Infirmiers, cadres, agents de maîtrise… ces professions qui veulent une vraie augmentation de salaire

C’est assez nouveau. Geoffroy Roux, coiffé d’une casquette de syndicaliste, le président du Medef, attendait les attentes des salariés. Le ton de sa déclaration sur RTL le 15 novembre est très clair. “Tout d’abord, je pense qu’il y a beaucoup d’entreprises qui augmentent les salaires à cause de l’inflation due à la légère augmentation des salaires en 2020 et 2021, et c’est difficile à embaucher”, a déclaré son patron. “Ce qui me rappelle, c’est le fait que les employés du secteur privé attendent une juste rémunération après deux ans de dur labeur.”

Comment préparer le terrain pour les négociations salariales annuelles. Il apporte ensuite de l’eau à l’usine Ugict-CGT pour alerter des foudres de l’ébullition des salaires au sein de l’entreprise. Telle est la principale conclusion de notre 7e Baromètre annuel des professionnels intermédiaires et techniques. « L’activité économique se redresse à nouveau et les résultats des entreprises distribuées et les dividendes sont revenus aux niveaux d’avant-crise, mais malgré le montant important des aides publiques, ces résultats profitent aux salariés. Non », conclut le syndicat.

Infirmiers, techniciens en pharmacie, policiers, agents de maîtrise, directeurs de commerce, personnel administratif, etc. L’insatisfaction vis-à-vis des professions intermédiaires, ces récompenses du travail de première et deuxième ligne, ont atteint des niveaux sans précédent : 73% de leurs récompenses ont été leur implication (+10 par rapport à 2020). ). 61 % en ligne avec leurs responsabilités (+10 points par rapport à 2020).

Charge de travail plus importante

Colère encore plus prononcée dans les services publics, notamment chez les femmes. “Le salaire net des femmes à temps plein est en moyenne de 12,3% inférieur à celui des hommes”, selon un document de la direction générale et des fonctionnaires publié cette semaine.

Les conditions de travail sont également nombreuses. Si la reprise économique limite les préoccupations en matière d’emploi, pour 63 % des répondants, elle entraîne une charge de travail accrue (+9 points par rapport à 2020). Un signalement sur deux concerne des heures supplémentaires et les services publics hospitaliers sont à leur apogée. Et 35% disent que les heures supplémentaires ne sont pas payées et ne sont pas rémunérées. Les heures de travail dépassent largement 35 heures, 58 % plus de 40 heures et 45 heures plus de 19 %.

Une liste d’accusations de salariés balancées par l’Ugict-CGT pour demander à l’État (en tant qu’employeur) et aux employeurs de “reconnaître leurs qualifications et de mettre en œuvre d’urgence une augmentation générale des salaires”.