Interruptions de match de Ligue 1 : arbitres, pouvoirs publics, clubs… qui a le dernier mot ?

Je parle souvent de la différence entre le droit et l’esprit du droit. De la marge possible entre ce que le texte ordonne et les interprétations qui peuvent en être faites dans un contexte particulier. Mais quand le « mauvais esprit » et les intérêts de l’individu règnent, que reste-t-il réellement de l’État de droit ? Depuis dimanche soir et le triste événement du Groupama Stadium, on s’est une nouvelle fois demandé qui avait eu le dernier mot lors de l’incident du League One Stadium.

L’interruption du match entre l’Olympique Lyonnais et l’Olympique de Marseille aurait nécessité près de deux heures de négociations après un jet de bouteille visant Payet. Eternité marquée par une fausse reprise du match annoncée par le speaker du stade à 22h15 avant la décision 30 minutes plus tard. C’est là que la tension se cristallise.

En théorie, les choses sont claires (Décret Article 549) : « Si l’interruption du match est manifestement inefficace, l’arbitre doit, en dernier recours, consulter le représentant du match et le représentant de l’établissement public pour s’assurer que le match est annulé. être le seul décideur… Dès lors, il est mis sous pression dans les vestiaires par les pouvoirs publics de peur d’inonder les tribunes lors de l’arrêt final, comme dans le cas de Nice. A-t-il été pendu ? August, ou le leader de l’OL ou l’OM ?C’est à la LFP de creuser.

Ce lundi, l’arbitre Ruddy Buquet RMC sport Il ne contrôlait pas le discours surprise de l’annonceur. La province Auvergne-Rhône-Alpes et Jean-Michel Auras les assurent de l’opposition, affirmant qu’ils ne souffrent que “de la face” de M. Buke. Ce dernier doit d’abord “convoquer deux entraîneurs et capitaines qui pourront le voir dans son vestiaire et les avertir quand le match reprendra et quand ils retourneront sur le terrain”. Selon lui, avant de se leurrer sous la pression de l’entraîneur marseillais Sampaoli et de deux joueurs.

La LFP a mis en cause la préfecture dimanche soir

L’action disciplinaire de la LFP doit se réunir d’urgence lundi pour commencer à déterminer ce qui peut être fait. L’affaire fait l’objet d’une enquête et l’audience sera liée dans les prochaines semaines. On ne sait pas encore quelles règles les autorités utiliseront pour déterminer la responsabilité.

La ligue elle-même a compliqué le dossier en semant les graines de l’identité du responsable ultime.En lui Communiqué Annoncée en pleine effervescence dimanche soir, elle a assuré que “la sécurité du match est de la responsabilité du club recevant et du gouvernement local, et appartient in fine à la reprise ou à la suspension définitive de la rencontre”. Interrogée sur cette apparente contradiction, la ligue ne nous a pas encore répondu. Silence également de la part de la direction technique de l’arbitrage (DTA) que nous avons sollicitée à ce même point réglementaire.

La FFF et la LFP se retrouveront demain place Beauvau pour interroger le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et la ministre des Sports Roxana Marasinanu. “Hier, tout le monde aurait dû accepter d’arrêter le match immédiatement”, a déploré ce dernier sur BFMTV. BFMTV va désormais devoir gérer des problèmes de gouvernance sérieux et profonds.