Emmanuel Macron est candidat à l’élection présidentielle (même s’il ne l’a pas dit…)

« C’est pourquoi, dans cet esprit de conquête et de continuité du travail accompli, je veux vous dire mes chers compatriotes, je suis le deuxième candidat à la présidence de notre pays. Je pense. » C’était tout ce qui manquait. Ou il y a quelque chose comme ça pour compléter les 27 minutes (longues) que le chef de l’Etat s’est adressées aux Français mardi soir. Mais encore une fois ces mots, le maître de sa montre, Emmanuel Macron, ne les a pas émis tant que les pandémies ont cessé de les confisquer. Pourtant, le collier aurait été plus simple. Le suspense, que cherchent à préserver un nombre croissant de ministres et de proches du président de l’Elysée, a assez duré.

En effet, le président de la République a décidé de faire ce discours sapant la résurrection de l’affaire Covid en France et même dans d’autres régions d’Europe. Quatre jours se sont écoulés depuis l’annonce. Selon le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, au sommet de l’Etat, il a fait part de ses “inquiétudes” face à l’épidémie “une légère reprise mais des certitudes à ce stade”. Cela devait être le point central. Il avait entre 8 et 9 minutes. Depuis au moins quelque temps, il est temps de clore le débat sur l’état du parcours santé avec une troisième dose. Cela ne concerne que les personnes âgées de plus de 65 ans. J’ai aussi eu le temps de caresser du poing la table, ce qui m’a rappelé l’importance des gestes barrières. Ce n’est pas le moment de culpabiliser. Insatisfaction croissante vis-à-vis du pouvoir d’achat Hausse des prix de l’énergie, C’est compliqué comme ça.

Enfin, sous forme de conditionnement, il est temps de rappeler à tous que le virus est encore présent pour des semaines, voire des mois à venir. En avril et mai prochains, j’ai compris que “la pandémie n’est pas terminée. Nous devons vivre avec le virus et ses variantes jusqu’à ce que la population mondiale entière soit immunisée”. Peur partagée par le ministre de la Santé Olivier Véran, ministre de l’épidémie depuis sa prise de fonction au début de la pandémie. Attention excessive. Même pour certains membres du gouvernement, ils s’intéressent davantage au bon fonctionnement de l’économie, celui du pessimisme, et donc de la fonction parfois agaçante. Olivier Véran estime depuis plusieurs mois que le virus va gêner la concurrence de l’Elysée, malgré les vaccins, les parcours sanitaires, les gestes barrières, et la bonne volonté des Français. “Richard, nous aurons une élection présidentielle sous Covid”, a-t-il chuchoté au président parlementaire Richard Ferrand avant le défilé du 14 juillet. Il est donc temps d’habituer les Français à l’idée.

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Évaluation, orientation et même quelques points de programme

L’élection présidentielle, qu’elle soit sous Covid ou non, se déroulera avec Emmanuel Macron. Y a-t-il un autre moyen de comprendre cette adresse aux Français ? Les presque 20 dernières minutes de son discours sont autant de petites confirmations informelles : elles prennent la forme de défendre son bilan depuis quatre ans – il a demandé quelques semaines à son ministre. Mais le président n’obtiendra jamais meilleur service tout seul – ; ou planifier pour un avenir proche et passer inévitablement par un deuxième quinquennat…

Cela s’est surtout aperçu dans la grande tilade consacrée au travail. La fameuse “valeur du travail” qu’Emmanuel Macron veut marquer pour sa future campagne. En Succès, “Running”: Des réformes de l’assurance-chômage seront appliquées à partir du 1er décembre, avec notamment une baisse des taux de chômage, des primes d’activité, des exonérations fiscales pour les heures supplémentaires, une augmentation des revenus des bas salaires, et les étapes suivantes…

Mais le président a clairement fait savoir qu’il ne voulait pas s’arrêter là. temps. Il a besoin de plus de temps, il semblait parler à ses compatriotes assis devant leur télé. Visez le « plein emploi ». Pour parvenir à « moins d’impôt sur le travail ». Par conséquent, “le travail paie toujours plus que l’inactivité”. Et, bien sûr, de pouvoir introduire la “mère de la réforme” des retraites, qui a dû être reportée par la pandémie. Emmanuel Macron a montré en 2022 qu’il ne pouvait plus décider de le remettre sur les rails pour permettre son grand travail. En veillant à ce que la pension ne soit jamais inférieure à 1000 euros, tant dans le public que dans le privé, et en fin de carrière complète. ”

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Pas grand chose à dire sur les bilans, les orientations, et même certains points de programme comme la construction de nouveaux réacteurs. C’est en effet la dédicace d’Emmanuel Macron de ce discours aux Français. Par le temps et le soutien. La déclaration anonyme s’est terminée par une conclusion patriotique et talentueuse : « Voyez ce que nous avons réalisé en agissant ensemble, unis. Nous n’y pensons pas. Réalisé. N’ayez pas peur.. Croyez en vous. En France. Un membre interrogé sur le calendrier de la future entrée « officielle » dans la campagne a avoué il y a quelques jours : .. La scène médiatique sans se déclarer candidat. » Et quoi de mieux que 30 minutes pour faire ça, sans conflits politiques ou journalistiques ?


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