Crise hospitalière : à Valenciennes, la solution des médecins « entrepreneurs »


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Le Dr Nabil Elbeki s’est précipité au bureau et le téléphone lui a collé à l’oreille. « Vous arrivez à l’heure du muscle », murmura-t-il avant de terminer la conversation. Dans le coin de la pièce, le Dr Elbe Bisio hoche la tête. « Il y a toujours du mouvement après le retour de vacances », dit-il. Vie quotidienne intense, Centre hospitalier Les Valenciennois pour lesquels ils travaillent doivent avoir une gestion post-pandémique. Les deux hommes ont une fonction que l’on ne retrouve nulle part ailleurs en France, la tête de poteau, qui rend la respiration encore plus courte.

Dans cet hôpital, ces médecins ont des responsabilités administratives importantes. Ils embauchent du personnel du service pour gérer leurs investissements et leurs dépenses (tant qu’ils sont inférieurs à 75 000 €). Il faut aussi avoir un budget équilibré. « Nous sommes devenus un petit entrepreneur », s’amuse le Dr Elbeki, chef des services d’urgence, de soins intensifs, d’anesthésie et de médecine générale. Au cours d’une gorgée de café, le Dr Bisiau approuve :

Bonne situation financière

Depuis la mise en place de la gestion décentralisée en 2009 et de 14 pôles, Valenciennes présente une situation financière rare à souligner dans le paysage français. Les hôpitaux sont équilibrés ou dégagent 1 à 2 % de surplus chaque année. “Les coûts de structure ont été réduits. Notre gouvernement ne compte que 5% de personnel non médical, mais les hôpitaux en moyenne plus de 33%”, a déclaré le directeur de l’établissement Rodolphe Bourret. Les entraîneurs valenciennois louent leur amour pour le bilan, mais expliquent que leurs intérêts restent clairs. “C’est au profit des soins. On essaie de ne pas gaspiller et d’aller le plus loin possible pour le patient”, assure le Dr Elbeki. C’est ma gestion avec un bon père de famille.

Service limité. 2 mois pour 1 € sans engagement

Efficacité reconnue par les riverains. « 30 % des patients qui ne viennent pas de notre bassin finissent par connaître la qualité des soins », veut-il croire au Dr Elbeki. Depuis la mise en place de cette gestion décentralisée, les hôpitaux ont en fait doublé leurs capacités, passant de 175 000 consultations à 350 000 et de 15 000 interventions chirurgicales à 35 000 par an. Rodolphe Bourret explique qu’il a pu démarrer des services de chirurgie de la main en moins de trois mois. .. Nous serons plus rapides car les médecins pourront connaître les besoins de leur centre. Dès le début de la Pandémie Covid, où l’Hôpital de Valenciennes a réorganisé son service des urgences. “Je comprends que le premier signal d’avertissement doit être préparé lorsqu’il arrive d’Italie. Le Dr Elbeki se souvient. J’ai pu adapter le service directement sans passer par le gouvernement central.”

directeur du docteur

Cependant, il y a un prix à payer pour cette opération. Les activités extrêmes sont souvent moins axées sur les soins médicaux que sur les activités administratives. Soutenu par des managers de santé devenus des « mini DRH » dans chaque secteur, Mikan avoue que « 75 à 80 % de la vie quotidienne » est dédiée au management. “Le Dr Elbe Bisio admet que tous les médecins ne sont pas prêts à le faire. Quand il arrive de présenter notre modèle dans d’autres hôpitaux, certains confrères n’y parviennent pas. “Nous avons choisi ce métier pour soigner, mais nous pouvons faire les deux”, explique le Dr. . Elbeki, « tous ne sont pas destinés à être réalisateurs. 500 praticiens. Il y a une dizaine de Poleheads pour ça. Parfois le management naît ou a besoin de se former. » Des stages de volontariat ont également été mis en place avec des établissements d’enseignement supérieur de la région.

Cependant, malgré sa bonne situation financière, les centres hospitaliers ne sont pas touchés par la fatigue de certains soignants touchés par la crise sanitaire. Et si le chef et le soignant de Paul interrogés ne tarit pas d’éloges sur le « modèle valenciennois », la voix de la dissonance est toujours audible. Comme partout (10 % des infirmiers sont vacants en France), Valenciennes a connu le désengagement de son personnel médical d’urgence. « Ils ne peuvent plus l’accepter », nous garantit un représentant de l’Union du Sud.

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Dans sa chambre, juste à l’extérieur de l’hôpital, un syndicaliste désigne une enveloppe sur son bureau. “Démission de l’aide-soignante. Elle part travailler sur la chaîne de montage Toyota. Elle ne supporte plus l’ambiance ici”, confie-t-il. Selon lui, l’erreur est le « taux d’enfer ». “Il faut déplorer le départ des ambulanciers. Néanmoins, les gens sont épuisés par la crise sanitaire”, confirme le Dr Visio, qui avance une explication plus détaillée. Pour y remédier, Paul, dirigé par le Dr Elbeki, a également mis en place une mission pour s’occuper de la qualité de vie du personnel médical d’urgence. Ceux qui réagissent rapidement. “C’est aussi un contrôle polaire”, conclut-il.


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