Covid-19 : 4 questions à se poser sur la 5e vague en France

Pour de nouvelles mesures sanitaires ? Comme l’a déclaré dimanche le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, la cinquième vague « démarre avec un grand succès », mais le gouvernement travaille sur de nouvelles mesures pour freiner la réaction épidémique. Avec environ 20.000 pollutions recensées lundi, le gouvernement est vigilant, soit une augmentation de près de 80% par rapport à environ 12.600 il y a une semaine. Un nouveau Conseil de santé et de défense se tiendra mercredi à l’Elysée. Pour les cadres, la question est de savoir si cette flambée des cas de Covid pourrait saturer les services d’hospitalisation, comme lors des vagues précédentes.

Pour l’instant, les vaccinations permettent d’éviter la congestion des hôpitaux. Mais combien de temps ? Environ 8 338 personnes ont été hospitalisées lundi, dont 1 406 hospitalisées pour des soins intensifs, mais il y a un mois, elles étaient respectivement 6 500 et 1 000. “Les vaccins ne suffiront pas”, a prévenu l’expert en maladies infectieuses Jean-François del Freissy, président du Conseil scientifique. Face à cette cinquième vague, quels outils les gouvernements sont-ils libres d’utiliser ? Aperçu.

Vers une troisième dose pour tout le monde ?

L’option de commencer une troisième dose à l’ensemble de la population adulte est à la table du gouvernement. Selon BFMTV.. Pour l’instant, seules les personnes de plus de 65 ans ou gravement malades sont éligibles. Pour les 50-64 ans, les rappels seront disponibles à partir du 1er décembre. Depuis le dernier discours d’Emmanuel Macron le 9 novembre, le Pass Santé des plus de 65 ans est conditionné à cette troisième dose. Ce mécanisme sera effectif à partir du 15 décembre. Pour le reste de la population, la question de l’intégration d’une troisième dose dans le parcours de soins n’a pas encore été tranchée par le gouvernement.

Service limité. 2 mois pour 1 € sans engagement

Deux agences conseillant le gouvernement sur les politiques de santé du Conseil scientifique et du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV) ont déclaré six mois plus tard qu’elles étaient déjà favorables à tous les rappels vaccinaux lors de leur deuxième augmentation. Lors d’un déplacement dans le nord vendredi, le chef de l’Etat a lui-même fait allusion à cette possibilité. “Il n’est pas surprenant que nous passions progressivement à des rappels de vaccination pour tous les adultes vaccinés, et c’est ce que signifie l’histoire”, a déclaré le président.

Vous portez un masque en dehors du généralisé ?

Les règles en vigueur restent la liberté individuelle. Cependant, face aux flambées de pollution dans certains départements, le gouverneur a déjà donné des ordres pour imposer les masques à l’extérieur dans certains lieux de rassemblements, comme les marchés. Ainsi, selon les chiffres publiés vendredi, 380 cas pour 100 000 habitants ont été recensés en Ardèche, secteur le plus touché de France. Près de 30 départements sont déjà concernés par l’obligation de port du masque dans certains lieux extérieurs.

Selon les propos du Premier ministre Jean Castex, les cadres critiqués lors de la vague précédente pour avoir géré une épidémie trop centralisée seront laissés au “maire” du couple. Endroit dense. Pour les stations de ski, un porte-parole du gouvernement a confirmé dimanche le protocole sanitaire détaillé par le Premier ministre le 6 novembre. Cela signifie que si le niveau national d’incidence dépasse 200 pour 100 000 habitants, le port du masque est obligatoire sur les rangs des forfaits santé et des remontées mécaniques.

Et le télétravail ?

Le message du gouvernement devrait être le même que ces derniers mois : Inciter les salariés à télétravailler quelques jours par semaine. Cette mesure est également recommandée par le Conseil scientifique. Son efficacité à limiter la pollution a été prouvée par plusieurs études scientifiques. Néanmoins, l’impact du télétravail sur le bien-être des salariés est également documenté. Après des mois d’emprisonnement, la majorité des salariés sont favorables au retour au bureau.

Par conséquent, les dirigeants n’ont pas l’intention de changer les règles. “Le gouvernement n’a pas l’intention de modifier les protocoles sanitaires appliqués par les entreprises exigeantes”, a déclaré la ministre du Travail Elizabeth Born. A L’avis, Jeudi dernier.

Application L’Express

Analyse de suivi et décryptage où que vous soyez

Téléchargez l'application

Téléchargez l’application

Retour avec couvre-feu ou emprisonnement possible ?

Pour l’heure, certains cadres interrogés ont écarté le recours au nouveau couvre-feu ou au confinement. Gabriel Attal a déclaré à Mike de l’Inter français le 16 novembre qu'”il n’y a absolument aucun confinement prévu pour aujourd’hui, que ce soit de près ou de loin”. Par prudence, en octobre 2020, veille du deuxième confinement, près de 50 000 pollutions ont été enregistrées quotidiennement. Et la campagne de vaccination n’avait pas encore commencé.


avis

Chronique

Frédéric Filloux est chroniqueur à L'Express et rédacteur en chef de Monday Note.Frédéric Phillow

Tête d’étoile

Stéphane ValenskiStéphane Valenski

Chronique

Rama Yade, vice-président du Parti radical (PR), 10 mars 2012.Sylvain Fall

Chronique

Crédit : LAURA ACQUAVIVAChristoph Donner