Le confinement a fait exploser les ventes de chaussons de Limoges

Les Français qui n’arrivaient pas à sortir cuisinaient en captivité, façonnaient leur pain… et enfilaient des chaussons. Couplées au développement du télétravail, les ventes de chaussons des grands fabricants ont augmenté. « Ils ont même explosé. Marina Lacaze, responsable commerciale d’Erel basée à Limoges, en Haute-Vienne, confirme :

Eller a vu fondre 12 000 paires de son stock. “Il faut le remettre en place. Avant, nous faisions une centaine de paires par jour. Aujourd’hui, nous travaillons à des cadences de 150-200 paires”, explique le responsable de production, témoigne Hervé DeFretin. Eller est au prix de 60-100 €, créée selon les techniques de couture dites américaines avec 22 étapes de fabrication, et séduit des marques comme les slips français et de jeunes créateurs comme Machtador, Volubilis ou Beber Enonore.

La tendance aux portes tournantes s’est confirmée dans les magasins. « Nous avons vendu une cinquantaine de paires supplémentaires le mois dernier », se félicite Sophie, la gérante d’un magasin panto complet moderne créé à Limoges, qui en était l’administrateur il y a 101 ans et il y a quatre ans. “Depuis l’incarcération, il y a eu une forte demande de plus de 20%.”

Idem ci-dessus côté Charente où l’Atelier Charentaises (anciennement Rondinaud) s’améliore. « On faisait 550 paires par jour, mais on est passé à 650 et on continue d’embaucher, raconte Michel Violleau, co-gérant d’Olivier Rondinaud. Ou quand vous vous enfermez et travaillez à domicile, les vendeurs de pantoufles seront ravis…