La quatrième révolution industrielle de Cecil Maison Neuve, c’est l’écologie

En janvier 2016, Klaus Schwab, le fondateur du Forum de Davos, a solennellement annoncé la quatrième révolution industrielle imminente. Depuis le premier né de l’invention de la machine à vapeur au XVIIIe siècle, le second au XIXe siècle alimenté par électrification, et le troisième dans les années 1960 ouvert par les progrès de l’informatique, nous sommes « biologiques ». domaines numériques. ” Internet des objets, intelligence artificielle, biotechnologie, nanotechnologie : la combinaison de ces innovations transforme nos vies à un rythme incroyable.

Cette publicité reprend parfaitement les propos de Raymond Aron, qui paraphrasent Marx. “Les hommes font l’histoire, mais ils ne connaissent pas l’histoire qu’ils font.” La nouvelle révolution industrielle ne commence pas en janvier 2016, mais le 12 décembre 2015, un mois avant son adoption. 195 pays ont mis en place un accord de Paris en 2050 avec l’objectif d’atteindre la neutralité carbone.

Transition écologique, deux histoires contradictoires

La démarche, lancée à Paris et confirmée à Glasgow (quoi que l’on pense de l’issue de la COP 26), comprend des investissements majeurs dans des technologies innovantes, des changements radicaux dans les modes de production, et le rôle important de la ville.Elle a toutes les caractéristiques de la recherche Epicentre. , connaissances, etc. Approche économique et globale. Autant de caractéristiques promues et amplifiées par la grande transformation de l’informatique amorcée dans les années 1960. Cette “quatrième révolution” n’est en réalité qu’une expansion. En effet, contrairement au précédent, ce dernier n’est pas le résultat de facto du progrès technologique, mais est justifié par les décideurs politiques. Et les nuances par rapport aux autres, la façon dont nous générons de l’énergie, sont à la fois le but et le moyen de cette révolution industrielle. Ces différences ne changent pas l’observation.

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Reconnaître que la transition des écosystèmes est une révolution industrielle a des vertus incommensurables. C’est changer notre regard sur ce que sera l’œuvre d’au moins une génération. L’histoire coupable et douloureuse de Malthus n’a plus de sens dès qu’elle renoue avec la force motrice qui a construit l’époque actuelle et libéré le monde de la pauvreté, de la faim et de la peur du lendemain. Les écologistes et autres descendants l’ont bien compris, surfant dans l’air du temps sur le piédestal de toutes sortes d’anachronismes, et l’histoire honteuse de trente ans de gloire, et plus largement l’histoire de l’ère industrielle. Il faut « changer de modèle », « changer de comportement » : Bonjour du « techno-solutionnisme » ! La transition écologique d’aujourd’hui, c’est deux histoires qui s’affrontent : celle de la Révolution politique par opposition à celle de la Révolution industrielle (comme le résultat des restrictions et des interdictions qu’implique la décroissance). Le premier fait partie du temps périodique, le temps “retour”. La nature, la réalité, nos racines, notre ville natale, etc. La seconde reste figée sur le temps linéaire de progression. Belle nuit à contre-jour…

Cecil Maison Nuve

Cecil Maison Nuve

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Visiblement, l’un des candidats à la présidentielle a bien compris l’importance de la guerre dans cette histoire, et que si les Français aimaient les barricades, ils aimaient aussi les panaches. Un dictionnaire qui tombe amoureux de l’esprit français. Comment interpréteriez-vous d’autre l’escalade actuelle du gouvernement d’un projet industriel qui dépenserait des milliards de dollars en énergie nucléaire un jour et en véhicules électriques le lendemain ? L’hydrogène occupe une place importante dans cette histoire. Les propos du président Macron à Bézier le 16 novembre parlent d’eux-mêmes. Le développement de l’hydrogène est un « combat pour l’industrie, l’écologie et la souveraineté ».


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Il s’agit de “l’aventure industrielle, l’harmonie entre croissance et décarbonation de notre économie”. Très… Président Pompidrian ! Mais pour que l’histoire se concrétise, il faut trouver son Paul Druvrier et prévoir les années 2020. Cela devrait être similaire à Darupa, une institution américaine chargée de projets de recherche avancée. Les systèmes éducatifs et la formation doivent être en harmonie avec la science. Et la technologie. Avec un mandat de cinq ans, le programme parfait pour guérir les Français des traitements dévastateurs et vains qu’ils reçoivent aujourd’hui. Nausées publicitaires.


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Frédéric Filloux est chroniqueur à L'Express et rédacteur en chef de Monday Note.Frédéric Phillow

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Robin Rivaton, essayiste, membre du Conseil d'évaluation scientifique de la Fondation pour l'innovation politique (Fondapole).Robin Rivaton