Crise entre l’Algérie et la France : Jean-Yves Le Drian calme le jeu


La querelle entre l’Algérie et la France continue de faire couler beaucoup d’encre des deux côtés de la Méditerranée. Après que le président algérien Abdelmadjid Teboon a montré sa cruauté, affirmant qu’il ne ferait pas le premier pas pour reconstruire une relation diplomatique plus sincère avec la France, Paris a poursuivi son geste d’apaisement des rizières. La semaine dernière, le président français Emmanuel Macron a repris son travail avec Alger, l’informant qu’il “regrette la polémique et les malentendus provoqués par les propos rapportés” et qu’il est “fortement obsédé par le développement des relations dans la rizière”. Premier signe de détente, Ramtane Lamamula, chef de la diplomatie algérienne, s’est félicité de ces déclarations, voyant “le respect de l’Etat algérien”.

Au premier plan cette semaine, Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères et du Développement international.Dans les entretiens quotidiens mondeCe dernier a confirmé que la France souhaitait une relation “confiante” et un “partenariat ambitieux” avec l’Algérie.

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Paris propose un “partenariat ambitieux”

Selon des propos rapportés par, le président Emmanuel Macron a provoqué la colère d’Alger en octobre en le blâmant. monde, Le système « politico-militaire » de l’Algérie qui maintient une « rente commémorative » centré sur la guerre d’indépendance et l’ancienne nation coloniale de la France.

Selon le quotidien, il a également remis en cause l’existence de “l’Etat algérien” avant la colonisation française et évoqué une vive réaction de la société algérienne. L’Algérie a alors rappelé l’ambassadeur à Paris et interdit au territoire de survoler le territoire aux avions militaires français qui ont rallié le Sahel.

Depuis, le président français a exprimé des “regrets” de la polémique qui a surgi, se disant “fortement obsédé par le développement” des relations bilatérales. Alger, qui a finalement envoyé le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamula à la conférence de paix de Paris en Libye le 12 novembre, a publié un communiqué. « Il peut y avoir des malentendus, mais cela ne remet pas en cause l’importance de notre attention sur la relation entre les deux pays », a souligné Jean-Yves Le Drian. “Nous devons maintenir ce lien de respect de la souveraineté et une volonté commune d’aller au-delà des procédures pour trouver une relation apaisée”, a-t-il ajouté.

“Nous avons un lien ancré dans l’histoire. Nous espérons que le partenariat franco-algérien sera ambitieux”, a mis en ligne vendredi 19 novembre le site Internet du journal, dans cet entretien, a déclaré Jean-Yves Le Drian. “Quand on connaît notre histoire, il est logique qu’il y ait des récidives occasionnelles de plaies, mais il faut aller au-delà pour trouver une relation de confiance”, a-t-il soutenu.

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Acteurs locaux influents

Selon Hasni Abidi, directeur du Centre d’études du monde arabe et méditerranéen à Genève (Suisse), c’est une question régionale de la Libye au Mali qui justifie ce mouvement, plutôt que les relations bilatérales elles-mêmes. La tension à Paris. L’Algérie est un acteur régional influent non seulement au Mali mais aussi en Libye.

Jean-Yves Le Drian a plaidé pour que l’Algérie s’implique de toute façon davantage dans la résolution du conflit au Mali – un accord de paix entre Bamako et des groupes armés dans le nord du pays a été signé en 2015. Signé – et son président algérien Abdel Majid Theboon a déclaré il était prêt à « venir en aide » au peuple malien face à une attaque zihadiste en expansion, si cela lui était demandé.

“L’avantage de l’Algérie, c’est qu’elle ne fera que s’impliquer davantage dans la mise en œuvre de ces accords”, a déclaré le chef de la diplomatie française sans détailler.

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