La Division de la Gironde ne finance pas la LGV Sud-Ouest

Si la région Occitanie complète le tour de table, ce Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO) aura un coût total estimé à 14,3 milliards d’euros. C’est 40 % dans l’Etat, 20 % en Europe et 40 % par les communes d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine, soit 5,7 milliards d’euros, bloquant toujours du côté aquitain.

Déjà le 22 octobre, les élus départementaux du Lot-et-Garonne se sont mobilisés pour voter à l’unanimité une proposition de “refuser la participation financière” au projet GPSO. Ce même jour, dans une circonscription adjacente, des élus jugeaient la part demandée par Pyrénées Atlantiques “inacceptable”. “, ont-ils écrit dans une motion.

Projet RER Girondin

Lundi 22 novembre, c’était au tour de Girond de dire non. Plutôt que de financer le GPSO (au sud de Bordeaux, au nord de Toulouse, y compris les nouvelles lignes), la majorité des Girondins a élu des enveloppes de 170 millions d’euros au profit des chemins de fer locaux. Stimuler le démarrage du projet RER Girondin. Une position partagée par le maire de Bordeaux Pierre Harmic, qui a déploré que le projet “insensé” de LGV se fasse “au détriment des trains du quotidien”.

Trois jours après le refus de la Gironde, les grandes villes de Bordeaux viennent de trouver un accord alors que la majorité était divisée. Le président du Parti socialiste a obtenu le vote du maire de droite. Ainsi, demain, Bordeaux Métropole devra voter 354 millions d’euros pour un projet de développement ferroviaire du sud de Bordeaux. Mais pour l’heure, côté Aquitaine, le GPSO est encore loin d’éteindre le wagon.