Covid et la cinquième vague : la reprise économique est-elle menacée ?

Tout va bien jusque là… alors que la cinquième vague de Covid domine la France Le problème de l’impact économique de cette nouvelle épidémie est dans tous les esprits... Cela peut-il perturber la reprise en cours ? Bercy utilise des cartes optimistes. Les veilleurs du ministère de l’Économie préfèrent pointer du doigt les indicateurs révélateurs de la force de la reprise. Dans la plupart des secteurs, à l’exception de l’automobile, de l’aviation et du tourisme international, l’activité est plus élevée qu’avant la pandémie. Selon la dernière enquête de l’INSEE, l’environnement des affaires se rapproche désormais des niveaux du printemps 2018. Le taux de chômage était le plus bas depuis 13 ans, et le taux de participation au marché du travail pour les 25-64 ans n’était… pas aussi élevé depuis 1975.

Croissance de 6,25 % en 2021

“Il y a un an, nous parlions des barrières à la faillite, des entreprises zombies et de la flambée du chômage, mais l’histoire est complètement différente”, a déclaré le département du Trésor. En fait, Bercy table également sur une croissance du PIB de 6,25% cette année. Ce chiffre est légèrement inférieur à la prévision moyenne pour les établissements privés. La même source a été ajoutée, “parce que le modèle avait des contraintes de santé”.

En effet, au fil des mois, les entreprises ont appris à vivre avec le Covid. Il y a les mesures barrières, le port du masque dans les espaces confinés, le télétravail qui peut être activé au dernier moment si besoin, les mesures en magasin, et les outils de vente en ligne… En effet, l’impact économique des différentes vagues devient moins important au fil des mois. Le département du Trésor estime que si l’activité a chuté de près de 30 % lors de la première vague du printemps 2020, les contractions n’étaient que de 6 % lors de la deuxième vague et de 1 % lors de la troisième vague… et l’impact a été de 4 %. seconde. Pourtant, le rythme d’augmentation des récents cas de Covid est à l’approche de Noël, même si l’agenda n’inclut pas l’hypothèse d’un confinement strict comme au printemps 2020 ou la fermeture totale ou partielle des magasins non essentiels.

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Pour l’heure, les comptables de Bercy s’inquiètent des ruptures de la supply chain. Matières premières industrielles et alimentaires, semi-conducteurs, bois, plastiques… dans de nombreuses entreprises, et avant tout, à la place de l’automobile, la production est limitée par des contraintes d’approvisionnement. La commande reste en attente.

Mais surtout, les dérives de l’inflation commencent à tourmenter les économistes. En France, nous avons pu rapidement dépasser la norme des 3 % annuels, ce qui est sans précédent depuis de nombreuses années. En Allemagne, royaume de l’assouplissement, les prix à la consommation ont augmenté de près de 6 % par an, mais la zone euro dans son ensemble n’a pas été aussi élevée depuis 2008.


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Une valse sur l’étiquette qui s’explique en grande partie par la possible hausse temporaire des prix de l’énergie. Cependant, cela peut également stimuler une demande salariale plus élevée que prévu et saper la compétitivité déjà vulnérable de l’entreprise. C’est la fameuse boucle « prix-salaires » que redoutent les économistes. Cependant, les besoins de recrutement augmentent. Selon les derniers chiffres publiés par l’URSSAF ce jour, l’emploi à plus d’un mois (hors intérimaires) est supérieur de près de 14 % à l’emploi d’avant la pandémie. Le nombre de contrats à durée indéterminée signés a augmenté de 12% par rapport à février 2020 ! Pour l’instant, tout va bien…


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