Covid-19 : toutes les 3èmes doses aident-elles vraiment à stopper la 5ème vague ?

En quelques jours, le rythme des rappels de vaccination contre le Covid-19 s’est nettement amélioré. Une troisième dose, dédiée il y a quelques jours aux personnes de plus de 40 ans, sera distribuée à tous les adultes dès cinq mois après la dernière injection, a annoncé jeudi le ministre de la Santé Olivier Véran. « En fait, cela concerne 25 millions de Français, dont 6 millions ont déjà reçu des rappels, ils sont donc éligibles aux rappels vaccinaux et les deux prochains seront vaccinés. Il y a 19 millions de Français qui le recherchent à ce jour, des mois. Il a dit. Depuis le 15 janvier, le ministre a annoncé que toute personne âgée de plus de 18 ans devra justifier ce rappel par un titre de santé dans les sept mois suivant le titre précédent.

Le risque est élevé, avec plus de 36.000 contaminations quotidiennes détectées en début de semaine, la situation épidémique connaît une certaine urgence. “L’Institut Pasteur prédit que le pic des cas graves peut atteindre début décembre, donc dès la semaine prochaine”, a déclaré Jérôme Salomon, directeur de la santé de son côté.Je vous avais prévenu. Pour éviter cela, le gouvernement mise beaucoup sur la vaccination. “On peut passer cette vague sans recourir aux moyens les plus contraignants”, a expliqué le ministre de la Santé, refusant à ce stade le confinement et le couvre-feu.

Auparavant, les doses de rappel n’étaient pertinentes que pour les personnes de plus de 65 ans, les personnes fragiles avec comorbidité, le personnel infirmier et les personnes immunodéprimées. Dans un avis rendu il y a seulement 6 jours, la HAS a recommandé un rappel de vaccination à partir de 40 ans, 6 mois après la dernière injection.Cette fois, l’institution estime Avec de nouvelles notificationsA été annoncé quelques heures avant le discours d’Olivier Véran pour lutter contre l’épidémie. “La stratégie la plus efficace est d’étendre le rappel à plus de 18 ans et de passer à 5 mois.”

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“Vous pouvez réduire considérablement le pic d’hospitalisation.”

Le premier avis était « basé sur des données réelles qui montraient des intérêts personnels très clairs dès l’âge de 40 ans observés en Israël, mais manquaient de données de modélisation pour évaluer les intérêts de la population réelle. Je le faisais », explique la directrice médicale Lise Alter. , Bilans économiques et de santé publique à la HAS.

Ces modèles, créés par l’Institut Pasteur, pourraient être consultés avec les experts de la HAS. “Cela montre que la vaccination des personnes âgées de 18 à 39 ans en plus de celles âgées de 65 ans et plus peut réduire considérablement les pics d’hospitalisations”, souligne-t-il. Lise Alter. Une équipe du professeur Simon Cauchemez, modélisateur et membre du Conseil Scientifique, a plusieurs pour évaluer l’impact des rappels en 4, 5 et 6 mois pour les personnes de plus de 65, 50, 40 ou 18 ans.J’ai travaillé sur le scénario. .. Ils permettent de mesurer la réduction du rebond épidémique, c’est-à-dire le taux de transmission et le nombre cumulé d’hospitalisations, en prenant en compte l’hypothèse d’une protection réduite.

Ces prédictions montrent qu’étendre le rappel uniquement aux personnes de plus de 65 ans réduit la taille du pic d’hospitalisation de 20 %, mais étendre cette dose à toutes les personnes de plus de 18 ans réduit cette réduction de 40 %. Réduire le délai entre la dernière vaccination et le rappel de 6 mois à 5 mois permettra également de réduire significativement les hospitalisations. Cependant, ce rappel de vaccination doit être assez répandu dans la population pour être efficace. Selon l’Institut Pasteur, 400 000 doses quotidiennes à tous les adultes réduiront la taille du pic de 50 %. Retard de 5 mois à compter de la première vaccination. Si vous fixez ce délai à 6 mois, il tombera à 39 %.

Doctolib saturé de requêtes

« C’est cette mesure du profit de la population qui a changé les choses, explique Lise Alter. Aussi, ce rappel de vaccination devrait rencontrer le grand public. Actuellement, plus de 150 000 injections de rappel sont administrées quotidiennement et plus de 6 millions de personnes reçoivent le vaccin « boost ». Mais face aux contraintes du parcours sanitaire, ces chiffres devraient augmenter : avant même l’allocution de jeudi du ministre de la Santé, le site Doctolib est prévu à près de 360.000 pour une troisième dose de vaccin hier seulement. Après cela, le site est devenu saturé de demandes.

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Pour faire respecter davantage le dernier vaccin réfractaire, le ministre de la Santé a annoncé qu’il réduirait l’efficacité des tests de dépistage pour obtenir un laissez-passer sanitaire à 24 heures. Parmi moins de 6 millions de Français qui n’ont encore rien pris, ils nettoient encore des trucs gênants. Enfin, au-delà des rappels, la HAS revendique également “le renforcement du respect des gestes barrières de haut niveau” pour “maintenir le système de santé et éviter les mesures restrictives”. Une plainte entendue par le gouvernement qui a décidé d’imposer les masques “n’importe où à l’intérieur” partout où il est ouvert au public, y compris là où des laissez-passer sanitaires sont requis.


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