Exclusif. Eric Zemmour : A l’hôpital, “une situation adaptée au tiers-monde”

Jusqu’à présent, hormis les propos polémiques sur les “hôpitaux de siège” et la nécessité de supprimer l’assistance médicale nationale, les annonces et discours d’Eric Zemmour n’ont rien à voir avec les hôpitaux publics, ni directement ni indirectement. Dès lors, L’Express revient sur sa vision de ce qu’il juge « catastrophique » de la situation hospitalière et sur sa solution pour sortir l’hôpital de la crise qui l’enlace et s’intensifie depuis plusieurs années, a presque demandé le candidat. maintenance.

L’Express : Et un hôpital public aujourd’hui ?

Eric Zemmour : Les hôpitaux publics sont dans un état catastrophique des décennies plus tard, sous la doctrine de la rentabilité économique et un cadre réglementaire public complexe et strict. Résultat : la dette hospitalière n’était pas si élevée de l’ordre de 30 milliards d’euros. La réponse de l’État à travers l’ARS a été de rééquilibrer systématiquement l’hôpital en s’appuyant sur deux mesures : la suppression de postes pour non-remplacement du personnel hospitalier et le sous-investissement public dans les hôpitaux. ..

Service limité. 2 mois pour 1 € sans engagement

A cela s’ajoutent les inquiétudes des professionnelles en soins, dont la violence augmente d’année en année.

L’épidémie de Covid a-t-elle permis de faire la lumière sur la crise qu’elle traverse ?

Tout d’abord, rendons hommage au grand dévouement de tous les professionnels de la santé. La crise du Covid a mis en lumière la dégradation sans précédent des hôpitaux français que le monde entier nous enviait. Il n’y a pas de masques, blouses, gants pour les soignants, ni organes respiratoires pour le service de réanimation ! Bref, c’est une situation adaptée au Tiers-Monde.

Quels sont les principaux dysfonctionnements, selon vous ?

Le financement actuel des hôpitaux ne permet pas aux hôpitaux de fonctionner correctement. T2A vous permet de financer vos activités actuelles, mais pas des investissements immobiliers ou des plateformes technologiques lourdes (salles d’opération, plateformes d’imagerie modernes). Notre système hospitalier n’est pas non plus assez flexible pour faire face aux épidémies graves comme le Covid et aux tensions saisonnières comme la grippe et la bronchiolite. Enfin, il y a pénurie de stock stratégique de masques, gants et équipements pour faire face aux futures pandémies.

« Retrouver l’autonomie dans la gestion hospitalière en supprimant l’ARS, qui s’est avérée peu utile dans la gestion de la crise du Covid. »

Que faut-il changer dans le système de santé ?

Retrouve l’autonomie de gestion hospitalière en supprimant l’ARS, qui s’est avérée peu utile dans la gestion de la crise du Covid. Il convient de supprimer ces institutions et d’organiser des opérations plus rapprochées et plus autonomes entre les groupements hospitaliers, les régions et les préfectures. Il faut aussi libérer les médecins du contrôle administratif, qui est presque le deuxième emploi à temps plein pour les médecins.

“Même dans les lieux de soins (notamment en cas d’urgence), il faut prévoir la sécurité du lieu de soins et le rassurer.”

Les soignants abandonnent leurs rangs, mais comment rendre les hôpitaux publics à nouveau attractifs ?

L’urgence absolue est de redonner du sens au travail à l’hôpital, que ce soit pour les médecins ou les soignants. Les hôpitaux doivent être repensés en mettant l’accent sur la qualité des soins et la modernisation des équipements. Il y a un besoin urgent d’exprimer des besoins, d’investir en priorité pour une meilleure prise en charge des Français, et de retrouver confiance et joie dans le travail que les soignants ont bien fait.

Application L’Express

Analyse de suivi et décryptage où que vous soyez

Téléchargez l'application

Téléchargez l’application

De plus, les zones de soins (en particulier en cas d’urgence) doivent disposer d’un plan de sécurité pour la zone de soins afin de rassurer la sécurité. Tout cela contribue à restaurer l’attractivité de la profession hospitalière.


avis

Chronique

Robin Rivaton, essayiste, membre du Conseil d'évaluation scientifique de la Fondation pour l'innovation politique (Fondapole).Robin Rivaton

Journal libéral

"Si ce n'est pas faux quand de nombreux économistes prestigieux viennent dire que c'est le bon moment pour emprunter aujourd'hui, ils s'expliquent pour la mauvaise raison."Considérez Alan Madran.Alain Madelin

Chronique

"Au contraire, la diabolisation n'a pas retardé la montée continue des voix du Rassemblement national, devenu le Rassemblement national."Cela me rappelle Abnousse Shalmani.Abnoussé Shalmani

Chronique

Nicolas Buzou (P. CHAGNON / COCKTAIL SANTÉ)Nicolas Buzo