Éthiopie : les drones, une arme importante dans l’évolution récente de la guerre

Pourtant, le même jour, une attaque de drone contre un camp de réfugiés dans la région du Tigré (nord) a fait plus de 50 morts, selon des sources humanitaires. D’autres ont ensuite attaqué des moulins et des églises, tuant au moins 21 personnes, selon des médecins et des responsables.

Selon les Nations Unies, au moins 108 civils ont été tués dans des frappes aériennes qui auraient été menées par l’armée de l’air éthiopienne au Tigré depuis janvier.

Ces frappes mettent en lumière le rôle central que les drones de guerre ont joué dans le conflit qui, selon les Nations Unies, a tué des milliers de personnes et en a affamé des centaines de milliers.

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Ils font également peur aux civils, mais Addis-Abeba (ne commentant pas le programme de drones) semble préférer la guerre aérienne à l’envoi de troupes au Tigré, actuellement aux mains des rebelles.

Les pannes de communication et l’accès restreint aux zones ne permettent pas de savoir quelles armes sont utilisées, où et à quelle fréquence.

De plus, les informations des témoins peuvent ne pas être fiables et les drones peuvent être confondus avec des avions.

Pourtant, pour les analystes et diplomates interrogés par l’AFP, il est clair que l’Éthiopie n’hésite pas à prendre des drones de multiples sources et à les utiliser.

Des images post-attaque montrent que des drones iraniens, turcs et chinois ont été déployés ces derniers mois, et Wim Zwijnenburg, un expert en appareils au casque bleu néerlandais PAX, qui surveille le conflit en Éthiopie.

“”Je pense que l’Ethiopie est certainement le plus grand utilisateur de drones sur le continent en ce moment“, Il dit.

Le Premier ministre Abiy Ahmed a envoyé des troupes fédérales au Tigré en novembre 2020 et a limogé les autorités locales du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Le Front de libération du peuple du Tigré a contesté son autorité et l’a accusé d’avoir attaqué une base militaire.

Le TPLF s’est alors armé et a mené une contre-attaque, conquérant la majeure partie de la région fin juin 2021 et lui permettant d’avancer en Amharic et Afar voisins.

Les rebelles ont affirmé être arrivés à 200 km d’Addis-Abeba en novembre.

En décembre dernier, ils se sont repliés sur leur base du Tigré face à une attaque militaire des forces gouvernementales.J’ai promis de ne pas faire ce dernierpassez” régionale.

-Faire demi-tour-

Pour l’International Crisis Group (ICG), les frappes de drones, ainsi que les campagnes de mobilisation de masse, sont “Facteurs importantsDes intérêts du gouvernement.

Au-delà des frappes, cet équipement offre également des avantages significatifs en matière de surveillance militaire.

La situation actuelle de l’ICG est “Opportunité pour la paix“Mais avec le TPLF, il est peu probable que cela se produise en raison des attaques répétées de drones.

“”Les drones continuent d’attaquer les civils et les infrastructures“Ainsi, Kindeya Gebrehiwott prend la défense d’un porte-parole du TPLF contacté par l’AFP, qui accuse Abby de :Affaiblir l’initiative de paix“.

Le gouvernement éthiopien a déclaré :Dialogue nationalPour apaiser le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique.

Cependant, il n’est pas certain que le TPLF, qu’Addis-Abeba considère comme une organisation terroriste, puisse y participer.

Dans le même temps, certains partisans d’Abby et ses opposants considèrent le drone comme un outil légitime car la guerre n’est pas finie.

“”Le TPLF se prépare à une attaque majeure.Ils l’ont dit“L’ennemi libéré la semaine dernière, Eskinder Nega, a déclaré avec d’autres personnalités publiques, dont des responsables du TPLF.

“”Par conséquent, le gouvernement ne pouvait pas justifier de siéger vaguement.Il doit prendre ses précautions“.

-Civils de rechange-

Cependant, M. Eskinder souligne qu’il doit mener une attaque de drone. »Ne sacrifiez pas les civils“.

Ce dernier est loin de répondre à ce critère de déploration des humanitaires, notamment pour les camps de réfugiés.

Pour Zwijnenburg du groupe PAX, les pertes civiles sapent l’argument selon lequel de telles armes permettent un tir précis dans les zones de combat.

“”Cela montre que les drones ne sauvent pas toujours la vie des civils.Cela dépend entièrement de qui appuie sur le bouton“, Il dit.

Selon la Maison Blanche, le président américain Joe Biden s’est dit préoccupé par les frappes aériennes lors d’une conversation téléphonique avec M. Abby lundi.

Express

Dans un communiqué publié la semaine dernière, Amnesty International a réitéré son appel au gouvernement pour qu’il accorde l’accès au Tigré afin que l’attaque puisse faire l’objet d’une enquête.


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