Christoph Donner : la voix de McGuller


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Dans la mode, c’est toujours un défilé d’adjectifs, on en profite tous pour les récupérer dans le dictionnaire Couturisme, Une exposition consacrée à Thierry Mugler et Manfred du Couturier par le Musée des Arts Décoratifs pour les intimes. Mais après la fanfare des superlatifs, quand Majorette a tiré un point d’exclamation à haute voix, derrière le char de Miss Sublime et son synonyme Dauphin, il a fallu nettoyer la rue de Rivoli avec des confettis, des fleurs et des grains de riz. Lettres de toutes ces soupes enflammées par le délice du folliculaire. Alors vous vous demanderez de quoi est fait l’art particulier de Thierry Mugler. En quoi est-ce différent de vos followers et prédécesseurs ?

En visitant l’exposition, j’ai repensé à cette question sans trouver de réponse. “C’est toute ma jeunesse, années 1970, 1980, 1990…”, mais les clichés de ces générations insultent l’intemporalité des modèles exposés en bas. .. Alors de quoi parlaient-ils ?

J’ai grimpé cette route de l’opéra sur le toit où un maniaque de la mode a une fois tiré sur son modèle. La réponse n’était pas là, mais quand j’ai tourné les pages du catalogue, Thierry Mugler a déshabillé le modèle, à l’intérieur du modèle, derrière les yeux, et un mélange de style, de forme, de texture et de couleurs organiques. Il les étudie et en tombe probablement amoureux, et avec sa pince à coudre, sa pince symbole, il en extrait des pousses collantes, chatoyantes, dures ou molles. C’est du crin de cheval, une lame d’acier. Ou des écailles, du velours. Il sculpte plus qu’il ne dessine et devine plus qu’il n’imagine. Les épaules ont disparu, les doigts n’en parlent pas, le ventre est aussi raide que Buick, chrome et plexiglas, les ailerons de poignet, strass ou gipule en caoutchouc sont de mise dans la naissance de ces merveilleux extraterrestres. Et chaque modèle a ses propres pas de danse, des jours de colère.

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30 ans d’intoxication jusqu’à l’asphyxie

En fait, ces créatures extrêmes et extraverties s’arrêtent au “temps sidéral” pour ne pas sortir tous mes adjectifs. En fait, ces modèles étaient exposés au MAD, je les ai donc vus en premier. temps. Bien sûr, je n’allais pas aux défilés de mode à l’époque, mais aujourd’hui c’est rare. À l’apogée de Thierry Mugler, je suis allé dans le magasin pour essayer sa veste, mais elle était trop chère pour moi, alors j’ai ressorti une bouteille d’ange dans l’espoir d’un retour rapide sur mon investissement. Mais c’était un autre Thierry Mugler, tout fait avec des épaulettes et un pantalon vert.

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Visiter Couturisme J’étais déçu par l’espoir de retrouver ma jeunesse perdue. Ce n’est pas une rétrospective. Mais s’il y a un monde entre Manfred et Thierry McGuller, il y a un lien entre ces modèles abordables et les possibilités des villes à une époque où la mode n’était pas encore à la Fashion TV. .. Ce lien est d’une voix brisée, en lambeaux, en lambeaux alors que Couturier raconte sa vie. A Strasbourg, où il est né, son premier refus scolaire autour de la cathédrale. A 12 ans, il habille la statue et rêve de jouer avec une gargouille. Dix ans plus tard, des danseurs acrobates mettent Paris à leurs pieds. Parmi les anecdotes capturées autour du filet qui n’ont pas été mordues par des scarabées, j’aime particulièrement son histoire avec Helmut Newton, qui en a marre du génie de Manfred et lui donne un appareil photo.Il y a aussi Jack Lang sur le col Nehru du Congrès… mais malheureusement, avec la présence de stars filantes, David Bowie, Michael Jackson, Paris Hilton, Jerry Hall, et les serveurs du palace, des chatons. numéro un Nuit sauvage. 30 ans d’ivresse des hauts lieux jusqu’à l’étouffement. Et aujourd’hui, cette exposition commémore l’entrée nécessaire et naturelle au MAD, berceau de tout art.


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