L’art islamique rencontre la jeune génération

Le Musée du Louvre, qui porte le projet, coproduit avec le Musée National-Musée du Grand Palais sur commande du ministère de la Culture (financement d’une initiative de 4 M€). Que de belles personnes, même si tout se passe loin de la capitale. Angoulême, Limoges, Saint-Louis de la Réunion, ou Turcoan : 18 villes ont joué le jeu sous la houlette de Janic Linz, directeur du département des arts islamiques. Le conservateur, en collaboration avec les musées locaux et internationaux, les médiathèques et les espaces culturels, annonce que les plus beaux pensionnaires de la prestigieuse collection parisienne ne sont “pas utilisés” 10 fois par exposition. L’arrière-boutique de notre fonds ne présente que des chefs-d’œuvre », souligne-t-elle.

Abreuvoir de Muhammad Ibn Alzain d'Egypte ou de Syrie de 1320 à 1350, exposé à Marseille.

Abreuvoir de Muhammad Ibn Alzain d’Egypte ou de Syrie de 1320 à 1350, exposé à Marseille.

© Musée du Louvre, Quartier RMN-Grand Palais / Rafael Chipo

C’était une immersion dans la culture islamique de l’Espagne à l’Inde aux VIIe et XIXe siècles, « l’importance des échanges antiques fructueux tissés entre la France et l’Orient à la portée du grand public. Apporter à ». Depuis 1300 ans, zoomez sur la diversité culturelle et confessionnelle de ce monde islamique et montrez la diversité des régions et des populations concernées. A l’heure du « fanatisme religieux », la jeune génération est la cible principale de l’opération. Et les “écoliers” vont certainement monter en grade les visiteurs – ces têtes blondes dont le problème est de “rendre la clé pour comprendre le passé croisé pour construire un avenir commun” (Et brune). Nous nous concentrerons sur deux œuvres importantes exposées en Seine-Maritime et à Eveline.

Indiqué par Musée de la Céramique de RouenLes cornes indiennes du XVIIe siècle, introduites ici par les Européens au XVIe siècle, servaient à protéger l’humidité de la poudre utilisée dans les détonateurs des armes à feu. Pour le jade (“une pierre très difficile à tailler et qui nécessite de la poudre de diamant pour être polie”), précise le commissaire. Orné d’une tête de bouquetin, cet objet est recouvert de bijoux (émeraudes et rubis) sertis d’or pour composer une fleur délicatement stylisée. Les accessoires d’apparat fournis par les souverains de l’empire moghol aux officiers les plus fidèles tombèrent dans les poches du Louvre en 1922, grâce au legs de la baronne Salomon de Rothschild.

Corne à poudre, Inde, XVIIe siècle.

Corne à poudre, Inde, XVIIe siècle.

© Paris, Musée du Louvre, Département des Arts de l’Islam

Service limité. 2 mois pour 1 € sans engagement

Accrochée dans la Mantes-la-Jolie du musée de l’Hôteldieu à côté de la célèbre église universitaire Notre-Dame se trouve une reliure de chasse iranienne du XVIe siècle. « Dans l’atelier royal des manuscrits, le métier était associé à celui de peintre : un relieur. Il existe un équivalent de Léonard de Vinci en Iran, où le même artiste peut proposer les deux. « Je l’ai fait », commente Yannick Linz. Le prince est là, coiffé d’un casque pointu. Son assistant porte un turban. Face au cheval bleu sur lequel montent les officiels, une petite main tient un faucon, et des antilopes et des chats évoquent la nature orientale. Sur les chevaux, on peut voir la sophistication du travail jusqu’aux poils du pinceau et les détails réalistes des narines. La composition sent bon l’Asie. “Au XVIe siècle, l’Iran s’est tourné vers la Méditerranée pour les relations diplomatiques, mais il y avait une route de la soie du IIIe siècle et l’invasion de Gengis Khan derrière elle.” Ainsi, des fleurs, des oiseaux et des nuages. Les estampes et poteries chinoises imprègnent les montagnes.

Liens avec la scène de chasse, Iran, XVIe siècle (1560-1588).

Liens avec la scène de chasse, Iran, XVIe siècle (1560-1588).

© Paris, Musée du Louvre, Département des Arts de l’Islam

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Ces trésors du passé sont visibles dans les cadres pliables proposés aux visiteurs des différents lieux d’exposition. C’est un vrai défi. “Si vous regardez 10 pièces en étant assis au lieu de 150, après s’être noyé dans la foule et faire la queue, on n’est pas un pari de consommation, mais un pari de découverte et de joie.”, conclut l’insatiable Yannick Linz.


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