Conférence de presse : Décryptage du discours d’Emmanuel Macron

Jean-Luc Mélenchon a accepté de se soumettre à la primaire de gauche, et Emmanuel Macron est plus susceptible de répondre à cette question. Mais après quelques timides provocations, il sera néanmoins demandé. « Serez-vous candidat à la prochaine élection présidentielle ? » a prévenu le chef de l’Etat, il ne s’attendait pas à répondre aux questions de politique intérieure -même s’il y a répondu à plusieurs reprises. … -Mais, bien sûr, il a cru devoir le faire trouver un défilé avec ça. Alors, quitte à décevoir un auditoire de 100 journalistes, vous pourriez sans doute en profiter pour faire passer quelques messages avant de dévoiler ses secrets publics en janvier. .. En particulier, la pluie, le vent, la neige, la république c’est moi, et je veille sur elle.

Ce jeudi après-midi, le Mitterrand d’Emmanuel Macron était installé derrière un pupitre sur une longue scène d’échafaudage dans le hall du village de l’Elysée. La stratégie de campagne de 1988 pour la réélection de François Mitterrand est prise en exemple, voire en référence, par la plupart des proches du président… et par le chef de l’Etat lui-même. Le fameux “France unie”, slogan de campagne de “Oncle” qui ne laisse pas de “concret”, est un élément du langage qu’il a repris à intervalles irréguliers depuis la fin de la première vague de Covid. Cette fois, il n’a pas utilisé ces termes, mais son attitude et ses remarques étaient au moins synonymes.

“Ce n’est pas l’heure de parler” aurait été une réponse simple et définitive. Mais non. Emmanuel Macron s’est montré prolixe et a voulu plonger dans les détails de son silence tactique. « Il est important que les institutions continuent à fonctionner de la manière la plus stable possible à notre époque. Certains d’entre vous se sont interrogés sur nos valeurs, nos principes… mauvais vents. choix et il est légal que toutes les voix s’expriment, mais le rôle de notre institution est de maintenir le pays où il doit être.

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Ces « mauvais vents », plutôt que les « vents contraires » dont parle le président, peuvent être imaginés dans son esprit d’où ils peuvent souvent souffler. Par ailleurs, il poursuit : “Ne cédez pas au racisme, à l’antisémitisme, ni aux doutes sur nos valeurs ou à la manipulation de notre histoire, et cela dépend de notre institution.” Selon l’article 5, Emmanuel Macron en est le garant. Face à la colère de l’inconnu Eric Zemmour, qu’il a déjà critiqué ces dernières semaines, et aux tensions auxquelles le pays est confronté, le chef de l’Etat s’est posé en gardien. Sur la bataille. Quel que soit le camp politique ou la controverse politique. François Mitterrand n’est-il pas apparu début 1988 avec des dirigeants internationaux et des prix Nobel pour montrer qu’il ne nageait pas dans cet étang ? Au moins pas encore.

« Je pense que notre pays a besoin de calme et d’autorité à l’époque où nous vivons. En conclusion, poursuit Emmanuel Macron. Nos compatriotes ont vécu deux années tellement difficiles. Parce que j’ai vécu. (…) Le débat sur le choix démocratique qui va prendre place au printemps prochain, c’est l’esprit de la France, mais la haine c’est la haine de la France. Par conséquent, le rôle de Président de la République est essentiel. « Certes, Emmanuel Macron est dans son rôle institutionnel, Strict Sens. Mais même s’il le nie, cette tilade montre l’attitude d’un candidat à la présidentielle qu’il tient et dont il profite.

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Il en va de même pour la présidence française du Conseil de l’Union européenne, où il s’apprête à prendre ses fonctions le 1er janvier. “Le président français de l’Union européenne, la Ve République, va s’installer à Bruxelles pour six mois… ce ne serait pas anodin”, a par exemple déclaré un ministre proche de l’Elysée. Durant les six prochains mois, il passera de candidat à la présidentielle à candidat président et voudra montrer qu’il défend les intérêts de l’Europe en leadership, ainsi que de la France dans son ensemble. De quoi installer un continuum bienvenu durant ses deux quinquennats. Nul doute que nous, Père de la Nation et Président des Combats Etrangers, entendons encore les trois mots « France Unie ». On fait un pari.


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