Jérémie Beyou : « Le rythme et la stratégie sont tout, que ce soit la mer ou la course.

VSFort-de-France ap! 7 novembre 15 coups d’envoie La Jacques-Vabre Transatlantic Race Edition s’est tenue au Havre, point de départ habituel des mythiques routes des cafés et des courses à la voile. 79 duos sont partis pour la mer entre la Normandie et la Martinique, et il y avait trois nouveaux parcours au menu des quatre classes de bateaux qui ont commencé. La classe 40 doit parcourir 4 600 milles. De leur côté, Ultimes, un ovni des mers, navigue du 16 au 17 sur un parcours de 7 500 milles. Enfin, Ocean Fifty et Imoka suivent le même itinéraire. Une boucle de 5 800 milles entre Le Havre et Fort-de-France via l’archipel de Fernando de Noronha au Brésil, avec deux passages, Pot-au-Noir et Equateur.Le skipper Jérémie Beyou est une zone de convergence tropicale dont les marins ont très peurStable Charal?? Actuellement classé 2e Se battre contre LinkedOut Lorsque Apivia -Et son Imoka a été traité manuellement lors de l’édition 2019. En effet, c’est dans les eaux calmes qu’il est resté prisonnier pendant près de trois jours, menant bien son rival Jeremy Beyou (et son co-skipper Christopher Pratt). Voir disparaître l’espoir de victoire du Pot au Noir (3)e). Et bien et après la dernière désillusion du Vendée Globe (13)e), nouvel ambassadeur de l’équipementier Garmin et chronométreur officiel de la transatlantique, Jeremy Beyou a soif de revanche.Il sera de retour La montre de Lupoin A propos de sa gestion du temps pendant la course et du temps de passage au dessus de la mer.

Lire à nouveauTransat Jacques-Vabre : Visite du Maxi Trimaran “Banque populaire XI”

La montre de Lupoin : L’océan est-il dans une dimension temporelle légèrement différente de celle vécue par les Terriens ?

Jérémie Beyou : Evidemment tout change quand on rentre dans l’eau. Il y a un fort manque de sommeil entre les transats, alors on passe dans une autre dimension. En fait, le rythme est très différent de ce qu’il y a sur terre. Nous sommes sous pression 24h/24, ce qui rend notre sport spécial. Le tournoi dure des jours pour la transat Jack Verble et des mois (trois mois de course, ndlr) comme le Vendée Globe. Par conséquent, vous devez le garder à sa force maximale tout en essayant de le gérer et de récupérer de temps en temps pour le garder clair. Seul, c’est souvent plus facile, vous décidez ce que vous voulez faire et quand. En double, comme Jack Veble, il faut gérer l’intensité et les éléments de la course, ainsi que les autres bateaux, et s’adapter au rythme de ses coéquipiers. On dort avec une pause de 20 minutes à 2 heures, mais chacun est un peu à la carte, pas à tour de rôle. Le temps de passage n’est pas prédéfini. Cela dépend de chaque sensibilité et fatigue. Pendant la journée, il y a des événements tels que des fichiers de prévisions météorologiques et des classements qui ont lieu à des heures fixes. Puisque ce sont nos repères, nous nous y référons. De plus, le vol transatlantique Jacques-Vabre a un décalage horaire modeste qui lui permet de conserver une petite partie du temps terrestre.

Le jour devient un nombre et la date disparaît… Comment gérez-vous cette distorsion du temps ?

Les jours restent les mêmes et sont toujours de 24 heures. Là encore, le rythme du dossier météo nous permet de rester en contact, ce qui est la base de la vie chez Skipper. Les normes de temps en mer sont la clé pour éviter d’être submergé par la fatigue, la météo et les bateaux concurrents.

Comment organisez-vous les jours sur le bateau ?

La référence est le fichier météo du matin à 5h30 (heure universelle, ndlr) en UT. C’est un modèle américain. S’il y avait un coup d’envoi pour la journée, c’était le moment. A partir de ce fichier, effectuez un travail de course stratégique qui dure environ 2 heures avant que le deuxième modèle ne tombe. Cette fois en Europe, nous désactiverons ou validerons les prédictions du fichier du matin. Ensuite, il y a une journée complète de vacances de direction de course jusqu’au soir où vous mettez à jour l’opération avec d’autres fichiers météo. Trois phases sont essentielles pendant la compétition pour le rythme réel et notre fonctionnement à bord. Tout d’abord, le mode dit “Figaro”, une course de sprint où l’on ne dort jamais, souvent les premiers jours. Deuxièmement, nous récupérons et effectuons des changements lorsque nous commençons la véritable descente de l’océan Atlantique. Enfin, retrouvez la gestion du « Figaro » à l’approche du tambour dollar et en fin de course.

Lire à nouveauDe la voile à la toile, le Vendée Globe

Les rythmes et les timings de telles courses sont-ils des données essentielles pour une navigation en douceur ?

Certes, une fois en mer, c’est très important. Le moment de force, comment c’est fait, et si vous devez mettre le pied sur terre. Il faut être très intelligent et clair à ce sujet. En réalité, c’est la météo qui détermine ce qu’il faut faire. Mais en mer et en course, le tempo et la stratégie sont tout. La voile reste un sport mécanique et, comme la Formule 1, les bateaux ne peuvent pas toujours être à 100 %. Par conséquent, vous devez savoir comment gérer et gérer tout cela.

Imoca Charal est équipé par l’équipementier Garmin, dont vous êtes le nouvel ambassadeur. Mais avec le Garmin Marq Captain à bord, une révolution technologique s’opère au poignet. Êtes-vous un allié ou un gadget majeur ?

Garmin est plus qu’un simple chronométreur. En particulier, équipez le bateau de traceurs, radars, radios VHF, caméras et écrans pour assurer la sécurité à bord. Cependant, l’outil de benchmarking reste la montre marine de Marq Captain. Cela peut vous faire gagner beaucoup de temps et vous fournir toutes les informations dont vous avez besoin pour la navigation en temps réel. Un accessoire précieux et efficace qui élimine le besoin d’utiliser des répéteurs sur les bateaux. Il suffit de regarder l’horloge connectée et de cliquer plusieurs fois pour obtenir une image complète de la situation. C’est parce que les données sont toujours accrocheuses. Obtenez les données pour voir si le bateau fonctionne correctement. Vérifiez les bonnets de route pour éviter que le bateau ne soit trop tiré, vérifiez l’angle de gîte et connaissez toutes les informations liées aux voiles et aux cartographies pour limiter la force et la direction du vent, notamment le basculement. Lorsque le bateau navigue à 30 nœuds, vous devez prendre des décisions à des vitesses record, et concentrer toutes vos données sur votre poignet peut le rendre encore plus réactif.

Comment aimeriez-vous vivre cette nouvelle édition de la Jack-Verble Transatlantic Race, sachant que vous passerez deux fois par cette zone sur le nouveau parcours de cette année après avoir été piégé dans un baril de dollars en 2019 ? Vous venger ?

La dernière fois, je n’ai pas réussi. Malheureusement, cela fait partie du jeu de la régate. Il a pris une très grosse avance à 4-5 jours de l’arrivée et s’est retrouvé coincé sous les nuages ​​et a perdu la course. Nous sommes pleinement conscients que cela peut se reproduire, surtout avec deux expériences. Mais nous serons plus vigilants. Mieux encore, à l’approche de cette zone imprévisible, vous devez être optimiste et oublier toutes les prévisions et les conditions météorologiques. Tout se fait par observation, en essayant de sortir du sud au plus vite.

Lire à nouveauTransat Jacques-Vabre : Innovation dans la « Banque Populaire XI »

Le jumelage avec mon coéquipier Christopher Pratt continuera-t-il à fonctionner ?

très bien. Nous nous sommes entraînés sur un bateau que nous connaissons bien, mais après quelques optimisations l’hiver dernier, les performances se sont améliorées. Charal Allant bien, nous sommes toujours très motivés ensemble et avons toutes les chances et qualités pour remporter ce 15e Chaise longue Jacques-Vabre.

Vous avez laissé un gros tag favori. Avez-vous peur de l’équipage?

Les transatlantiques ont un équipage redoutable et de très bons bateaux. Les niveaux ne font qu’augmenter à chaque nouvelle édition, c’est ce qui nous motive particulièrement.