Eric Zemmour fait l’éloge de l’école d’hier au détriment des croisés et de la polémique

Si Eric Zemmour a un thème particulièrement nostalgique, c’est un thème pédagogique. En déplacement à Ane, ce week-end, un candidat nationaliste a regretté sa scolarité passée et a fait de nombreuses références à la rentrée de l’année dernière, mettant fin à sa séquence pédagogique. “On m’a accusé de défendre le modèle de l’école d’autrefois, mais c’est une grande école, donc je prends ça comme un compliment”, poursuit-il. Dès lors, vendredi et samedi, il s’est attelé à démanteler méticuleusement les principes de l’éducation républicaine « après 1968 » et à imposer sa propre vision de l’éducation.

Selon Eric Zemmour, dans son souhait aux reporters, le tract distribué aux journalistes contenait un aperçu de l’école. Certaines des principales mesures ont été la suppression d’un collège unique et la création de classes par niveau, le retour des trois grandes filières au lycée, la reprise du port de la blouse à l’école primaire, ou encore l’interdiction de la “propagande”. “Idéalisme en classe” (compréhension : intervention des groupes politiques).

A Saint-Quentin, Eric Zemmour a poursuivi son attaque devant environ 700 personnes qui se sont déplacées pour l’entendre. “Au nom de l’égalité, nous avons réduit l’éducation, mais les principes de l’école n’est pas une inclusion mais un avantage”, a-t-il insisté devant ses militants. L’après-midi, il échangeait des questions pédagogiques avec une dizaine d’enseignants sélectionnés par son équipe. Dès lors, ont été évoqués : “responsabilité parentale”, “mettre l’enfant au centre du système”, logique “inverse”, “capacité” et “hiérarchie stricte avec notes” en supprimant les termes “miséricorde”. Devant le peuple conquis, le candidat s’en est pris au ministre de l’Education Jean-Michel Blankel. “Je croyais que c’était Jules Ferry. Il s’est retrouvé avec Najat Vallaud Belkasem”, a-t-il rigolé et jamais avare de bons mots. Cependant, il a argumenté face aux enseignants qui ont laissé entendre que la réduction du nombre d’élèves dans la classe était l’une des clés de l’amélioration du système éducatif. Dialogue avec les malentendants.

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Zemmour veut placer les étudiants en situation de handicap dans des structures spécialisées

Jusqu’au cas d’un étudiant en situation de handicap où Eric Zemmour dérape. “Je pense que l’attachement à l’inclusion est une mauvaise voie pour les enfants et les enseignants”, et défend le placement des enfants en situation de handicap dans des “établissements spécialisés” et garantit les polémiques. La prise de position qui a provoqué la contestation parmi les dirigeants de la classe politique, et la sévère condamnation de ses propos par la ministre de la Santé solidaire Sophie Krusel.

Constatant l’escalade de la polémique samedi, son équipe a publié un tweet modifié expliquant sa volonté d’introduire une “solution adaptée” et la nécessité d’agir “de manière réaliste”, en essayant d’éteindre le feu. Devant les médias, il a quelque peu reculé, pour la première fois, sans présenter les excuses publiques demandées par Sophie Krusel. “Je voulais dire que l’obsession des inclusions ne veut pas qu’on nous prive de penser à ces établissements spécialisés. Il essaie de se rattraper. On fait ça pour des raisons idéologiques. Il ne faut pas faire souffrir les enfants.”

Express

Cependant, ses collaborateurs ne permettent pas au sujet de cannibaliser la conférence de presse du candidat. Néanmoins, j’énumérerai de nouvelles suggestions pour remettre le français au centre de l’éducation à un autre moment. Parmi elles : un grand retour des cours de grec et de latin au secondaire, ou encore l’arrêt des études de langues étrangères au primaire pour se concentrer sur le français. Par conséquent, l’explication est clarifiée, mais bien sûr, il n’y a pas d’excuses ni de changements. C’est probablement sans controverse à l’école d’Eric Zemmour.


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