Guerre d’Algérie : Contenu d’un projet de loi appelant au “pardon” d’Archi

Il s’agissait d’« au-delà du déni et du tabou » et a battu la déléguée ministérielle chargée de la mémoire et des anciens combattants Geneviève Darieussec. Jeudi, l’agent a commencé à examiner un projet de loi demandant le “pardon” pour Archi et sa famille. Leur histoire tragique a parfois suscité des émotions au parlement, où flottaient encore les fantômes de la guerre d’Algérie. Le texte a été déposé avec près de 130 amendements visant à traduire juridiquement le discours d’Emmanuel Macron devant des représentants de cette communauté à l’Elysée le 20 septembre. Près de 60 ans après la fin de la guerre d’Algérie, ce texte entend conjuguer dimension commémorative et dédommagement. Il s’agit d’un “tournant historique dans la reconnaissance” et s’est félicité le représentant du ministre.

Le projet de loi jongle entre symbolique et concret. Il reconnaît “le service rendu en Algérie par un ancien membre d’une organisation auxiliaire qui a servi la France et a été abandonné dans le processus d’indépendance du pays”. Dans le conflit 1954-1962, jusqu’à 200 000 Archi ont été embauchés pour aider l’armée française. Cependant, après les accords d’Évian du 18 mars 1962, après avoir consacré la défaite de la France en Algérie, le gouvernement français a refusé leur retour massif. En France, seulement 42 000 Archi environ ont été évacués par les militaires vers des camps aux conditions de vie difficiles. D’autres ont secrètement réussi, avec un total d’environ 90 000 arrivées en France, dont la majorité sont arrivées entre 1962 et 1965. Près de la moitié d’entre eux ont été relégués dans des camps et des campements de bûcherons.

Le projet de loi prévoit également une “réparation” des dégâts en fin de journée avec une somme forfaitaire compte tenu de la durée de séjour dans ces structures.50 millions d’euros ont déjà été signés Budget 2022 Reconstituer le fonds d’indemnisation. A gauche ou à droite, selon le Parti communiste André Chassein, l’opposition exige que les mesures de compensation touchent tous les Archi, pas seulement ceux qui « passent par ces camps ». Julian Ober (LR) a exhorté Haruki à ne pas « organiser » ou « donner la priorité à la souffrance ». Le projet de loi “n’a pas pour but de raconter l’histoire ou d’expliquer les souffrances”, a ajouté le représentant ministériel. Selon elle, “la compensation ne peut pas tout faire, elle n’efface pas les souvenirs douloureux”.

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“C’est misérable pour ceux qui réactivent les conditions du conflit sans cela.”

Aux yeux des représentants de la communauté Harkey dans la tribune, certains intervenants de formations politiques sont des descendants de rapatriés d’Algérie et, comme la rapporteure de LREM Patricia Mirales, font briller leurs émotions. Des agents comme David Habib (PS) et Alexis Corbière (LFI) partagent également des sentiments avec leurs adhérents avant d’atterrir dans la grande ville de France dans une “situation sans valeur”. “La guerre est finie et c’est désastreux pour ceux qui réactivent sans cesse les conditions du conflit”, a déclaré Alexis Corbière, qui visait implicitement la polémique d’extrême droite Eric Zemmour.

Aujourd’hui, Archi et ses descendants forment une communauté de centaines de milliers. Depuis 1974, certains de leurs enfants ont entamé des grèves de la faim, montrant qu’ils ont acquis une reconnaissance de leur tragédie. Leurs parents ont vécu une intégration difficile en France assimilée aux immigrés et rejetée par les immigrés. En 2000, le président algérien Abdelaziz Bouteflika les a reconnus comme « coopérateurs » et les a exclus du retour en Algérie. Pour la première fois en 2016, le président français François Hollande a reconnu “la responsabilité du gouvernement français dans l’abandon d’Haruki, le massacre des personnes restantes en Algérie et l’accueil inhumain des familles transférées dans des camps français”.

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Avec ce projet de loi, le président Macron va un peu plus loin en autorisant des « dettes » non seulement à ces hommes mais à leurs familles que leurs prédécesseurs depuis Jacques Chirac. Le projet Harkis a été lancé en 2018, permettant aux vétérans de réévaluer leurs retraites et de débloquer 40 millions d’euros sur quatre ans pour soutenir leurs descendants. La même année, le Conseil d’État accuse la France d’avoir indemnisé le fils d’Haruki, qui souffre des « séquelles » de vivre dans un état « sans valeur » dans le camp. Le 20 septembre, le président Emmanuel Macron a demandé « pardon » au nom de la France, et leur « tragédie » a vécu et a promis « des réparations ».


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