, Macrony a du mal à tenir les deux bouts de ses droits, ciblant Valérie Pécrès. “Elle a un vrai problème. Comment fait-elle les allers-retours entre nous et Zemmour ? Elle portera un chapeau !”, s’interroge le ministre. En cela, ce n’est pas seulement sa position qui fragilise, mais aussi sa sincérité. Ce n’est pas seulement une question d’éléments de langage. Ceux qui la connaissent depuis longtemps attendent de savoir comment on pourra corriger Chirakienne, qui n’a jamais fait preuve d’une grande radicalité. Tout en gardant la cohérence. A Matignon, Jean Castex s’amuse de la voir accuser un cadre d’avoir “brûlé une banque” en lui demandant de l’argent chaque fois qu’elle rencontre le Premier ministre.

Certains proches du président soupçonnent qu’il peut sortir de l’ambiguïté autrement qu’à ses dépens. “Néanmoins, dans la région Il de France, elle a demandé à La République en marche de ne pas présenter de liste contre elle et nous a conseillé d’évoquer une situation particulière”, a déclaré le ministre. Si on m’avait proposé d’être premier ministre, j’aurais évoqué une situation particulière… “Un de ses collègues essaie de se rassurer en se faisant passer pour un électeur indécis : “type centre-droit droite, il a un président il connaît, équipe qu’il connaît, connaît les défauts et les avantages. Pourquoi, au dernier moment, va-t-il à Pecres à côté de Shioti dessus ? ”

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A l’évidence, la percée de Valérie Pécrès est spectaculaire à une échelle inattendue, justifiant certaines inquiétudes déjà maîtrisées parmi les membres de l’exécutif. Et leur envie de faire preuve d’une forme d’humilité pendant quelques semaines. “S’il n’y a pas de surprise et qu’on ne raconte pas de conneries, Emmanuel Macron sera réélu. Mais il y a une surprise, et des conneries…”, confesse le ministre devant lui. Une autre personne expérimentée dans la campagne ne dit rien d’autre. Voyez d’où ça vient, et c’est encore pire… “Les sondages et sondages publics montrent que si Valérie Pécrès reste à ce niveau dans les semaines à venir, c’est le début de la réponse.


Erwan Bruckert et Eric Mandonnet


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