Le Conseil supérieur du climat a critiqué le manque de volonté des ministères


MoiJe vais devoir faire mieux. Vendredi 10 décembre, le Haut Conseil pour le Climat (HCC) a présenté différents points de vue sur les plans d’action climat des différents ministères français. Selon l’organisme public, le plan présenté est une liste de mesures existantes, appuyant la « situation actuelle » en établissant un « pilotage » détaillé des mesures actuelles et futures, ces dernières devant participer au processus qu’il y a. Réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre en France d’ici 2030.

Suite aux recommandations du HCC, le Premier ministre a exhorté 10 ministères à élaborer ces feuilles de route visant à renforcer l’alignement des politiques publiques avec les objectifs climatiques de la France, notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre. 40 % d’ici 2030 par rapport à 1990.

Dans le contexte de la crise sanitaire, trois ont annoncé ces plans : transition écologique, agriculture et économie. Saluant l’approche “volontaire et transparente” du gouvernement, le HCC déplore que le plan “favorise le statu quo parce qu’il est si proche des grandes lignes des actions et des institutions existantes”. “Le premier programme climat n’est pas un outil d’orientation de la stratégie climat de la France, mais une question de liste des mesures existantes ou envisagées.”

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Le Haut Conseil relève l’absence de parallélisme systématique entre les mesures et les objectifs de la Stratégie Nationale Bas Carbone, notamment en termes de réduction des émissions. Le plan ne mentionne pas “substantiellement aucune émission de carbone, des mégatonnes de carbone”, explique à l’AFP la présidente du HCC, Corinne Le Quéré. “Il existe une liste de mesures, sans mentionner dans quelle mesure elles contribueront à réduire les émissions et, finalement, s’il existe des mesures suffisantes pour respecter notre engagement.”

Cela nécessite une recherche d’impact solide. Cependant, “quand une politique est mise en place en France, dans la plupart des cas, l’étude d’impact n’est pas suffisante et l’impact de la mesure ne peut pas être calculé en termes de réductions d’émissions”, a-t-elle déclaré. Le rapport cherche également à « détailler » le besoin de financement nécessaire pour atteindre ses objectifs. « Les plans peuvent être améliorés en alignant chaque action sur le niveau de réduction des émissions et le besoin de financement », plaide Corinne Le Quéré.

Mais aussi en fixant des pilotes par Matignon. « Le Premier ministre doit examiner tous les programmes climatiques selon un calendrier coordonné afin que tous les ministères et programmes climatiques puissent identifier les lacunes et faire les compromis nécessaires pour combler ces lacunes. », insiste le président du HCC. Dans son rapport annuel final en juin, une instance indépendante choisie par Emmanuel Macron a rappelé les efforts “insuffisants” de la France pour atteindre son objectif de lutte contre le réchauffement climatique.

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