Joséphine Baker et les hommes : une histoire sacrée


MoiÀ l’instar des Masketers de Dumas, il y en a quatre : Impresario Pepit, Playboy Jean, Resistant Jack, Big Family Head Joe… c’est toute la vie de Joséphine Baker, dont les hommes étaient plus des apéritifs. Envahit son solide et constant compagnon de voyage. Les erreurs sont sans aucun doute un jeune homme violent et capricieux, un ancêtre qui l’a laissée dans un état misérable, son premier mari dès l’âge de 12 ans qui s’est installé avec une bouteille dans la tête, et le deuxième cavalier américain tombé William. Baker Historiquement, en la nommant, elle le quitte à l’âge de 16 ans et tente sa chance comme danseuse à New York… où elle fait d’abord l’expérience d’une lesbienne avec une fille de cabaret. Pour elle, le sexe est un exercice sain et utile, comme toute autre expérience sportive.

Sa victoire à Paris fascine les hommes comme des mouches. Alors qu’elle n’a que 19 ans, elle devient vite la coqueluche du Tout-Paris. Sa liste d’amoureux s’allonge aussi rapidement que son compte en banque : Jean Gabin, Georges Simenon-Promu Secrétaire Privé-, Michel Simon, et quelques femmes, sans oublier Motors, une bonne famille.Et un nombre impressionnant de fils Bourjois fortunés Racing la championne Violet Morris… “Si tous mes amants pouvaient se donner la main, ils feraient trois tours autour de la terre”, plaisante la star. J’ai bien aimé.

Forme par Abatino

Parmi tous ces courtisans, le Sicilien Pepito Abatino gagne sa confiance et devient son Pygmalion. Joséphine Baker ne pouvait pas avoir été un moment dans le monde du divertissement, mais il faisait souvent d’elle la première grande star noire de l’époque en la harcelant. “C’est l’homme de sa vie et il lui apprend tout : non seulement parler, chanter et jouer, mais aussi la conversation et une coupe de champagne, les secrets de métier et les bonnes manières”, a déclaré l’auteur Emmanuel Bonini. La vraie Joséphine Baker (Ed. Pygmalion, 2000). En vrai professionnel, Pepit le réinvente sans cesse, organise des tournées, des lancements dans les salles de cinéma, et des contrats et licences à son nom que les noms de Camambale, cigares, parfums, cosmétiques, poupées, et Baker valent la peine. il s’agit d’une magnifique villa au Vegine, située dans tout l’immeuble de Paris, rue Bougo, et dans la banlieue chic de la capitale. En atteignant le sommet, la diva le quitte soudainement pour une tournée de tempête américaine.

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Elle n’a pas été seule depuis longtemps. En 1937, alors que le fascisme sévit en Europe, elle n’hésite pas à épouser le juif Jean Lion, fils d’un playboy glamour d’une grande famille industrielle. Elle ne résiste pas à sa cour, il a des ambitions politiques, cette union est aussi un coup de pub pour lui… mais le mariage ne dure guère : le couple est mal assorti, Jean-Lions sont de vrais coureurs, Josefin a un emploi du temps impossible , les discussions échouent souvent et tout est détruit. Bien que l’expérience se termine par un divorce, Josefin a gagné de précieuses graines de sésame pour tous les maris du monde entier. Son mariage fait d’elle une citoyenne française à part entière.

Guerre et amour

Le troisième homme compté dans sa vie est lié à son implication dans la Résistance. Le capitaine Jack Abtey, membre du contre-espionnage, se lance dans l’aventure avec son accord immédiat. « La France m’a fait comme moi, lui dit-elle. Je suis prêt à lui consacrer ma vie. Capitaine, disposez de moi comme bon vous semble. “Il croit en ses paroles et s’endort au lit comme beaucoup d’autres…”, raconte Emmanuel Bonini, qui avait une vraie passion pour elle. Quant à Joséphine, elle a enfin trouvé un homme qui lui correspond. Elle songe même à l’épouser… « De son côté, la star traverse la Seconde Guerre mondiale avec un courage explosif : officiellement, pour récolter des informations. C’est la secrétaire de « Vénus d’ébène » qui profite de son infamie avant de les retranscrire avec encre sympathique à sa partition ou cachant des documents dans ses sous-vêtements dans tous les salons et ambassades importants. Puis des informations qui partent directement vers Londres via le réseau.

Elle va encore plus loin en traversant la Méditerranée pour entretenir les flammes des chasseurs Maglev, toujours accompagnés d’un amoureux des espions. Les américains lui demandent de chanter pour GI, puis, alors qu’elle s’emploie à rallier des personnalités arabes influentes à la France libre, souvent dans des conditions rudimentaires, la France libre dans les déserts de Libye et d’Egypte. Commencer une tournée militaire…, elle chante même en devant de Gaulle. Il lui offre une petite croix de Lorraine en or et la vend aux enchères pour 350 000 CHF au profit de l’armée française. En 1944, Baker revint avec un halo de gloire, Ensign of the Air Force. Je suis très fier de porter son tout nouvel uniforme.

En Dordogne, l’étonnant château de Joséphine Baker

Le dernier homme est celui qui lui apporte une forme de respect bourgeois : le chef d’orchestre Jo Bouillon, qui a fondé la famille en adoptant des enfants de tous les continents. Ils étaient d’accord avec quatre. Elle retourne 12 au château de Milan et se transforme en Disneyland pour la gloire de Joséphine. « C’était un mariage artistique plutôt que romantique, dit le juge Emmanuel Bonini. Bouillon était connu comme gay dans la communauté et Josefin était bisexuel. L’atmosphère de Remiland était électrique, petit et petit. Le cendrier volait à travers la pièce… “Alors que Josefin continuait au gala, Joe Bouillon gérait d’une manière ou d’une autre l’intendance et tentait de rembourser sa dette. Et, abandonné par son impossible épouse, éloigne les vautours avant de diriger un restaurant argentin. Après la mort subite de Josefin en 1975, Joe a continué à veiller sur les enfants et est soudainement devenu orphelin de la mère qui les faisait éclore. “Cette femme me rappelle à la fois les torrents, les incendies et les rossignols”, a-t-il déclaré avec le recul. Sans doute la plus belle définition du bouillonnement Josefin.

La vraie Joséphine Baker, Emmanuel Bonini éd.Pygmalion, 2000.