Chine : la politique zéro Covid sous pression

Environ deux ans après l’émergence du coronavirus à Wuhan, les pays les plus peuplés du monde sont fiers d’arrêter l’épidémie dans leurs sols, semant la mort dans d’autres parties du monde.

Mais à Ruili, une petite ville à la frontière birmane, la bijouterie de Lin ne tient qu’à un fil après des blocus répétés, décourageant tout le monde de s’y rendre.

“”Nous restons ouverts mais survivons», explique-t-il à l’AFP.

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En Chine, la généralisation des applications de traçage peut conduire à des situations très complexes pour toute personne ayant transité par des zones à haut risque.

Depuis le début de l’épidémie, l’Etat a officiellement enregistré moins de 100 000 cas de Covid, et si le dernier décès remonte à fin janvier, des flambées sporadiques sont inquiétantes, notamment pour les prochains JO d’hiver de Pékin. Février.

En conséquence, toute la ville a été mise en quarantaine ces dernières semaines, mais le total national de nouvelles pollutions n’est que de plus de 100 par jour. Des millions d’habitants sont pris au piège.

-“”Les derniers signes de vie“-

Les villes frontalières comme Ruili sont particulièrement vulnérables à la transmission de virus étrangers par les passeurs et les réfugiés, comme en Birmanie.

Heihe, de l’autre côté du pays, à la frontière avec la Russie, offre une récompense de 100 000 yuans (13 500 euros) pour toute information permettant d’identifier la source de la dernière épidémie.

Mais à Ruili, même le maire adjoint Dai Ronri a poignardé sa colère dans les réseaux sociaux, estimant que les dernières mesures anti-covid étaient étouffantes.Les derniers signes de vie« Dans sa ville.

En cas de pollution mineure, 210 000 habitants font l’objet d’un dépistage approfondi et répété. Les médias locaux ont répété des cas de nourrissons qui ont déjà passé plus de 70 tests.

“”ne dure pas trop longtemps“Avertissant un producteur vidéo nommé Lu, lorsqu’il a perdu ses revenus, il a précisé qu’il devrait payer un loyer mensuel de 30 000 yuans (4 100 euros) pour son bureau.

Certaines personnes doivent décider de quitter la ville.

“”Les enfants ne peuvent plus aller à l’école normalement.Nous avons décidé de partir“Dites à l’AFP le nom de l’habitant de Wen.

-Vaccin suspect-

Un virologue bien connu a critiqué la politique du gouvernement dans une interview diffusée sur la chaîne hongkongaise Phoenix TV le 8 novembre.

Guan Yi, qui dirige le laboratoire de l’université de Shantou (Sud), a estimé que c’était une illusion d’attendre que le virus soit éradiqué par la politique de tolérance zéro, qui cause de gros dégâts à l’économie.

La Chine n’administre à sa population que des vaccins produits localement, mais les experts osent remettre en cause l’efficacité de ces injections.

Selon lui, le pays devrait déterminer si ces vaccins sont efficaces et cesser de donner ceux qui sont inefficaces.

L’efficacité des vaccins chinois est évaluée entre 50 et 80 %, ce qui est inférieur aux produits disponibles dans les pays occidentaux.

Mais la plupart des experts soupçonnent Pékin de changer d’approche et de prendre un petit risque d’épidémie avant les JO, voire avant le parlement du Parti communiste au pouvoir, qui est la principale conférence politique fin 2022.

Et les médias officiels ont étouffé le débat en martelant la stratégie du pays comme indiscutable.

Pendant ce temps, l’errance désespérée des voyageurs en carafe a perturbé les réseaux sociaux. Un homme qui a quitté Pékin pour un court voyage d’affaires n’a pas pu rentrer dans la capitale pendant la vaccination et s’est rendu dans une zone à risque avec un test négatif.

Les autorités admettent que dans certains cas, des personnes sont accidentellement bloquées.

Et au cœur du pays, l’élimination des coups de pied de chien par les services médicaux inonde les réseaux sociaux alors que les propriétaires sont en quarantaine.

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