La Grande Muraille Verte prend de l’ampleur au Sahel


N.-É.Sa perception de l’urgence climatique accrue porte sur la Grande Muraille Verte, un immense projet de réhabilitation des terres visant à stopper la désertification entre l’une des zones les plus vulnérables du monde, le Sahel et le Sahel.

Mais il y a encore un long chemin à parcourir entre la vision originelle de la « merveille » de la nature qui parcourt l’Afrique sur des milliers de kilomètres et la réalité.

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Mur végétal, pour quoi faire ?

Une vidéo diffusée par la Croix-Rouge avant la récente Conférence sur le climat COP26 montre l’impact du changement climatique sur la population déjà parmi les plus pauvres au monde dans le nord du Mali. Les terres cultivées irriguées par les crues du lac Faguibine et du fleuve Niger cèdent la place aux dunes. Résultats : Plus de pêche, déclin rapide de la culture et du bétail, conflits fonciers de plus en plus fréquents, aggravation de l’insécurité alimentaire, fuite et tentation de rejoindre les djihadistes.

“Le Sahel est l’une des zones les plus touchées par la dégradation des terres et la désertification au monde”, indique un rapport de l’ONU sur la Grande Muraille de Chine. Cependant, l’autosuffisance d’environ 135 millions de Sahéliens dépend de terres déjà dévastées.

Les températures au Sahel augmentent plus vite que la moyenne mondiale. Les épisodes de sécheresse sont de plus en plus fréquents. La croissance démographique est l’une des plus élevées au monde.

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La Grande Muraille de Chine, c’est quoi ?

Il s’agit de restaurer les terres et de les gérer de manière durable pour lutter contre le changement climatique, la faim, les conflits et les migrations. L’idée de départ était de créer une barrière végétale qui traverse l’Afrique d’ouest en est sur environ 8 000 km. Elle sera concrétisée en 2007 par une déclaration de l’Union Africaine, qui porte l’initiative.

Depuis, l’initiative s’est éloignée de l’idée d’une barrière verte de 15 km de large, supportant un ensemble d’écosystèmes pouvant être restaurés ou gérés par divers moyens : plantation d’arbres, mais aussi culture, durabilité. systèmes, fixation de dunes ou terrassement.

“Ce n’est pas qu’un rideau de bois. C’est un projet intégré pour surmonter des défis clés tels que les effets du changement climatique en intégrant les questions de développement socio-économique”, a déclaré à l’AFP le géologue sénégalais Abdulai Deer.

Objectifs affichés d’ici 2030 : restaurer 100 millions d’hectares de terres dévastées, isoler 250 millions de tonnes de carbone et créer 10 millions d’emplois verts.

L’initiative impliquait initialement 11 pays : la Mauritanie, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Soudan, l’Érythrée, l’Éthiopie et Djibouti. Elle est accueillie comme une pionnière. Il s’est propagé à d’autres pays. Des organisations internationales y participent. Le secteur privé est impliqué.

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Où est-elle

« Une fois achevée, la Grande Muraille verte sera la plus grande créature de la planète », loue le Traité des Nations Unies sur la désertification. C’est encore loin de là. À ce jour, 4,6 millions d’hectares de terres dévastées ont été restaurés, dit Dia. La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification décrit un programme qui est “environ 18%” achevé. “Certains disent que GMV est un serpent de mer, mais c’est une réalité”, explique Abdoulaye Dia.

Certains pays ont commencé à travailler dès 2008, tandis que d’autres ont commencé à travailler quelques années plus tard.

Le rapport de la Convention reconnaissait une série de « handicaps » et de « problèmes ». Faible soutien des gouvernements et des organisations des pays concernés, manque de suivi, “situation de financement globalement inadéquate, imprévisible et volatile”…

« Il y a une différence entre la déclaration des autorités et la réalité du terrain », regrette Cheikh Tidiane Wade, géographe-environnementaliste à l’université de Ziguinchor (Sénégal). “Le reboisement non supervisé (plantes) cause des problèmes.”

Adama Dulcom du Burkina Faso, qui est responsable de la récupération du projet d’environ 50 000 hectares, qualifie les violences djihadistes et communautaires de « grandes difficultés ». Mais il nous assure aussi qu'”il y a de plus en plus de partenaires” après les premières années de scepticisme.

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Nouvelle vie?

Lors du One Planet Summit à Paris en janvier 2021, l’« accélérateur » de la Grande Muraille a été lancé pour relever les défis avec un engagement de 19 milliards de dollars.

Le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, a annoncé lors de la COP26 que sa fondation allait s’engager à « 1 milliard de dollars, principalement pour la réhabilitation des terres en Afrique ».

récemment étudier Ce que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a réalisé était « cDu Sénégal à l’ouest à Djibouti à l’est, pour chaque 1 $ investi dans un effort majeur pour arrêter la dégradation des terres sur le continent africain, les investisseurs peuvent s’attendre à un retour moyen de 1,2 $, soit 1,1 à 4,4 $. la gamme de. A propos de l’analyse. “Nous devons changer la rhétorique sur la région du Sahel”, reflétant le fait que, malgré son environnement rude et sec, “les investisseurs peuvent bénéficier de manière viable de leur investissement dans les efforts de réhabilitation des terres.” Pour, l’un des principaux auteurs du Département des forêts de la FAO et Recherche.

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