« Devenir Président » « Bonnet de nuit » Michel Barnier

“Je ne sais pas si j’aime ça, mais je gagnerai le jour des élections. D’ailleurs, c’est une surprise par rapport à ce que j’ai entendu avant. ” Dans une autre vie, Michel Barnier aurait pu être footballeur professionnel .il y a. Tel un sportif qui parle le langage du bois, les anciens commissaires européens font semblant d’ignorer la bruyante musique d’automne. Le troisième homme du scrutin est reconnu par de nombreux élus comme un favori du Parlement républicain (LR). Désignez un candidat de droite pour l’élection présidentielle de décembre.

« Si nous votons demain, il prendra la tête au premier tour », décide le sénateur. Michel Barnier bénéficie du bonus de fidélité. Contrairement à Xavier Bertrand et Valérie Pécrès, il ne quitte jamais la fête et est ravi de se souvenir de lui. ” Les militants veulent les sanctionner, jugent les dirigeants LR. Leur retour au parti est un aveu de péché. ” Le président d’une grande fédération a déclaré que depuis l’abandon des élections primaires j’étais abasourdi par le profil du nouveau LR membres du département. La majorité des pro-Barnier a décidé de soutenir l’ancien ministre. Ce dernier profite enfin de l’ambiguïté bienveillante de Laurent Voquier, l’ancien patron du parti.

“Favori, frappe”

Les aides-candidats rejettent le statut de “favori”. Dans les sports comme la politique, les costumes ne sont pas confortables à porter. “Favoris, on les a attaqués”, sourit la jeunesse élue. Pourtant, l’équipe de Michel Barnier a revendiqué le parrainage d’environ 550 fonctionnaires élus jeudi. Enquête approfondie de France Télévisions Avec 101 présidents fédéraux, il promet une majorité de leur soutien (mais notons que 33 de ces exécutifs ne savaient pas encore pour qui voter). “Il était sous-estimé par tout le monde”, a déclaré le député LR François Cornut Gentille.

Service limité. 2 mois pour 1 € sans engagement

Comment on est venu ici? Au printemps dernier, Michel Barnier évoquait la politesse méprisante chez LR. Nous admirons son curriculum vitae et sa taille en tant qu’homme politique. Il n’y a plus rien. Les candidats modestes ont trop longtemps quitté la scène nationale.Comme la gloire du vieil Hollywood Superproduction, Il a besoin de décorer le conseil d’administration de l’école primaire. En juin, un proche d’un autre candidat l’imagine comme le ministre des Affaires étrangères du champion.

La relève a eu lieu début septembre. Michel Barnier est félicité par les députés lorsqu’un jeune républicain retourne à l’école à Flower Park. “Un tournant interne”, a déclaré l’adjudant de Paris Bridget Custer. Quelques jours plus tard, il se produit à sec, mais remarqué pendant l’ère parlementaire de LR. Il réitère la mise en place de la seule proposition de droite pour franchir le mur du son, le « Moratoire sur l’immigration » en lien avec le « Bouclier constitutionnel ». Les militants le soutiendront le 25 septembre. En remplissant le primaire ouvert, ils fournissent à l’apôtre de la loyauté un argument contre ses ennemis. “Nous avons restreint le vote, ce qui est en sa faveur”, analyse l’adjudant.

Calme… ou “ennuyeux” ?

Le profil plaira aux membres. Le 26 octobre, Michel Barnier a donné une conférence publique à Maisons-Alfort (Val-de-Marne). Les militants louent sa “taille” et sa “présence”. « Il a une position internationale et une expérience des gros dossiers, avoue Jean-Paul, 69 ans. “C’est le président”, résume Roger, 75 ans. Une formule souvent entendue parmi les cadres LR. Sur place, Michel Barnier n’augmente pas l’audience. Le silence domine et les applaudissements sont polis. Les candidats dévoilent la méthode, pas le programme exact comme Valérie Pécrès. Il dénonce l’exercice “solitaire” du pouvoir d’Emmanuel Macron et revendique l’expérience solidaire du Brexit “collectif”. “Le président élu héritera d’un pays exsangue et défendra Bridget Kster. Il sera difficile de gouverner.”

“Il sur-théorise le président de la IVe République, qui sauve le ministre. C’est un peu court”, s’inquiète le stratifié LR. A droite, il n’y a pas que le soutien de Michel Barnier. Le coup pleut. Se réclame-t-il de la fidélité à LR ? Il sollicite le soutien de Macron, qui préside la Commission européenne, et aurait poussé la candidature de son fils à la liste de la majorité européenne 2019. Une démarche de loyauté morale comme Hwiyoung. S’il est nommé, le macroniste se fera un plaisir de prendre la parole, « avertissent les cadres LR.

Michel Barnier se fait-il passer pour un homme doux ? Ses critiques le considèrent “ennuyeux” avant tout. C’est un euphémisme : le mec n’est pas un tribun hors pair et n’a rien dans Nicolas Sarkozy en 2007. “C’est un dernier verre”, perd un cadre. Il existe de nombreux piliers LR qui disent « Michel ? Bar, Michelle ». Son discours au sénateur LR mardi a été considéré comme ennuyeux par certains. « J’ai dû réveiller les gens derrière la classe », s’amuse le parlementaire. Le soutien d’un autre candidat au Congrès se demande : « N’est-ce pas un jeu ? Je suis sûr que les gens veulent garder la position présidentielle loin de la communication après Macron. Bridget Kster constate que ce profil est dans l’air du temps. “La France a maintenant besoin d’un homme rassurant comme Barnier.”

“Je ne vois pas son message politique”

Les sceptiques ont enfin du mal à identifier ses frontières politiques. Valérie Pécrès se fait passer pour une femme réformatrice et Xavier Bertrand fait l’éloge de la république territoriale, mais Michel Barnier ? “Il joue une attitude, mais je ne vois pas son message politique”, glissent des cadres de LR. Les proches du candidat admettent que le message est encore « abstrait », mais le délai jusqu’à l’élection présidentielle est encore long.

A droite, Michel Barnier n’a pas d’ennemis intimes. Les fonctions européennes sont obligatoires et il s’éloigne de la guerre civile des droits ces dernières années. Certains doutent de la capacité à prendre de l’élan et à conquérir l’Elysée. L’ancienne ministre a oscillé aujourd’hui entre 8 % et 10 % des intentions de vote, loin derrière Marine Le Pen et Emmanuel Macron. “Je crains que les militants s’amusent et gagnent le perdant”, a-t-il déclaré, inquiet pour le cadre. Le chef est réservé avec son attitude solennelle. “La prochaine élection présidentielle pourrait être calme et en colère, mais l’espace politique de la raison a déjà été remplacé par Macron. Quelle est la différence entre les deux ? Je ne sais pas.”

Vote utile pour le problème

Personnellement, le candidat n’a guère à se soucier de ses modestes sondages. Il décide qu’il bénéficiera de la dynamique lors des élections par les membres. “Il y a une vraie marge de progression parce qu’il est tristement célèbre sur le tard. L’intention du vote ne veut rien dire aujourd’hui. Les gens ne se demandent toujours pas s’ils veulent être président en 2022”, a-t-il déclaré, estime le directeur d’Opinion Research François Cornut Gentille. Avec Sofure.

Application L’Express

Analyse et décryptage du suivi où que vous soyez

Téléchargez l'application

Téléchargez l’application

Les membres de LR prévoient un parlement en décembre dans le cadre d’eux. Le destin de Michel Barnier, comme de ses rivaux, est conditionné par une question. C’est le poids du « vote utile » dans le choix des militants. Quel compromis font-ils entre raison et passion ? Vous devriez remettre en question l’existence de Dieu, car les réponses sont divisées sur la droite. Promis, les prochaines semaines seront décisives pour Michel Barnier. S’il comble l’écart avec ses rivaux -Xavier Bertrand en tête (crédité de 13 % à 15 % d’intention de vote) – cette question perd toute son essence. Michel Barnier arrive au Congrès en position de favori. Sinon, le suspense s’achèvera le 4 décembre.


avis

Chronique

SharmaniAbnoussé Shalmani

Chronique

Christoph Donner, écrivain.Christoph Donner

Chronique

Nicolas Bouzou, économiste et essayiste, est le fondateur et directeur du cabinet de conseil Asterès.Nicolas Buzo

Chronique

Abnoussé Shalmani