Hausse des prix de l’énergie : Hydroption, un acteur majeur de l’électricité au bord de la faillite

Une chaîne de fantômes de faillite flotte sur le marché de l’approvisionnement en énergie depuis quelques semaines en raison de la flambée des prix. Hydroption basée à Toulon (Var) est probablement en tête de liste.selon Informations du FigaroCe fournisseur d’électricité, principalement aux collectivités et aux entreprises, n’aura d’autre choix que de fermer la porte immédiatement.

La Direction Générale de l’Energie et du Climat (DGEC) a émis un « Avis Avant Retrait d’Agrément Fournisseur ». Hydroption devrait bientôt être hors service car elle est déjà syndic depuis le 21 octobre par le tribunal de Toulon. Un très mauvais signal a été envoyé au secteur, mais c’était aussi une nouvelle embarrassante pour au moins deux grands clients, la Mairie de Paris et l’Armée. Si le premier contrat se termine en décembre, le deuxième contrat restera valable. Par conséquent, le personnel est obligé de trouver d’urgence un autre contrat de fourniture qui peut être assez coûteux compte tenu des prix pratiqués actuellement.

Prix ​​du marché trop incertain

“C’est la limite d’un système qui a ouvert le marché de l’énergie, lancé en 2007 et extrêmement financiarisé depuis”, analysent les experts. La plupart de la quarantaine de fournisseurs qui partagent aujourd’hui des gâteaux en France sont à proprement parler des commerçants et non des énergéticiens. Ils achètent des forfaits de mégawattheures sur le marché avant de les revendre aux clients. « Des prix et une demande incertains sont difficiles à prévoir comme nous l’avons vu ces derniers mois, sauf que cette activité comporte au moins deux risques.

Selon le PDG et fondateur Michel de Kerever, c’est exactement ce qui s’est passé chez Hydroption, et en 2020, en pleine pandémie de Covid, a décidé de couper les achats d’électricité sans s’attendre à une forte reprise en bas. Demande dès la rentrée. Pour respecter ce contrat, elle se rend alors compte qu’elle est obligée de s’approvisionner sur le marché à court terme à des prix exorbitants. De quoi consommer tout cet argent.

Hydroption n’est pas la seule à prendre des décisions dangereuses en période de grande effervescence. Début octobre, les salariés d’EDF Trading, première filiale d’un électricien français, ont perdu 400 millions d’euros en estimant les prix à la baisse sur ces mêmes marchés de l’énergie. Déclin qui n’a pas eu lieu à la fin.

D’autres faillites à craindre

La faillite d’Hydroption marque-t-elle le début du tsunami ? “Cela est à craindre”, a déclaré François Carrier, représentant général de la consommation, du logement et des conditions de vie (CLCV). En témoignent de nombreux fournisseurs qui ont cessé d’acquérir de nouveaux clients depuis le début de l’année scolaire faute de couverture suffisante. “”

Tout le monde, comme Hydroption, qui n’anticipait pas pleinement, par exemple les achats à long terme, trouve qu’il doit respecter ses offres clients à des prix trop bas pour le prix. Marché de gros. Dans ce cas, il est impossible d’espérer réaliser une petite marge. “La plupart des gens seront certainement capables de tenir jusqu’à la fin de l’année”, prévient François Carlier, mais après c’est une grande inconnue. Nous ne sommes probablement que le début de cette crise énergétique. “”