“Chassé comme un lapin” : en Colombie, peur que les ex-FARC se fassent tuer

En 2017, dans le bonheur d’un accord de paix signé il y a un an entre le gouvernement et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), environ 300 anciens guérilleros dans une ambiance festive dans la petite campagne de Miranda. , Placer officiellement leurs armes et se rendre.

Mais depuis, cette petite délégation a été la cible d’une vague d’assassinats ciblés, pour la plupart »Réorganisation“Et ça revient à la normale.

Dans leur petite maison préfabriquée, 35 ex-combattants sont toujours là et disent qu’ils n’ont nulle part où aller. Ils entendent souvent des tirs de munitions par des groupes armés venus combler le vide laissé par les FARC dans les montagnes où prospèrent les cultures illégales de coca et de marijuana.

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La paix s’est avérée particulièrement meurtrière pour les anciens guérilleros communistes. Plus de 290 anciens guérilleros ont été tués depuis la signature de l’accord. Le nombre moyen de personnes est de 59 par an. Seuls 9 % des auteurs de ces meurtres ont été condamnés par les tribunaux colombiens.

Selon le groupe de réflexion indépendant CERAC, entre 2006 et 2009, les rebelles ont fait en moyenne près de 640 victimes chaque année au plus fort de la guerre.

-Démembrement-

“”Vengeance sur le passé“, dit Luz Dary Guarnizo.”La même douleur qui a été causée par beaucoup s’est transformée en haine“Une paysanne de 52 ans a déclaré à l’AFP.

Le 27 décembre 2020, son mari, un ancien combattant du M-19 et des FARC Manuel Alonso, a été retrouvé démantelé…

“”Je me sens impuissant.L’accord était que nos vies seraient sauvées (…) ils lui ont pris la vie” dit la veuve d’une voix brisée.

D’anciens rebelles connus sous le pseudonyme de Romel ont été libérés de prison en 2018 grâce à un accord de paix. Depuis, il se consacre à l’ébénisterie et à la sérigraphie, raconte sa veuve dans son atelier aujourd’hui abandonné.

Dans l’une de ses dernières photos, un homme avec une moustache épaisse et des cheveux blancs a l’air de sourire sur une colline et de tenir un sécateur à la main.

Certains ex-combattants ont ouvert des routes, réparé des écoles, pour montrer leur bonne foi au District spécial pour la paix (JEP), un tribunal créé par un accord qui prévoit des peines alternatives à la prison pour ceux qui avouent.Certains plantent des arbres. Une personne qui est prête à indemniser le crime et les victimes.

Romel a été accusé d’être impliqué dans l’enlèvement d’au moins 18 personnes dans la même zone. “”Je ne sais pas qui l’a tué, mais je sais pourquoi ils l’ont tué», déplore Ruth Daily, faisant allusion à une vengeance évidente.

-“”But militaire“-

“”Beaucoup d’entre nous vivant et travaillant dans ces régions, hommes et femmes, et les signataires des accords de paix, ont été désignés comme objectifs militaires.“Condamne Sandra Morales, une ancienne combattante de 40 ans connue sous le nom de Camilla Cienfuegos pendant la guerre.

En tant qu’entrepreneur agricole essayant de remplacer la culture illégale de marijuana et de coca, les signataires de l’accord sont une nuisance pour les groupes armés qui gèrent les revenus du trafic de drogue.

Morales, qui faisait partie d’une délégation qui a négocié un accord à La Havane, est accompagné en permanence de 12 gardes du corps (principalement d’anciens guérilleros) et de deux véhicules blindés.

Ignacio Loaiza était membre de son garde du corps, il a été abattu en mai alors qu’il voyageait seul. “”C’était très difficile“Je me souviens de M. Morales.

Sur son ordinateur, “Camarade“J’ai suivi le même sort.”Il y a eu des moments très difficiles pendant la guerre, mais nous étions armés et savions qu’il s’agissait d’un conflit entre les deux troupes.Aujourd’hui c’est très cruel, ils nous chassent comme des canards, comme des lapins», critiquent les chefs d’anciens rebelles.

-Adversaire-

Un nouveau groupe dirigé par d’anciens membres des FARC qui ont repris les armes, des organisations paramilitaires, et la dernière guérilla reconnue dans le pays, le Guevarist ELN (Armée de libération nationale), est la quatrième drogue colombienne en grande difficulté. Nous luttons pour le contrôle de Kauka, le secteur de la production. C’est dans cette zone que se déroulent la plupart des tueries des ex-FARC.

“”Ceci est dû à l’absence de la (…) nation.Non seulement les forces de sécurité, mais aussi les routes, les systèmes éducatifs, l’absence de justice“Analysez Leonardo Gonzalez, chercheur au think tank indépendant Indepaz.

L’histoire de la mort continue l’une après l’autre. C’est la veuve qui leur parle, comme en conflit.

Fernando Ramos, un ancien guérillero indigène, a également été tué dans la ville de Caldono, dans le Cauca.

“”Ils ont usé de ruse pour le faire sortir du bureau (…) Ils attendaient qu’il lui tende une embuscade“Je témoigne de Nancy Medina, son ex-compagne et mère de son fils de 3 ans.

Les autorités indigènes ont identifié les auteurs comme étant des membres de la soi-disant discorde Dagobert Ramos.

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Son mari décédé, “Ils peuvent exercer des représailles contre notre famille« J’ai peur de la veuve.


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Frédéric Filloux est chroniqueur à L'Express et rédacteur en chef de Monday Note.Frédéric Phillow

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