Fnac : magasin de Saint-Lazare temporairement occupé par 100 grévistes

« Salariés Fnac en danger » ou « Grève, prouvez votre existence » : pouvait-on lire dans la vitrine de la Fnac de Saint Lazare dans le 9e arrondissement de Paris. Des centaines d’employés ont répondu vendredi à l’appel du syndicat pour occuper temporairement le magasin, où travaillaient environ 230 personnes. Depuis début décembre, ils ont légèrement suspendu leurs activités pour montrer leur soutien à une quinzaine de collègues pendant la grève.

Les premiers à s’être rassemblés à l’entrée du magasin étaient les salariés, notamment ceux appelés à la grève par la CGT, FO et Sud, qui sont finalement entrés et ont un peu baissé la porte de l’enseigne, malgré l’intervention des vigiles. ..

“Nous avons vivement condamné aujourd’hui le comportement violent de certains manifestants de la Fnac Saint-Lazare et répondu à la direction. Cette réaction violente est venue de manifestants qui n’étaient pas des salariés de la Fnac. C’est d’autant plus inacceptable qu’elle est partiellement émise.”

À l’intérieur du magasin, l’attaquant a traversé le magasin en chantant des drapeaux, en tambourinant et en agitant.

Du point de vue du gérant du magasin, nous avons distribué des dépliants à nos clients et demandé à leurs collègues de participer.

“En 10 ans, les effectifs parisiens ont été divisés par deux.”

Le mouvement avait pour but de venir en aide à une quinzaine de salariés (principalement des libraires) du site, qui a lancé une grève reconductible le 8 décembre. Les employés qui avaient déjà fermé le magasin à la veille de Noël réclament des améliorations des salaires et des conditions de travail. Ils déplorent la pénurie généralisée de personnel, le rythme d’enfer, et cherchent un emploi.

“La direction a promis d’augmenter les effectifs de la librairie de la Fnac Saint-Lazare cette année, ce qui rendra encore plus choquants les gestes pointés par certains manifestants aujourd’hui.” “La proposition qui nous a été soumise hier par la direction ne nous convient pas”, a expliqué Boris Lacharme, le représentant central de la CGT. “Sauf si c’est au niveau, on va continuer.”

« En 10 ans, les effectifs parisiens ont été divisés par deux. Il ne reste aujourd’hui que 1000 salariés. Et la diversité accrue exigée des salariés permet de poursuivre la minceur. » Masu, renchérit le responsable syndical FO Alexander Bay.