Charles Milon : “Eric Zemmour est arrivé au bon moment”

Il se sent un pionnier. Charles Millon, pionnier de l’Union des droits régionaux en 1998, a été exclu de l’UDF parce qu’il a battu le président de Rhône-Alpes grâce à un vote au Front national. Vingt-trois ans plus tard, Eric Zemmour rassemble d’anciens électeurs de François Fillon et de Marine Le Pen pour diriger une coalition de droite basée sur la base.

Avec le soutien de l’ancien Premier ministre de 2017, Charles Milon n’a pas appelé Emmanuel Macron à voter au second tour. Un ancien ministre de la Défense, apôtre des droits libéral et conservateur, regarde avec bienveillance la candidature d’Eric Zemmour. Cette personne, “juste à l’extérieur du mur”, le fondateur de L’Avant-Garde en 2015, ne le soutient pas (encore). “Je suis en phase avec le centre de parole d’Eric Zemmour”, confesse-t-il. Son regard est plus sévère sur les trois favoris du Congrès LR, l’incarnation des « droits des installateurs ». maintenance.

L’Express : les députés LR éliront les candidats à la présidentielle en décembre. Vous avez soutenu la candidature de François Fillon en 2017. Que vous inspire ce concours ?

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Charles Milon : C’est tout ennuyeux. Les discours des candidats LR sont convenus. Ils incarnent le droit institutionnel de se craindre soi-même et la langue. Cette droite manque de conviction et est compatible. On a à peine commencé à parler d’immigrés car les Français sont des immigrés exigeants, mais le sujet est recherché depuis près de 30 ans. Je défends le concept d’assimilation depuis les années 1970.

Pourtant, Eric Ciotti s’est démarqué dès le premier débat télévisé. Au lieu de dire “juste”, il est le seul à dire ses pensées. D’autres ne parlent pas assez de la France.

Vous êtes Rhône-Alpes, mais la candidature de Michel Barnier ne vous passionne pas ?

Il est très lisse. Il s’est récemment retourné dans les immigrés et en Europe. Je ne peux pas lui faire confiance. Elle est au cœur des institutions européennes depuis 10 ans. Cette politique est actuellement contestée par les électeurs, y compris d’autres candidats de droite. Une personne ne peut pas être plus qu’un personnage sans juger de son intégrité.

Vous incarnez les droits libéraux et conservateurs. Le Parlement LR est-il orphelin sur cette ligne portée au sein de LR par Laurent Voquier et Bruno Rutairo ?

Je ne comprends pas leur abandon. C’était leur heure, surtout celle de Waukie. Il a dirigé un républicain avant d’être en marge des idées qu’il professait. Mais ces idées sont au centre du côté droit ! Du coup, Eric Ciotti anticipe cette ligne politique. Il n’a pas le même statut que ses trois favoris, mais son discours parle à droite.

Il y a un décalage entre l’offre politique de LR et les attentes des électeurs de droite. D’ailleurs, on ne comprend plus ce mur qui se dresse entre ce qu’on appelle « l’extrême droite » et les droites classiques. Ce mur n’existe dans aucun pays au monde sauf en France. Il a été installé par François Mitterrand et Jacques Chirac. Cependant, il n’a jamais été établi entre le PS et le Parti communiste et a formé une fois une alliance avec l’Union soviétique. Il y a des idées inacceptables que l’on entend parfois chez RN, mais cela n’a pas de sens d’avoir un mur absolu.

Eric Zemmour essaie de briser ce mur aujourd’hui. Près d’un quart des électeurs de François Fillon en 2017 sont tentés de voter en faveur des polémiques. Est-ce votre cas ?

Eric Zemmour répond au besoin d’un nombre spécifique d’expressions de jugement et d’analyse qui correspondent à la réalité. Il a raison lorsqu’il dit que la France doit rester une communauté nationale avec les mêmes idéaux et les mêmes convictions. Il est aussi contre la société communautaire. Je suis en phase avec la pièce maîtresse du discours d’Eric Zemmour.

Sur le plan économique et social, il a engagé un discours sur sa responsabilité et son autonomie. Il s’agit d’un discours conservateur social-libéral classique. Cependant, ce discours a été étouffé par les discours technocratiques en France et en Europe.

Êtes-vous d’accord avec son analyse lorsqu’il dit que la France est menacée de guerre civile ?

Le mot est un peu fort. Le pays est menacé par des tensions au sein de la communauté inquiète. Nous le voyons dans de nombreux quartiers et villes. Nous devons assimiler les personnes qui viennent sur notre territoire à la communauté nationale. Sinon, la France se divisera. Cela ne correspond pas à notre histoire.

Vous souhaitez voter pour Eric Zemmour en 2022 ?

Nous sommes à six mois de l’élection présidentielle, ce qui est prématuré. Je suis ce qui se passe avec intérêt. Le moment venu, je me lèverai. J’ai un profil de joueur plutôt qu’un arbitre.

En 2016, vous disiez sur TV Libertés. : « Le FN doit accepter d’ouvrir le dialogue avec les autres partis politiques. [Et que] D’autres partis ont accepté de discuter avec le Front national. « Eric Zemmour est-il en train de fuir la base plutôt que de diriger cette coalition de droits ? »

Oui. C’est la raison du succès. Il respecte l’ensemble du flux des droits. Il publie ses idées, mais il n’a pas d’idées préconçues. Certains candidats présidentiels disent : « Ne faites jamais ça ! mais pourquoi ? Si l’idée est soutenue par un parti classique, nous l’acceptons. S’il est porté par RN ou Eric Zemmour, il sera rejeté en principe.

Aujourd’hui, les électeurs du FN du Fyon, juste à l’extérieur du mur, exercent cette combinaison de droits que le dispositif ne veut pas faire. Cela oxygène la vie politique et nous entendons sortir du système de soutien aux extrêmes. Quand vous rejetez les gens par principe, vous les relâchez naturellement. Prenons l’exemple du Royaume-Uni, un pays à système de vote unique. Il y a gauche et droite. Ces deux camps ont absorbé les bords gauche et droit. Ce pays est un pays équilibré depuis des décennies. Nous faisons le contraire. En éliminant les extrêmes, nous interagissons avec eux pour prendre le bon et éliminer les extrêmes plutôt que de supprimer le mauvais.

Certaines des idées soulevées par Eric Zemmour ou RN vous semblent inacceptables ?

D’une manière générale, dans ma vie politique, j’ai toujours rejeté l’excès, et ce n’était pas de ma faute. J’ai toujours rejeté tout ce qui touche à la dignité humaine. Si c’est le cas, j’aimerais vous le faire savoir.

Après avoir été exclu de l’UDF, vous avez fondé le mouvement « La droite », devenu « La droite libérale-chrétienne ». Dans son livre, Le livre noir de la droite, Eric Zemmour a déclaré : « Parce que les premiers partis de notre temps ne sont plus construits contre les patrons et les ouvriers, mais contre les médias. La dictature, leur mépris de classe, et leur consensus unanime sont une tyrannie aisément envisageable. Construite. » Faites-vous des similitudes au cours de votre parcours ?

Ce n’est pas parallèle. Ceci est une extension. Eric Zemmour est arrivé au bon moment. La politique française est en train de s’abstenir. Quand les gens soulèvent un problème, ils sont immédiatement appelés extrémisme. Je l’ai vu dans un gilet jaune insulté. Eric Zemmour affirme la réalité à sa manière, ce qui explique son succès. C’est la suite logique de ce qui s’est passé en 1998.

Eric Zemmour a publiquement déclaré vouloir unir les électeurs bourgeois populaires. Pensez-vous que c’est possible pour vous?

Je ne suis ni communautaire ni sociologue. Quand je me présente à une fonction publique, je ne vois pas le statut social des gens. Je vais présenter mon diagnostic et ma solution. Quand il le dit, c’est le journaliste Zemmour qui se démarque par rapport au politique Zemmour.

Il fait le pari que les thèmes économiques ne seront pas centraux en 2022…

L’économie est tombée à la deuxième place. La question en France n’est pas économique, mais qui sommes-nous. Qu’est-ce que le français ? Quel est le rôle de la France ? Ayant oublié ces questions, nous ne nous sommes intéressés qu’à la question de ces méthodes économiques. Une histoire nationale est souhaitée sur les côtés droit et gauche de cela.

Dans les années 90, vous identifiez Jean-Marie Le Pen comme “un fasciste d’une vingtaine d’années perdu à notre époque”. N’aimeriez-vous pas transposer cette analyse aux polémiques lorsque Zemmour dépeint Petan comme un sauveur juif français ou soupçonne l’innocence du capitaine Dreyfus ?

La vie politique française n’est pas une analyse sociologique ou philosophique de l’histoire de France. Je ne suis pas enthousiasmé par ces retours sur l’histoire. Les gens sont responsables de cela. Eric Zemmour aborde bien ces sujets, mais il n’a pas été créé pour le débat public.

Vous êtes un apôtre des droits libéraux et conservateurs. Elle a été jouée par Francis-Xavier Bellamy lors des européennes 2019. Elle n’a reçu que 8,5% des voix…

Elle n’a pas assez violé, notamment en matière d’immigration. J’aime beaucoup Francis Xavier Bellamy, mais c’est un intellectuel. Nous avons besoin de gens politiques pour détruire nos maisons. Je n’ai pas tiré de conclusions politiques à long terme de l’échec de cette femme européenne. Le courant de droite conservateur, libéral et d’inspiration chrétienne occupe la moitié de l’espace.

Vous avez soutenu François Fillon en 2017. A-t-il un héritier politique à droite ?

Il incarne le début de ce que se termine Zemmour. Il a commencé à rassembler les différents droits qui se trouvaient dans chaque couloir. Comme Sarkozy, comme Jupe et Bonapartiste, il ne s’enferme pas dans les droits de Gaulle. Zemmour profite de ce que Hwiyoung a commencé.

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Les droits sont menacés aujourd’hui par une défaite à l’élection présidentielle. Si cela se confirme, peut-on assister à la résurrection de la nouvelle « UDF macroniste » et du nouveau RPR, qui comprend une partie du LR et du RN ? Cette fois les deux seront ennemis…

Je ne crois pas. Je pense que nous nous dirigeons vers une évolution à l’anglaise. Un grand conservateur peut intégrer toutes les sensibilités de droite et les grands de gauche. Si nous n’y allons pas, le débat politique continuera de s’aggraver. Dans cette équation, Emmanuel Macron se place du côté gauche. C’est l’homme de gauche. Les droits sont acclamés, le respect de la dignité d’autrui, l’équité… Macron n’est pas à droite.

Paul Showlet


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