Harcèlement : le commandant du CRS38 de Mulhouse inculpé


LSylvain Friedrich, commandant des CRS 38 à Mulhouse (Oran), vient d’être inculpé de “harcèlement moral” par un juge. Il a été placé sous contrôle judiciaire et s’est vu interdire d’exercer ses ordres. On lui demande comment le gérer. En février 2016, CRS Aurélien M, membre de cet organisme d’application de la loi. A mis fin à ses jours avec son arme de service.

Ce geste ultime était un épilogue tragique d’un harcèlement de longue haleine de la part de son patron, selon ses proches (dont sa femme devenue partie civile). Les fonctionnaires ont pris leurs fonctions en 2010 au CRS38 dans la région métropolitaine de Malhaus, basée à Ilsak.

Reprise de la procédure

Le ministère de l’Intérieur a rapidement reconnu la responsabilité du service dans la cause du suicide d’Aurélien M. Or, la première enquête menée par le parquet de Mulhouse a pris fin après l’enquête du chef de la police nationale (IGPN). , A conclu que la direction n’était pas négligente.

Grâce à la ténacité de la veuve décédée, le tribunal a finalement repris la procédure. Le juge d’instruction a repris l’instruction avec l’aide du procureur Edwige Roux-Morizot, arrivée à Mulhouse fin 2018.

Selon les éléments du dossier, l’ambiance de CRS38 s’est progressivement dégradée sous le commandement de Sylvain Friedrich. Notamment les critères d’obtention des primes pour résultats exceptionnels, établis par Nicolas Sarkozy en 2004. Selon plusieurs témoins, la hiérarchie du CRS 38 n’a pas pris en compte la fatigue psychologique et émotionnelle du personnel, notamment après l’attentat de 2015. L’unité a participé à l’incapacité de terroristes du barrage Martin Angor (Seine-et-Marne), qui a éclairci la rédaction des frères Quasi. Charlie Hebdo..

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” jamais vu “

Enfin, au cours de l’exercice, l’entraîneur de tir Aurélien M. a accidentellement blessé l’un de ses compagnons. Alors qu’il transportait une balle vide, des munitions en plastique ont été accidentellement glissées dans le chargeur. Il a été disculpé, mais selon des témoins à l’époque, le commandant tentait de le tenir responsable de l’affaire. Après cet épisode, la relation entre les deux, qui était la moins sincère, s’est fortement dégradée.

L’administration judiciaire suivie par le commandant du CRS 38 est temporairement interdite d’exercer tout ordre. “Inédit” met en avant des sources syndicales qui envisagent “une nouvelle opportunité de remettre en cause le fonctionnement de l’IGPN et les contrôles réels exercés par les inspecteurs, notamment lorsque la direction est impliquée”.

Adresse de contact point, Me L’avocat du commandant, Pierre Schultz, n’a pas pu répondre à nos demandes. Il est actuellement dans une grande instance.