Fonderie SAM : « Il n’y a pas d’offre d’achat crédible », déplore Lemaire.

L’avenir des 340 employés de SAM Foundry se jouera vendredi. Située sur les hauteurs de Decazeville (Aveyron), la société a été rachetée par le groupe chinois Jinjiang en 2017. Deux ans plus tard, le 10 décembre 2019, SAM est devenu le syndic et a continué à travailler jusqu’au 10 décembre. Il est temps de trouver un nouvel acheteur.

Sauf que l’affaire a mal commencé. Le ministre de l’Economie Bruno Le Mer a avoué à France Info qu’il n’y avait pas “d’offre de reprise fiable” dans l’usine qui fabrique les pièces Renault.

Cependant, le tribunal de commerce de Toulouse doit décider vendredi une nouvelle date de procès pour prolonger la continuité des activités de la fonderie ou prononcer une liquidation définitive.

Des questions demeurent

Cependant, pour conditionner la possibilité d’extension d’activité, le tribunal a demandé une garantie à Renault, seul client de l’entreprise. Sauf que la marque au losange vient de mettre l’espoir des salariés s’en tenir au projet de rachat présenté par Patrick Bellity, directeur de la fonderie et désormais patron d’Alty Group et de sa filiale Sifa Technologies, jusqu’en juin 2016…

“Concernant la société Jinjiang SAM, le groupe Renault ne peut pas s’engager dans le projet d’acquisition d’Alty-Sifa. Une analyse détaillée du dossier ne confirme pas les hypothèses de ventes présentées dans cette offre”, a expliqué le constructeur dans un communiqué, ajoute : « Comme observé en juillet 2021, cette offre n’offre pas de condition de pérennité. La sécurité requise pour l’entreprise et ses salariés. capacité de Jinjiang SAM par Alty-Sifa. ” Les constructeurs prétendent offrir aux salariés des « solutions d’emplois alternatifs au sein du groupe Renault ». “”

“C’est un lavage de porc”

C’est une surprise pour les employés qui doivent démontrer des acheteurs potentiels. “Je n’arrive pas à y croire. On marche sur la tête. Pensez-vous que des salariés de 54 ans en moyenne vont quitter leur famille pour travailler à l’usine Fran ? [Yvelines], Roumanie ou Turquie ? Cette décision est un scandale. On s’en fout de la gueule du monde », s’emporte-t-il à Dépêchedu Midi, déplorant « les milliards de dollars que le pays a fournis au groupe sans contrepartie ».

Selon lui, son plan de redressement était réalisable. Il affirme avoir reçu un soutien financier de l’État pour une aide de 1 million d’euros et un prêt de 4,7 millions d’euros. La région Occitanie était également prête à soutenir Patrick Bellity avec une subvention de 900 000 € et un prêt de 2,4 millions sur six ans.

“La réponse de Renault est irresponsable et destructrice. Nous blâmons l’usine et ses activités”, déplore Carole Delga, la présidente régionale (Parti social) qui a annoncé la mise en place d’un dispositif de formation pour accompagner les salariés… « Nous poursuivrons le travail accompli pour que les futurs projets industriels voient le jour dans cette région. La région ne vous décevra pas !