Finlande-France : “Dans ma carrière, on se souvient des chiffres”, garantit Hugo Lloris

Hugo Lloris sera titulaire et capitaine ce mardi soir en Finlande, malgré une rencontre désintéressée de l’équipe de France. Didier Deschamps l’a annoncé en conférence de presse quelques minutes après le passage du gardien français. Au stade olympique d’Helsinki, un acteur majeur des médias français a assuré que “nous avons tout fait pour bien récupérer et nous préparer au mieux”.

C’est un match important pour la Finlande, pas pour la France. Où est votre motif ?

Hugo Lloris. Comme vous le dites, nous avons fait le travail. Nous sommes qualifiés. Mais quand vous portez ce maillot, vous êtes toujours obligé de résultat. Trouver des défis est toujours important. On mise sur l’idée de finir avec succès l’année dans le blues.

Certains joueurs pensent-ils que ce jeu peut être différent ?

J’ai une mise beaucoup plus petite que lors du match précédent. Il y a une réflexion de la part de l’entraîneur et du staff concernant la composition de l’équipe. Nous connaissons le contexte. Les Finlandais peuvent écrire l’histoire (Note de la rédaction : ils n’ont jamais joué les phases finales de la Coupe du monde). Ils se lancent dans un jeu difficile à intégrer dans le barrage. Il y a une ambiance. Dans les climats rigoureux, le terrain sera plus difficile que le Parc des Princes. Mais il faut tout faire pour jouer un match international. Je suis toujours fier de porter un maillot de blues. Les joueurs doivent se mettre en valeur un an avant la Coupe du monde. Il y a plusieurs jeux avec les bleus. Lorsque l’occasion se présente, il faut les saisir.

Si nous ne perdons pas demain, nous serons à égalité avec le record de 27 matchs sans défaite établi par la génération du sélectionneur Didier Deschamps. Est-ce important?

C’est bien de tout prendre. Les statistiques parlent d’elles-mêmes, mais elles ne remplacent pas les trophées ou les grosses victoires. Une logique veut poursuivre cette dynamique.

Ce match doit-il être utilisé pour continuer à travailler sur le système en 3-5-2 ?

Il faut tout faire pour tenter d’obtenir une bonne performance collective. Nous avons joué contre plusieurs matchs, des matchs importants, ou des adversaires plus abordables avec ce système. La répétition aide à obtenir une référence.

Seulement sept sélections sont nécessaires pour rivaliser avec le record de Lilian Thuram (142 sélections). Est-ce une motivation personnelle ?

Tout peut être intégré à la sélection. Chaque jeu a un goût particulier. Dans notre carrière, nous nous souvenons des chiffres. Cela n’a jamais été une ambition exacte. Mais nous sommes là avec les services du coach. Nous faisons tout notre possible pour nous préparer avec joie, fierté et envie de gagner.

Il fera froid demain soir. Cela change-t-il quelque chose ?

En gestion de jeu, oui. Quand on est gardien de but, on essaie de rester actif pour ne pas attraper froid. Les méthodes de gestion des matchs varient en fonction du climat. C’est naturel.