Crise post-Brexit : Ultimatum à la Grande-Bretagne sur le permis de pêche français

La France a prévenu jeudi la ministre de la Mer Annick Girardin qu’il “voyait le non-respect de la signature par la Grande-Bretagne”. Et Paris va solliciter une réunion au niveau européen et “passer à l’acte” pour expliquer qu’il prétend que le permis de pêche post-Brexit n’a pas été accordé vendredi soir.

“Nous avons un permis de 1 004 et en attendons toujours 94. Ce n’est pas une anecdote, c’est capital. Ce sont des pêcheurs, des familles. Un emploi en mer signifie quatre emplois à terre.” Commission des affaires européennes. En vertu de l’accord Brexit signé entre Londres et Bruxelles fin 2020, les pêcheurs européens peuvent continuer à travailler dans les eaux britanniques s’ils peuvent prouver qu’ils pêchaient auparavant dans les eaux britanniques. Cependant, la France et le Royaume-Uni discutent de la nature et de la portée des pièces justificatives fournies.

Des sanctions possibles ?

Le ministre a une nouvelle fois salué le travail constructif sur Guernesey, anglo-normand, tout en déplorant les “tactiques retardées” de la Grande-Bretagne pendant 11 mois après la signature de l’accord.

Actuellement, il manque le nombre maximum de licences françaises dans la zone des 6-12 milles britanniques. “Il manque encore 53 permis, dont 40 nécessitent des navires de remplacement”, un nouveau bateau acheté par des pêcheurs pour renouveler leur flotte, Londres a pour l’instant refusé d’envisager des priorités.

“Si toutes les licences ne sont pas accordées demain soir (date limite fixée par Bruxelles pour le règlement des différends de pêche à Londres, ndlr), la France demandera une réunion du Conseil de partenariat”, après le Brexit. la signature par le Royaume-Uni », qui doit garantir l’application de l’accord, a déclaré Mme Girardin. “Il y a aussi la capacité de décider des sanctions (…) C’est la Commission qui engagera les poursuites et les mesures de rétorsion en cas de mise en œuvre.”