Covid des enfants : Entre fake news et vrais soupçons, le Pr Gilles Pialoux

Vingt mois après la pandémie, certains signes indiquent qu’il devrait au moins y avoir une incitation à l’humilité, sinon une valeur d’avertissement. Pour les politiciens et les politiciens, les professionnels, les universitaires et les autres observateurs. Nous n’avons pu retenir qu’un chiffre concernant l’impact direct du CovidDelta sur les enfants dans le cadre des discussions sur l’adéquation de la vaccination chez les enfants de moins de 12 ans : un nouveau cas de Covid chez les enfants de moins de 10 ans. Le taux d’incidence en Autriche est de 4 500 pour 100 000 habitants ! Même si pollution ne veut pas dire maladie, surtout pour les enfants. Et la maladie n’est pas synonyme de gravité.

Rappelons que l’Autriche a été dépistée dans la plupart des écoles d’Europe et a été dépistée à plusieurs reprises par des tests de salive pour s’inscrire dans les écoles. À Vienne, le dépistage à partir de 6 ans est obligatoire et les enfants de 12 à 15 ans sont éligibles au Austrian School of Ninja Pass. On tourne ainsi le dos à la doctrine de « l’école ouverte coûte que coûte », qui tient à cœur au ministre de l’Éducation nationale. Contrairement à certaines déclarations politiques, cette même Autriche a été frappée de plein fouet par la cinquième vague d’ampleur puissante, alors même que le « Pass Vert Santé » a été fixé le 19 mai. En France, l’un des moyens de maintenir les écoles fermées était de rarement filtrer les écoles, mais la dernière mise à jour du ministère national de l’Éducation fait état d’au moins un cas, avec 4 048 classes au jeudi 18 novembre. Situations partielles et partielles, entièrement résumées par la spécialiste de la modélisation Vittoria Colliza (Inserm), Avec JDD : “Les fermetures de classes ne représentent que ce que nous voyons, nous voyons rarement.”

Mythe de l’immunité “naturelle”

Une autre idée – mais on connaît la distance entre l’idée et l’idéalisme – (re) façonne désormais l’idée de l’immunité « innée » de l’enfant comme voie vers l’expansion vaccinale la plus jeune. Le terme « naturel » n’est qu’une adaptation individuelle de l’immunité « collective ». Il dit en outre: “Vous jouez avec les autres dans le bac à sable, attrapez votre estomac et c’est immunisé …”. En effet, la vaccination pédiatrique du Covid fait encore parler d’elle par manque de sagesse, de préparation de l’opinion publique, et de “passer” à 6,4 millions de Français “qualifiés” qui n’ont pas reçu une petite dose de vaccin. Ce n’est pas devenu. Mais lorsque le début de la première vague fait courir l’idée de la plus jeune immunité collective qui a plongé les États-Unis de l’ère Trump dans une tourmente mortelle, des questions se posent.

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Et parce que cette idée ne repose pas sur des preuves scientifiques, elle est répandue dans le cercle des meilleurs experts, parmi les fake news et les soupçons. A l’instar de la Société française de pédiatrie (SFP), « sauf dans certains cas (NDRL est une maladie de l’enfant qui constitue une forme grave de facteur de risque), l’infection par le SRAS-Cov2 chez l’enfant est presque toujours bénigne. Il semble y en avoir même avec une variante delta qui permet d’envisager les bienfaits de l’immunité naturelle » (SFP et communiqués de quatre sociétés en date du 15 novembre 2021). Une circonvolution sémantique adoptée par l’Académie nationale de médecine (ANM) qui propose « les bénéfices spéculatifs d’une stratégie pour développer une immunité innée au sein d’une population et faire circuler le virus au sein d’un groupe à faible risque de formes graves de Covid. Avis de l’ANM du 15 novembre 2021). L’acronyme « spéculatif » et la migration de population montrent clairement qu’il n’y a pas de données pour étayer cette hypothèse.

Challenge « Long Covid » en pédiatrie

Il y a d’autres éléments d’opinion ici et là. A l’instar du même communiqué de la SFP, “Même en France, les nourrissons sont moins infectés, hors du milieu familial, et moins contagieux que les autres”. Là aussi : fake news ou suspicion scientifique ? Personne ne sait exactement. Par conséquent, il n’existe pas de données fiables sur l’infectiosité des variants delta chez les enfants. Selon certains experts, les “symptômes équivalents” contribuent autant que les adultes, mais peuvent avoir moins de symptômes. La variante Delta, deux fois plus contagieuse, comporte un risque important de transférabilité, même si elle est 50 % moins contagieuse pour les enfants. Aussi, des études comme celles menées par l’équipe d’Arnaud Fontanet (Institut Pasteur) à l’ère des variants non-Delta montrent clairement qu’avoir des enfants à proximité de ses aides augmente le risque de transmission au sein de la famille Masu (étude EpiCov 2020).

Enfin, dernière zone de suspicion : les enfants français contaminés ne développent que des « covids longs » plus ou moins longs, et leur cadre nosologique reste assez flou. Malgré le fait que le Conseil scientifique et le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV) se soient prononcés sur les enjeux de la rentrée scolaire le 13 septembre, « il y a aussi un problème de « Covidlong » en pédiatrie, quoique peu fréquent. Seront considérées. ” Et la déclaration de « Mr Covid » aux Etats-Unis lors d’une conférence de presse pour lancer une campagne de vaccins pédiatriques à la Maison Blanche le 3 novembre a mis en évidence la réalité de cet impact à long terme. Selon lui, 4-6% des enfants infectés.

C’est la base de la fondation de la pédiatrie, tout comme les enfants ne sont pas que des adultes miniatures. Cependant, la protection de l’intérêt supérieur des enfants n’est pas un précurseur pour les professionnels, car elle concerne la société dans son ensemble. Et ceux qui misent sur la circulation aléatoire des variants delta chez les plus jeunes en raison du manque de dépistage et de suivi/isolement des enfants promettent de justifier l’attente de la vaccination avant l’âge de 12 ans. Vous pouvez l’être. venir.

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Le professeur Gilles Pialoux est responsable du service des maladies infectieuses de l’hôpital Tenon (AP-HP) à Paris. Il est membre du Collectif PandemIA et des Centres de santé Terra Nova et auteur de “Je n’étais pas prêt. Carnet de bord de l’ère du coronavirus” (édité par JC Lattès).


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