Comité d’indemnisation des victimes de la criminalité infantile dans l’église


N.-É. Lourdes, la congrégation religieuse, a annoncé des mesures pour les victimes de la délinquance infantile. L’essentiel était la création d’un comité indépendant d’agrément et de rémunération, qui a été voté “à l’unanimité”. Véronique Margron, présidente du Conseil français des religions et des religions (Corref), a déclaré à l’Agence France-Presse : “”

Il est distinct de l’Inirr, annoncé par l’évêque de France le 8 novembre et présidé par l’avocate Marie Doran de Vaucresson. La mission principale de Cirr est de reconnaître les paroles de la victime et de “lui donner la foi”. « C’est un acte d’expiation », a expliqué sœur Marglon à l’issue des quatre jours de l’assemblée générale de l’association à Lourdes.

“Fruits mûrs”

« A partir de là, à la demande de la victime, la Commission intervient pour une éventuelle compensation financière, par l’intermédiaire des institutions religieuses compétentes auxquelles les envahisseurs de la victime viennent, et elles-mêmes ou d’autres intermédiaires. Selon elle, “L’art de ce comité est de parvenir à un consensus entre les parties”. Environ 300 responsables de la Corref représentant les quelque 30 000 moines, nonnes et frères et sœurs de l’église ont également voté pour la création d’un sous-fonds qui est “actuellement financé par 500 000 €”. Sœur Marglon a dit qu’il serait utilisé lorsque l’Institut religieux n’existera plus, ou lorsqu’il est connu pour être en faillite.

La fonction du comité (bureau, secrétariat, etc.) est « assumée par la congrégation féminine ». “C’est notre façon de rendre compte de nos responsabilités”, a déclaré Marglon. Le fonds de dons est “principalement alimenté par des institutions masculines et verse des dons pour chaque nombre de religions françaises”, a-t-elle précisé. Ces décisions indiquent que “les fruits sont mûrs” et ont salué la République dominicaine et ont été réélus jeudi à la tête de Korev pour un nouveau mandat de quatre ans.

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Le rapport Sauvé fait toujours des vagues

Véronique Marglon, qui s’est beaucoup investie à l’écoute des victimes, a lancé un appel depuis plusieurs mois pour mettre en place un processus de justice réparatrice à plusieurs étapes, dont la reconnaissance, devant la dimension des dommages pécuniaires. .. En avril, six mois avant les évêques, Korev a reconnu « la responsabilité partagée et spirituelle de toute la vie religieuse » dans les violences sexuelles.

Marglon et la présidente de l’Inil, Marie Doran de Vocresson, ont chacune montré qu’elles devaient trouver un format de portail commun pour les victimes. (Prêtre, majordome) ou Institut (religion). Un rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans les églises présidée par Jean-Marxove, publié début octobre, révèle l’étendue des crimes commis sur des enfants dans les églises catholiques depuis 1950 et se retrouve dans tout l’établissement.

Il a estimé que depuis 1950, le nombre de personnes de plus de 18 ans qui ont été agressées sexuellement par des religieux, des religions ou des personnes liées à l’église a été de 330 000. Jean-Marc Sauvé a assisté mercredi à la réunion du Corref, arguant lors d’une table ronde de la nécessité d’un “processus de prise de conscience personnelle” des victimes.