Chevalier de “iel”, évaluation de la polémique


NS’L’annonce par Robert Dictionary de la prochaine version (numérique) de l’entrée pour le pronom sans genre “iel” provoque un torrent d’encre cette semaine, y compris ce qui est habituellement un marronnier de novembre rare. Maintenant que l’esprit est un peu apaisé et que le sujet quitte peu à peu le feu des projecteurs, il est temps d’envisager la polémique. Je pense qu’on peut déjà tirer les bonnes conclusions : les gens de Robert savent faire ça en matière de publicité.

Quel coup de génie tout de même ! En trois lettres minuscules, ils ont réussi à créer une tempête médiatique, transformant la moitié des journalistes du pays en représentants commerciaux de leurs produits, et impliquant même deux ministres républicains dans une campagne de promotion ! C’est un art merveilleux et je dois penser que tout a été intentionnellement conçu. Comme ils doivent rire maintenant dans leur bureau de la rue de France ! Peut-être même sont-ils surpris du degré de leur succès. S’ils veulent recommencer l’année prochaine, il va falloir commencer à réfléchir dès maintenant.

Lire à nouveauCoignard-“iel” peut attendre !

Cette théorie selon laquelle la dédicace de « iel » était un crochet d’alimentation médiatique est deux fois plus avantageuse pour son auteur : elle en fait des génies du commerce et de la publicité et les exempte de leur rapport aux idées progressistes. , Liquidité du genre, non-dualité et tout. À proprement parler, les partisans de ce dernier devraient être en colère contre Robert, plutôt que de croire bêtement qu’il est leur allié. À moins que je me trompe et que sa décision écrasante soit un acte radical plutôt qu’une cascade. Tout au long de la semaine, Le Robert a affirmé que son rôle n’est pas de donner les bons et les mauvais points, mais de recueillir équitablement les mots qui sont venus au marché pour éclairer la lanterne du lecteur. Il faut avouer que le débat est faible : « iel » ne se trouve aujourd’hui que dans un cercle restreint de la littérature radicale, et l’urgence d’informer tout le monde de sa signification est discutable. Vous ne vouliez pas le diffuser sous prétexte de collectionner ?

Hauteur de “iel”

J’ai essayé de mettre du “iel” partout ces derniers temps, dans l’espoir de suivre mon temps et de donner une chance à de nouvelles idées. Ce n’est pas facile. Comment ajustez-vous « Il est fatigué ou fatigué » ?Surtout, on a peur d’offenser les interlocuteurs Genrefluide Malheureusement, dans ce DIY qui répète les priorités des hommes en mettant le i en premier. Cela ne me dérange pas quand il s’agit de mots censés briser les défis traditionnels. J’attends l’édition 2023 de Robert avant de prendre une nouvelle habitude. Évidemment pas à ce stade, mais des améliorations seront apportées.

En attendant, rendez hommage aux vrais bienfaits du “iel”. C’est ce qui a inspiré le chroniqueur, avec parfois un bon jeu de mots tornade.de Obs : « Mari crie ! “. de Marianne : “Elizabeth Moreno jette (b) iel” (Le ministre approuve la décision de Robert et rappelle en même temps son existence). J’ai aussi pensé, “Robert étudie à iel.” “Le ciel nous tombe dans la tête.” NS. En bref, le style maussade et vierge de chevaucher le High Horse toute la semaine était faux. Nous ne blâmons pas l’entrée des mots dans le dictionnaire quand elle provoque tant de bons mots.