Chanel rachète l’Atelier Demei en Charente-Maritime

Les Ateliers de May ont un nouveau président : Bruno Pavlovsky, … patron mode de Chanel. La maison de haute couture a été rachetée il y a plus d’un an, et l’entreprise d’Aulnay-de-Saintonge, village de 1350 habitants au nord de la Charente-Maritime, l’a achetée en toute discrétion. Le savoir-faire de cet ancien sous-traitant, fondé en 1997, aura attiré l’attention de la maison Chanel. Malgré les rumeurs et la curiosité, presque rien n’a été filtré jusqu’à présent. Pourtant, les grandes marques ne manquent pas d’ambition pour ces ateliers. Spécialisés dans les produits en cuir, ces produits pourraient passer de 80 à 200 dans les prochaines années. «Et jusqu’à 300 personnes», a précisé Françoise Mesnard, conseillère régionale et vice-présidente à l’économie des Vals des Saint-Honges, la communauté communautaire dont dépend Ornay.

Spécialisé dans la maroquinerie, les Ateliers de May ont le potentiel de faire passer leurs effectifs de 80 à 200 dans les prochaines années. LP / Fabien Paillot

Cet élu Maire de Saint Jean Dangerie est le seul à évoquer publiquement le projet imaginé par Chanel. Et de justification : « Entre nos futures stations thermales, la mise en place de plateformes logistiques, et Chanel, 500 à 600 emplois verront le jour dans les années à venir. C’est du point de vue du logement, de l’apprentissage et de l’urbanisme. Françoise Mesnard. La maison de “Le Parisien”-Chanel, qui a été contactée à plusieurs reprises par “France aujourd’hui”, refuse à ce stade de communiquer. Comme le maire d’Aulnay-de-Saintonge, “On ne peut pas discuter de ce dossier devant Chanel. C’est à eux de le faire”, estime Stephen Cheduto, qui s’est indigné de la fuite dans ce dossier.

Mais la communauté locale travaille dur pour fournir aux entreprises de mode ce qui leur manque cruellement, des ressources humaines. Ainsi, le CAP maroquinerie a pu voir le jour en septembre 2022 en collaboration avec les Chambres de Commerce de Rochefort et de Santonju (CCI). L’Université d’Aulnay, propriété de la Faculté de Charente-Maritime, a pu abriter en ses murs le plateau technique de cette formation. “Il n’y en a pas encore d’officiel”, a déclaré le ministère. Françoise Mesnard évoque “une plateforme technologique d’une valeur de 100 000 €, une formation initiale composée de 6 à 12 étudiants, et un soutien financier à 50 % de la région Nouvelle Aquitaine”. Une chose est sûre : les Ateliers de May ont déjà commencé à recruter dans le secteur haut de gamme.