Fonderie SAM : “On se bat depuis deux ans, c’est un échec”, avoue Le Maire.

La suspension d’activité de l’équipementier automobile SAM dans le bassin de l’Aveyron à Decazeville a été un “échec” et a été reconnue samedi par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, promettant d’assurer un “avenir industriel” sur le terrain. “Nous ne décevons pas nos salariés. Ce n’est pas parce que le SAM est fermé qu’il faut fermer le terrain industriel”, a déclaré Bruno Le Mer à la presse lors de son déplacement à Toulouse.

La veille, le tribunal de commerce de Toulouse a scellé la liquidation immédiate de la justice et la suspension immédiate des activités de fonderie après que le seul mandant de SAM, Renault, ait refusé de soutenir le seul projet d’acquisition. Et la sécurité”.

Une décision qui a suscité colère et étonnement chez quelque 350 salariés travaillant à l’usine Vivier dans une zone d’emploi touchée par Decazville.

« Nous nous battons depuis deux ans.

« Cela fait deux ans que nous battons mon équipe en province pour trouver un repreneur solide. Par conséquent, mettre fin à la liquidation en fin de parcours est un échec, admet Bruno Le Mer.

Selon lui, ce résultat est principalement dû à “un investissement insuffisant” dans le site ces dernières années, couplé à une migration technologique accélérée.

Le ministre promet non seulement de soutenir financièrement “les personnes intéressées à prendre plus de postes” géographiquement, mais aussi de trouver une solution à “tous ceux qui souhaitent rester dans le site et le bassin de Decazville”. Il a assuré que “tout sera fait pour que ce grand bassin industriel, qui fait la fierté du pays, puisse mener de nouvelles activités industrielles”, mais a reconnu qu'”il n’y a pas encore de voie concrète”.

Responsabilité de l’État

A court terme, “chacun doit prendre ses responsabilités, la première responsabilité revient à Renault, et chaque salarié doit être accompagné de l’accompagnement financier, du reclassement, de la formation et des qualifications nécessaires”, a-t-il réaffirmé. Et la responsabilité de l’État aujourd’hui est de “libérer des ressources du fonds de transition de 50 millions d’euros mis en place pour les fonderies pour accompagner chaque salarié”.

La société métallurgique de l’Aveyron (SAM), qui a été rachetée par le groupe chinois Jinjiang en 2017, est devenue fiduciaire le 10 décembre 2019 et a ensuite été liquidée le 16 septembre.