Crise de l’immigration : Minsk parle de “négociations” avec l’UE, qui autorise des “débats techniques”.

Comité”Consultations techniques avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM, liée aux Nations Unies) et le Bélarus sur le rapatriement“Sur Twitter, un porte-parole d’un exécutif européen a déclaré sans précisions.

“”La Biélorussie doit donner accès à l’aide humanitaire et aux abris aux migrants nationaux“, a-t-il réaffirmé.

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko et la chancelière allemande Angela Merkel ont discuté de la question, qui provoque de graves tensions entre l’UE soutenue par Moscou et la Biélorussie, lors d’un deuxième appel téléphonique en trois jours pendant la journée.

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Des milliers de migrants, principalement du Moyen-Orient, campent depuis plusieurs jours à des températures négatives le long de la frontière biélorusse avec la Pologne, dans l’espoir d’entrer dans l’UE.

L’Occident a accusé Minsk de coordonner cet afflux depuis l’été en réponse aux sanctions occidentales contre la Biélorussie après la répression de 2020 contre l’opposition historique.

Minsk a affirmé mercredi que l’appel entre Merkel et Loukachenko avait permis de parvenir à un accord sur l’organisation des pourparlers Biélorussie-UE en raison de l’isolement sur la scène internationale.

Selon le président biélorusse, les deux dirigeants sont “Le problème dans son ensemble revient au niveau Biélorussie-UE, et les responsables désignés par chaque partie entameront immédiatement les négociations.“.

Mais cette annonce a été immédiatement reconnue par Berlin, qui n’a évoqué que la coopération entre Minsk et l’UE pour apporter une aide humanitaire aux migrants bloqués à la frontière.

“”Le Premier ministre a souligné la nécessité de fournir aux personnes touchées une aide humanitaire et des options de rapatriement.“Avec les Nations Unies”En coopération avec la Commission européenne“, a déclaré le porte-parole de Merkel, Steffen Seibert.

-Risque de crise à long terme-

Le ministre polonais de la Défense Marius Brashzak a mis en garde mercredi contre la crise.Peut durer des mois voire des années« Insistez pour que les immigrés l’aient à nouveau »Attaqué la frontière polonaise“Une nuit.

Une ancienne force de sécurité polonaise a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour repousser les foules qui jetaient des pierres alors qu’elles tentaient de traverser la frontière.

Varsovie et deux autres voisins européens en Biélorussie, la Lituanie et la Lettonie, ont refusé d’accepter ces milliers d’immigrants.

Le garde-frontière polonais a déclaré avoir enregistré 161 tentatives mardi.Intersection illégale“, comprendre “Deux tentatives de passage forcé“.

Les organisations humanitaires affirment qu’au moins 11 migrants sont morts de chaque côté de la frontière depuis le début de la crise cet été.

La Biélorussie et la Russie, niant l’origine de la crise et critiquant l’échec de l’UE à accueillir ces personnes, ont accusé Varsovie de recourir à la force, démontrant ainsi son statut de protecteur des droits de l’homme.

Mercredi, la télévision d’État russe a diffusé des centaines de migrants dans un centre couvert mis en place par les autorités biélorusses près de la frontière. Une famille avec des enfants y a passé la nuit.

-“”Aventurisme militaire“-

Dans le même temps, Moscou a récemment été accusé de déployer des troupes supplémentaires à la frontière ukrainienne, où la situation reste très tendue depuis le début du conflit entre Kiev et les séparatistes pro-russes.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a mis en garde Moscou mercredi :Erreur tragique« Qu’est-ce que tout ? »Aventurisme militaire“A la frontière entre l’Ukraine et la Pologne.

Bruxelles et Washington ont annoncé lundi qu’ils souhaitaient étendre les mesures disciplinaires prises contre la Biélorussie dans les prochains jours.

Sous la pression de l’UE, la compagnie aérienne biélorusse Belarus a annoncé que les Syriens, les Irakiens, les Afghans et les Yéménites avaient été bannis de Dubaï vers la Biélorussie. La Turquie a imposé les mêmes restrictions la semaine dernière.

L’Irak a annoncé un vol retour prévu jeudi pour au moins 200 personnes bloquées à la frontière, dont des femmes et des enfants.

Le président Loukachenko est au pouvoir depuis 30 ans et s’est entretenu lundi avec Angela Merkel. C’est le premier appel aux dirigeants européens depuis le début de la crise.

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Selon un porte-parole du Premier ministre, il a appelé lundi Loukachenko à trouver une issue humanitaire et permettre aux Nations unies d’intervenir.


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