Exclusif.Barnier, Bertrand, Pecres : ce qu’ils proposent pour sauver l’hôpital

Les trois anciens ministres (dont un agent de santé depuis deux ans) et responsables exécutifs locaux, Xavier Bertrand, Michel Barnier et Valérie Pécrès, envoyés en France entre fermetures de lits et réduction du travail.La situation critique d’un hôpital public ne peut être ignorée. Manque général de conditions et de ressources. Comment y remédier ? Quelles sont les priorités pour sortir une institution d’une crise qui dure depuis des décennies ? A travers la primaire républicaine, les trois candidats à la présidentielle ont accepté de publier à L’Express une solution une fois mise en place à l’Elysée pour sauver les hôpitaux publics.

Barnier : “J’ai besoin de l’impact du charme”

La France a une dette énorme envers ses soignants et les hôpitaux publics. Ils ont affronté cette terrifiante pandémie avec un grand professionnalisme et un grand courage. Je souhaite engager un grand plan de recrutement, de formation et d’investissement pour les hôpitaux publics. Ce choc fascinant est nécessaire pour arrêter de décourager les vocations. Il s’agit d’améliorer les conditions de travail et de réduire la charge administrative des hôpitaux. La mission de l’hôpital n’est pas d’appliquer les normes, mais de les soigner !

La proportion de personnel non infirmier en France (34 %) est bien plus élevée qu’en Allemagne (25 %), alors que dans le même temps, les salaires du personnel infirmier sont nettement inférieurs. Réduisez ces coûts en luttant contre cette surgestion, en investissant dans des technologies numériques qui simplifient les tâches et en organisant une meilleure collaboration entre les hôpitaux et les soins de santé de la ville.

Service limité. 2 mois pour 1 € sans engagement

Cela augmentera effectivement le salaire offert par Ségur de la santé, mais vous permettra aussi de payer des heures supplémentaires, d’embaucher et d’investir dans du matériel dernier cri. Il faut aussi s’occuper de l’interne qui joue un rôle déterminant à l’hôpital. Ségur de lasanté a malheureusement raté une formidable opportunité, un patch qui n’a pas abordé les problèmes de fond des hôpitaux et des soignants.

Bertland : “Renvoyer nos soignants au centre de notre hôpital.”

Notre système de santé a besoin d’une autre réforme. Le système devra être reconstruit pour les 20 prochaines années. L’accent doit être mis sur l’aidant. Aujourd’hui, un tiers des postes hospitaliers sont des cadres et un quart des Allemands sont des cadres. La gouvernance hospitalière doit être plus médicale. Je souhaite ramener l’aidant au centre de l’hôpital. Arrêtez d’une manière ou d’une autre d’attribuer des Numers Clausus et augmentez réellement le nombre de médecins formés.

Infirmières, aides-soignantes et verrues (infirmières de bloc opératoire) ne prennent que ces exemples et font des plans à grande échelle pour l’attractivité de la profession. Il ne s’agit pas seulement de salaires, il s’agit de conditions de travail, de logement, de perspectives de carrière, de vérification de l’expérience et de la perception que la société leur doit généralement. De toute évidence, la bonne solution doit être globale. La santé doit fonctionner sur deux jambes : la ville et l’hôpital.

Pécrès : « Reconstruire un hôpital public au service des malades »

Face à la crise, l’hôpital a tenu le coup, mais combien cela a-t-il coûté ? Notre soignant a été durement touché. Résultats : Nombreuses démissions, fermetures de lits, pénurie de médecins. Cela menace la qualité des soins. Je veux plus de soignants à l’hôpital. Nous souhaitons former et embaucher 25 000 soignants supplémentaires car nous devons passer plus de temps au lit pour recentrer l’État sur les trois missions d’éducation, de protection et de traitement. Sur la base de l’évaluation des usagers de l’hôpital, les besoins qui sont systématiquement collectés et divulgués sont brillants, nous allons donc commencer à auditer l’investissement nécessaire.

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Nous voulons donner plus de liberté et de responsabilité aux professionnels de santé qui sont en charge de l’investissement et du recrutement. Les contraintes bureaucratiques qui génèrent trop de frais administratifs au détriment des frais médicaux devront être considérablement réduites. Les hôpitaux pourront choisir un statut de Fondation plus flexible, comme les centres de cancérologie. Nous espérons que l’organisation sanitaire locale présidera l’organisation sanitaire locale et établira une coopération étroite entre les hôpitaux publics et privés et les médecins privés. Le financement des hôpitaux est plus pertinent pour les efforts de qualité, comme le temps maximum pour obtenir un rendez-vous. Enfin, je suis pleinement conscient de la mission des services publics de mieux intégrer les services d’urgence des hôpitaux privés dans le système de santé.


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