Classement des villes où il fait bon travailler

Dans une bataille majeure menée par le territoire depuis quelque temps pour attirer hommes, travailleurs et consommateurs, la pandémie a apporté encore plus d’inconnues. Arthur Lloyd, réseau national de consultants en immobilier d’entreprise, “baromètres du charme des grandes villes françaises” a logiquement questionné cette année la résilience des zones en crise. Le lauréat de cette vaste étude sur la mobilité se base sur une analyse de 75 critères statistiques. Certains mesurent les changements structurels et à long terme, tandis que d’autres prennent en compte les effets des arrêts économiques de machines provoqués par le Covid, tandis que d’autres sont plus périodiques.

Bonne nouvelle, mais elle s’avère plus faible que prévu. La reprise a été rapide et a entraîné une amélioration du marché du travail. Au premier semestre 2021, la France a connu une création nette d’emplois de 430 000 contre une destruction nette de 328 000 en 2020. Il a également créé 102 000 emplois supplémentaires en lien avec la situation antérieure. Pandémie. Même si certaines zones se redressent encore, le moteur de la reprise reste les grandes villes, d’où des agglomérations moyennes assez proches. Ainsi, les 23 secteurs d’accueil des métropoles représenteront 60 % des créations nettes d’emplois de la France au premier semestre 2021.

Les capacités de rebond se trouvent surtout sur la côte atlantique et dans le sud de la France. Par conséquent, les cartes seront partiellement redistribuées, observe Arthur Lloyd. Mais grâce au développement du télétravail, de la fibre optique et des transports, nous n’avons plus besoin d’y habiter. Cela change la donne. “”

Les Français, en particulier, regardent positivement la ville à taille humaine, afin de pouvoir améliorer leur qualité de vie, notamment en pouvoir d’achat immobilier, à seulement une heure ou deux de Paris, ou non loin de Paris. Les grandes villes rurales… Ainsi, elles bénéficient d’une attractivité accrue. Le baromètre d’Arthur Lloyd mesure la puissance de cette tentation et la compare d’un domaine à l’autre. Dans une très grande métropole de plus d’1 million d’habitants, la surprise de cette année vient de Bordeaux, qui est le premier au classement général à dépasser Toulouse, mais plus précisément en termes de performances économiques. Je dois dire que la ville de Pink a été frappée par une récession de l’aviation.

Dans la catégorie métropole, Nantes est passée de la deuxième place l’an dernier à la première aujourd’hui, grâce à ses bonnes performances financières. Grenoble passe de la 5e à la 2e place, résistant pleinement à la crise et s’améliorant à tous égards. Strathbourg grimpera pour la première fois dans le Top 3 à la place de Montpellier, tombé à la 5e place. C’est le résultat d’un socle solide construit par les villes d’Alsace en termes de qualité de vie, de culture, d’enseignement supérieur, d’infrastructures de santé…

Côté métropoles de taille moyenne, Brest s’impose avec la 3e place l’an dernier et la 12e place en 2018. Quels sont ses atouts ? Dynamisme économique, immobilier tertiaire favorable, prix de l’immobilier des particuliers. Breton Harbour a aboli la tournée mais maintient toujours une bonne performance financière. Comme la troisième ville de cette catégorie, Clermont-Ferrand dispose de fondamentaux solides et se classe mieux qu’en 2020.

Enfin, les villes moyennes n’ont pas connu beaucoup de turbulences et Valence domine toujours la pole position. Il est vrai que nous bénéficions d’une situation stratégique à proximité de Lyon et d’une liaison TGV de deux heures vers Paris. Néanmoins, il ne mise pas sur sa gloire et continue d’améliorer ses atouts, notamment ses performances économiques, sa qualité de vie ou ses standards de « connectivité, capital humain et innovation ». Angoulême revendique aussi son avantage comparatif en prenant la première place sur le thème de la qualité de vie, surtout par rapport à son grand voisin bordelais. Ce n’est pas dynamique économiquement et permet de gravir la deuxième marche aux dépens de Nior.

Cette année, le baromètre Arthur Lloyd cache une pépite qui pourrait attirer les nouveaux arrivants, sachant que 230.000 personnes quittent la région parisienne chaque année pour chercher ailleurs, avant même l’épidémie de Covid-19.

Trois questions… Cevan Torossian, directeur associé “Etudes & Recherches” chez Arthur Loyd

« Certaines villes se démarquent dans le temps.

Y a-t-il une ville qui résiste en tête des cinq éditions de votre palmarès, malgré le contexte ?

Certes, il y en a qui se démarquent dans le temps. Lyon est toujours le premier en valeurs solides et confirme son côté européen. Valence prend également la tête de la catégorie moyenne agglomération, alliant qualité de vie, bassin d’emplois qualifiés et accessibilité depuis Paris et Lyon. Enfin, Nantes est toujours sur le podium dans la grande ville.

Qu’ont en commun toutes ces villes ?

Effets TGV, cadre de vie amélioré, trinité économique, filières phares comme la cybersécurité de Rennes et le pôle image d’Angoulême, vivier de talents issus de l’enseignement supérieur.

L’autonomie d’attractivité de la communauté finit-elle par payer ?

Oui, il suffit d’observer Bordeaux, Rennes et Nantes. Mais même sans réelles politiques positives, le seul fait que les trains soient pratiques peut rendre une commune attractive. Il est donc indispensable d’organiser des transports efficaces entre les grandes villes et les agglomérations moyennes, comme dans le cas des « Villes Cathédrales » (Amiens, Reims, Chartres, etc.).

Entretien par SC