Crise des Antilles : les dirigeants veulent éviter un grand incendie en vue de 2022.

“On savait qu’on hésitait à vacciner, avoue le conseiller du ministre, mais personne n’aurait pu prévoir que ce serait si violent.” Depuis une dizaine de jours, les mouvements sociaux ont enflammé Guadloop et la Martinique. Des étincelles de protestation ? Vaccinations obligatoires pour le personnel soignant et les pompiers du 15 novembre – Depuis, elle a été reportée au 31 décembre. Ce jour-là, une grève générale est déclenchée en Guadeloupe. Après cela, une scène de violence éclate. La manifestation s’est rapidement étendue à la Martinique, bloquant des zones importantes de l’activité économique de l’île.

Confronté à des incendies de voitures, des pillages et des scènes de tirs à balles réelles visant la police, le gouvernement a d’abord réagi avec fermeté. “Le rétablissement de l’ordre public et des bonnes mœurs est un préalable à tout débat”, a assuré mardi le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin à l’Inter française. La veille, en raison de l’urgence de la situation, le chef de l’Etat avait commencé à réagir lors du déplacement à Amiens (Somme). “Notre priorité est de convaincre le chef de l’Etat que la vaccination est la meilleure solution”, a-t-il assuré. Et le président « doit maintenir l’ordre public » pour montrer sa fermeté en évoquant des « situations extrêmement explosives » liées au « contexte régional » et aux « tensions historiques ».

“Priorité absolue” pour la sécurité

Parmi les cadres, la situation aux Antilles est scrutée. “C’est clairement une source d’inquiétude et glisse les conseillers. La situation reste tendue. La crise polymorphe soudaine semble refléter les thèmes abordés au début de l’élection présidentielle. la sécurité d’abord. Gérald Dalmanin a sans doute annoncé l’envoi d’une cinquantaine d’agents pour le RAID et le GIGN samedi dernier. ” L’intérieur fonctionnait et avait un autre conseiller auprès des cadres. C’était une priorité absolue. ” Une voiture de police a de nouveau tiré dans le quartier Vieux-Bourg des Abymes (Guadeloupe) vendredi soir. Quatre journalistes ont également été visés pour une fusillade à Fort-de-France jeudi-vendredi soir.

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Il ne fait aucun doute que les cadres sont en position de faiblesse, mais les opposants se sont précipités dans la brèche, entraînant la droite et l’extrême droite. “La violence, le pillage est l’acte d’un voyou qui ne reflète pas les revendications sociales ou qui n’est pas lié à la vaccination obligatoire”, ajoute l’un des deux conseillers déjà cités. Au sein du gouvernement, nous essayons de déminer. “On constate une légère amélioration en Guadeloupe. Ça revient à la normale. En Martinique, il y avait encore des fusillades hier soir, mais il n’y a plus d’émeutes comme le week-end à Fort-de France.” Mais hier soir, Pliez. bureau a été détruit avec précision et la station-service était en feu.

“La question fondamentale est l’inégalité.”

Une autre raison pour laquelle les cadres s’inquiètent est la vieille méfiance à l’égard de la vaccination. Seul un tiers de la population est vacciné en Guadeloupe (35% en Martinique), contre 77% à l’échelle nationale. L’envie de prendre soin de soi, le scandale du Chlordecon… Les raisons de se méfier d’une grande ville sont nombreuses. “L’enjeu pour le gouvernement est de comprendre les bonnes personnes. 90% des soignants sont vaccinés”, souligne Christiane Rafidinarivo, chercheuse invitée au CEVIPOF. Mais le point de départ de la polémique vient de l’attitude négative de ces mêmes soignants. « C’est paradoxal, admettent les politologues. Lundi, Emmanuel Macron s’est voulu positif. “Il y a une conformité croissante à la vaccination”, a-t-il assuré. Néanmoins, le gouvernement a desserré les rênes et reporté l’obligation vaccinale au 31 décembre.

Au-delà de la crise sanitaire, la polémique concerne aussi les frais de subsistance, le chômage des jeunes ou encore le prix de l’essence. Sur les deux Antilles, près d’un tiers de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, contre 14 % dans les métropoles françaises. En Guadeloupe, le taux de chômage (19,3 %) est plus du double de celui de la France métropolitaine. « La crise sanitaire agit comme une personne exposée à une fatigue sociale très profonde et profondément ancrée », explique Justin Daniel, professeur de sciences politiques à la West Indies University. La crise actuelle renvoie à un modèle de développement territorial. ”

“La question de fond est inondée avec Christian Rafidinarivo. C’est l’inégalité. La difficulté, c’est de se demander comment on peut maintenir la cohésion sociale”, a déclaré l’exécutif qui s’en est pris à la gauche. J’ai répondu que la difficulté était ancienne. Et le cœur de la crise vient de la résistance aux vaccins. « J’ai un problème de tension, mais je n’ai pas de malaise général, donc j’ai envie de croire en un conseiller. Oui, il y a un problème social. Oui, la crise sanitaire est passée. Mais partout en France. La seule annonce par le gouvernement sur les questions sociales est de financer l’emploi de 1 000 personnes pour soutenir les jeunes dans un avenir prévisible. Le ministre de l’Outre-mer effectuera également un accompagnement et une formation spécifiques annoncés vendredi.

Tiré à la poudre autonome

Vendredi, le ministre des Affaires étrangères a ouvert la première ligne d’attaque à ses ennemis, se disant “prêt” à parler d’autonomie des territoires étrangers. Il s’attire les foudres des candidats à la présidentielle comme Marine Le Pen. « Pour tenter d’acheter un séparatiste radical, le gouvernement s’est dit prêt à lâcher la Guadeloupe et a répondu aux patrons guadeloupéens ce samedi. Ce n’est pas ce à quoi la Guadeloupe s’attend ! Attendre que la nation soit protégée et respectée. perspectives d’avenir.”

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A droite, les candidats à la primaire LR mettent également en garde contre le risque d’affaiblissement de l’unité nationale. “Nous ne pouvons pas nous permettre de remettre en cause notre attachement à la France à l’étranger”, a prévenu Michel Barnier. “On ne négocie pas l’unité de la communauté nationale pour faire face aux militants”, a dominé le patron du sénateur LR Bruno Rutairo. “Les droits ont découvert que la République a une domination”, a-t-il perdu son conseiller. “On confond indépendance et autonomie, secondes revendications, et les mêmes qui tapent ça veulent plus d’autonomie pour la région de la métropole France !” Ce sujet d’autonomie a été ajouté. C’est le fantôme d’une nouvelle flambée de fièvre, sociale et sanitaire approcher des cadres? “La campagne se termine dans cinq mois. Nous n’en sommes pas là. La sécurité se rétablit. Les problèmes sociaux et économiques sont anciens. Nous devons poursuivre le dialogue.”


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